‹ Histoire de l'évolution du sens des couleursChapitre 2 sur 65 · Gen., I, 30; IX · texte numérisé non relu

Gen., I, 30; IX

2. V. dans le Journal asiatique (août-septembre 1877), pp. 116-57, les Études cunéiformes de M. François Lenormant.

xviij INTRODUCTION.

yeux les couleurs des sept corps sidéraux 1 , et les fouilles de sir Henry Rawlinson à Babylone ont établi que les sept étages de la tour de Borsippa portaient des revêtements aux couleurs symboliques des sept planètes, disposés dans cet ordre de bas en haut : noir (Saturne), blanc (Vénus), pourpre (Jupiter), bleu (Mercure), vermillon (Mars), argent (la lune), et or (le soleil). La ziggurrat du palais assyrien de Khorsabad avait également, d’après les recherches de MM. Place et Thomas, sept étages aux couleurs planétaires.

Il faut reconnaître que, dans ce domaine de la philologie et de l’archéologie orientales, on arrive à des résultats analogues à ceux où sont parvenus Geiger et Gladstone en étudiant, au point de vue qui nous occupe, les Védas, l’Avesta et les poèmes homériques. En hébreu, comme en assyrien, les désignations du jaune et du vert se confondent souvent, et la notion du bleu s’est certainement dégagée à la longue de celle des teintes sombres et obscures 2 . Le mot assyrien ( sâmu ), qui signifie

1. En arabe vulgaire, selon Pelgrave, les noms qui signifient vert, noir et brun sont constamment confondus.

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