LABRADOR
Le Labrador (1)! Qui ne sent, à la seule ouïe de ce nom, le frisson parcourir ses membres ? qui ne se représente aussitôt, non une riche terre de labour, comme ce nom semble l'inciquer, sans doute par ironie, mais des rochers nus. des montagnes de
(1) Des par graphes enticrs de ce travail sontempruntés à un exvellent article publié en 1846 dans ln Mibtre thôque universelle de Genie, sous le titre de : Introduction du christinnisme chez les Esquimaux du Labrador, L'auteur de cet ar-
his
ticle nous a autorisé à tirer tont la part ;
travail, et il a bien voulu nous fournir encore bon nombre de faits récents dont la parfaite exactitude est hors de tout
doute, {Missions evangeliques au digenènrième sicle, ?, 1)
bsiirstaeiarmec-se
118 L'EVANGILE : 4t LABRADOR,
glace et d'immenses amas de neige, et tout cela avec les longues nuits d'hiver et les affreux mugissements de la tempète ? Certes, s’il est un peuple qui, dans le sens physique comme au sens moral, habite au pays de l'ombre de la mort, ce sont bien les
“Esquimaux du Labrador ct du Groenland, Et pour-
taut, c'est jusque-là que la charité de Christ a poussé les serviteurs de l'Evangile, et c’est au sein même des glaces accumulées et des frimas dont nous pouvons à peine nous faire une idée, que ces messagers bénis sont allés annoncer la bonne nouvelle du salut, C’est sous les glaces des pôles, aussi bien que sous le soleil brûlant des tropiques, qu’a retenti la voix de celui qui crie : Paix ! paix ! à celui qui est loin comme à celui qui est pris, et que le désert et Le lieu aride ont Pu se réjouir et fleurir comme la rose (Esaic, LVH,19; XXXV, 1). C'estlèaussi que sont montés et que montent journelleiment encore les accents de la prière et la voix des ssints cantiques; et c'est là aussi que les chants des hommes s'unissent à e: ux des anges, pour répéter à l'unisson, dans une eflusion de joie et de recon- Naissance : (Gloire soit à Dieu an plus haut des cieux / Pair sur la terre et bonne volonté envers Les hommes ! (Luc, H, 15.)
Parcourons ensemble l'histoire de cette merveilleuse transformation. Certes, il en vaut bien Ja peine, Puisse la vue de ces miracles de la charité chrétienne, et surtout des COMpassions infinies de
notre Dieu, arracher au Cœur de chacun de hous
nn ennne atemmns
L'EVANGILE At LABRADOR. 119
un alléluia qui réponde à la fois aux chants du ciel et aux cantiquesdes Esquimaux du Labrador!