‹ Histoire de l'Europe au 16e siècleChapitre 81 sur 119 · TRAITÉ DB VERVINS · texte numérisé non relu

TRAITÉ DB VERVINS

tion toutefois qu'ils respecteraient la police des pays où ils se trouveraient. Les autres articles réglaient les concessions d'argent ou de terres faites aux principaux chefs, tels que les Turenne, les Rohan, les La Tremoïlle et les Rosny

Le traité de Vervins, conclu le 2 mai 1598, réconcilia la France avec l'Espagne. Philippe II, qui ne survécut que quelques mois à ce traité, rendait à la France toutes les pl aces fortes qu'il occupaiten Picardie, et Blavet qu'il possédait encore en Bretagne. Le marquisat de Saluées restait provisoirement à la France, et lui ouvrait l'Ilalie*. Au sud-ouest, le rovaume, agrandi de la JVavarre, s'étendait jusqu'aux Pyrénées. Au nord, Henri IV consentait à céder Cambrai. Les Pays-Bas, réunis à la Franche-Comté, devaient former une sorte d'Etat neutre, au profit de l'infante Isabelle, qui épousait l'archiduc Albert. Mais les Provinces- Unies n'avaient point signé la paix. Maurice continua la guerre avec succès, vainquit l'archiduc, et, quelques années après, imposa au roi d'Espagne

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(1) M. Capefigue, Hist» de la Réforme, t. VIII.

(a) Après une nouvelle invasion de la Savoie et la prise de Chambéry par les Français, la paix fut définitivement conclue, à Lyon, en£i6oi : le duc de Savoie reprit lé marquisat de Salu ces, et céda au roi de France la Bresse, le Bugey, le Valromey et le pays de G ex.

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la trêve de douze ans, qui peut être considérée comme une reconnaissance implicite de la république nouvelle \

A la fin du seizième siècle, l'Espagne redescendait de ce haut rang auquel l'avaient élevée le génie de Charles-Quint et la découverte du Nouveau- Monde. L'Angleterre, au contraire, une et forte sous Elisabeth, voyait croître à la fois son influence en Europe et sa puissance maritime*. L'Irlande était châtiée de ses révoltes, et le fils de Marie Stuart , héritier d'Elisabeth , gouvernait l'Ecosse dans l'intérêt de la politique anglaise. En Allemagne, la paix d'Augsbourg ne suffisait plus aux besoins des peuples, et une nouvelle guerre de religion paraissait inévitable. Les luthériens étaient en querelle avec les calvinistes, et l'Eglise romaine triomphait de ces divisions. Les Turcs occupaient toujours une partie de la Hongrie, et Mahomet III, suivant les traces de ses prédécesseurs, avait fait de nouveaux progrès dans ce pays. Le duc de Mercœur, qui le dernier avait soutenu la ligue contre Henri IV, vint se mettre au service de Rodolphe II, et combattit les Ottomans dans la Hongrie3. Mais,

(0 Duroont, Recueil de traités.

(a) Cambdent Annales rerum Anglicaruro et hibernicarum, régnante Elisabeth.

(3) On arait encore une si haute opinion du mérite et de la

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