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elle avait été jusque là confondue. On peut même dire que la capacité de percevoir ces nuances devait alors avoir atteint un très-haut degré de développement, car on trouve pour ces couleurs plusieurs dénominations : èpuôpiç, rouge, ©o(vt£, rouge pourpre, Çovôoç, jaune, noppjpeoç, pourpre. On peut déjà conclure de ces diverses expressions qu’on avait fait et reconnu certaines distinctions entre les différentes nuances du rouge. Il semble même que cette couleur avait acquis une certaine importance dans l’état de cette civilisation, puisqu’on l’employait fréquemment à orner et à décorer les objets. Homère parle des vaisseaux dont les flancs sont peints en rouge 1 et d’un fronteau en ivoire coloré de pourpre 2 .
Cette indigence étrange de couleurs dans les poésies homériques, ainsi que la tendance à décrire plutôt l’éclat lumineux que la coloration caractéristique des objets, n’ont pas échappé, il est vrai, aux philologues. Mais nous ne pouvons adopter les explications qu’ont données de ce fait plusieurs philologues et esthéticiens distingués. Dôring,