BATAILLE DE LÉ>AICTE
lurent se mesurer avec l'amiral turc, Mouezinzadé-Ali; ils le prirent avec sa galère, et, pour venger ce gouverneur vénitien qui avait été écorché vif dans Famagoslà , \h firent traîner la téte à l'amiral lurc et l'arborèrent sur soif propre pavillon. Ce triste signal annonçait ojne la victoire des chrétiens était cornplète, et que la marine ottomane elait anéantie. Ce jour, qui avait coûte la vie à trente mille Turcs, rendit la liberté à cinq mille chrétiens. Constantinople était consternée; Venise donnait des fêtes magnifique*, et Pie V, tressaillant au récit de la victoire qu'il avait luimême préparée, s'écriait, en appliquant à don Juan les paroles consacrées : Il fut un homme envoyé de Dieu, nommé Jean, Cependant les Turcs gardèrent leurs conquêtes, et armèrent une flotte nouvelle. La discorde affaiblit les vain-r queurs; Venise traita bientôt avec, la Porte, et il est vrai de dire, avec Voltaire, que les Turcs semblaient avoir gagné la bataille de Lépante \
(i) Voltaire, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations, chap. CLX.