CHAPITRE PREMIER
Atlicilaric.
Lorsqü’Athai.akic futappelé sur le trône ■ ■■ — < de son aïe ni , une assez grande partie des An 5a6* peuples considéraient qu’ils n’avaient plus, pour maître qu’tin enfant , et flottaient irrésolus s’ils se soumettraient à cette nouvelle domination (a). Le peuple conquérant et le peuple vaincu , ainsi que deux élémens ennemis renfermés ensemble , commençaient à s’agiter , et il y eut un mouvement général , un soudain frémissement , qui annonçaient un prochain orage.
On se hâta de le prévenir. La mère du jeune
(a) CaM. r lib. 8,ep. i6. — Sig. Imp. Occ.',tib.i 7 »
IQÜ MONARCHIE UES GOTIiS
prince, Amalasontîie, prit en main le timon des affaires; elle envoya , dans toutes les villes de l’Italie , et dans la plupart des autres provinces , des magistrats et des orateurs avec des lettres écrites au nom d’Athalaric; et ils exigèrent du sénat , des Ro. mains et des Goths , le serment de fidélité a). ^
La couronne d’Italie devenait une propriété héréditaire et inhérente à la famille de Théodoric. On apprenait à tous les plus nobles d’entre les Romains à respecter les droits de la dynastie récente. On écrivait au sénat (b) : « Comme ceux qui naissent » des patr iciens sont d’origine sénatoriale, 3» de même ceux qui sortent de la, race (Tes j> Âmales, sont reconnus pour les plus di- » gnes de régner.» Et telle était la soumission à laquelle on avait accoutumé les Romains , qu’on leur déclarait sans déguisement qu’ils faisaient partie de la propriété royale , comme les esclaves font partie de la maison. «Théodoric, est-il dit encore » a transmis l’empire comme un vête-
(«) Cass. , lib. 8 , ep. s, 3 , 4, 5, 6, 7 , v6.
(b) ld- , lib. 8 , ep. a-