‹ Histoire de l'Europe au 16e siècleChapitre 55 sur 119 · REACTION CATHOLIQUE EW ANGLETERRE · texte numérisé non relu

REACTION CATHOLIQUE EW ANGLETERRE

Chambre des Communes, que l'ambassadeur français se flattait de diriger à son gré, présenta une adresse à la reine pour l'engager à ne point choisir son mari dans «ne famille étrangère "mais la politique impériale l'emporta. Le traité de mariage fut conclu le 12 janvier i554. L'administration réelle du royaume devait rester entre les mains de la reine. Philippe s'engageait, sous la foi du serment, à maintenir toutes les classes de la société dans leurs droits et privilèges, et à exclure les étrangers de toute espèce d'emploi. Les enfants qui naîtraient de ce mariage devaient hériter nonseulement de l'Angleterre, mais de ce que l'empereur possédait en Bourgogne et clans les Pays-Bas; ils devaient aussi hériter de l'Espagne, du royaume de Naples et du Milanais à l'extinction de la postérité de don Carlos, né du premier mariage de Philippe. La reine ni ses enfants ne pourraient sortir de l'Angleterre sans le consentement du Parlement. Philippe ne devait, sous aucun prétexte, prétendre à la succession s'il survivait à sa femme, ni prendre pour son propre service les vaisseaux anglais, les munitions ou les joyaux appartenant a la couronne, ni enfin engager l'Angleterre dans la guerre qui durait toujours entre le roi de France et Charles-Quint'.

(1) Ryraer, Fœdera.

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