HENRI DB VALOIS HOI DB POLOGNE
«n Lithuanie. Mais avant d'agrandir le territoire polonais, il eût fallu affranchir la royauté du contrôle de la noblesse. Or, en ï 572, a l'extinction de la race mâle des Jagellon, le trône était devenu plus électif que jamais ; il avait été décidé que, du vivant du roi, il ne lui serait plus désigné dé successeut. En même temps l'usage des pacte <x>rtK>èntù avait été établi, et Henri de Valois jura les premiers eh 1 57^. C'était une sorte de charte aristocratique, qui restreignait encore le pouvoir royal et ajoutait aux prérogatives de la noblesse l. Le due d'Anjou* ne put sè résigner a vivre ainsi en tutelle; il ne sût point se plier aux mœurs et aux usages de la Pologne; il refusa d'épouser Anne JagellOn, la sœur de Sigismond, et, aussitôt qu'il eut appris la mort de Charles IX, il quitta en fugitif le peuplé qtli l'avait élu roi.
r Henri lii trouva la France agitée d'unë nouvelle guerre de religion* Entre les deux partis qui s'étaieul combattus à outrance* commençait à s'élever un parti intermédiaire, le parti polillquè^ composé des hommes qui laissaient de côté la question religieuse pour rétablir la paix dans l'État. Les huguenots modérés se joignirent aux politiques, dont le due d'Alençon s'était déclaré le
(1) A* M. Fxcdro, G«ta Poloooram mb Jfenrico Valcsio.
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chef. Le duc de Guise vainquit les deux partis coalises, près deDormans, le 10 octobre iByS. Le 3 février suivant, le roi de Navarre quitta la cour, et alla rétracter à Tours son abjuration forcée. Dès ce moment, il devenait le chef des protestants, et tout faisait présager une lutte acharnée. Henri III consentit à la paix; un traité fut conclu, dans l'abbaye de Beaulieu, le 16 mai 1676. Ce n'était plus seulement dans certaines places désignées, mais dans toute l'étendue du royaume que les réformés obtenaient la liberté de leur culte. Leurs intérêts devaient être garantis, dans les parlements, par des magistrats de leur culte. Indépendamment des villes de Nîmes, de Montauban et de La Rochelle, dont ils étaient en possession, ils obtinrent six nouvelles places de sûreté: Angoulême, Niort, la Charité, Bourges, Saumur et Mézières.
Dans les Pays-Bas, Philippe II ne faisait aucune concession, et la révolte, au lieu de s'éteindre dans le Nord, gagna les provinces méridionales. Le traité conclu à Gand, le 8 novembre ^76, unit contre l'Espagne les deux pays que nous désignons aujourd'hui sous le nom de Belgique et de Hollande. Le vainqueur de Lé pan te, Don
Juan, qu'on célébrait partout en Europe comme le héros de la chrétienté, vint mourir dans les Pays-Bas ( 1 578 ), sans pouvoir rétablir nulle part