‹ Histoire de l'évolution du sens des couleursChapitre 35 sur 65 · De Color ., cap. 5, 795 a · texte numérisé non relu

De Color ., cap. 5, 795 a

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encore pu s’en dégager complètement dans le langage, il est possible d’y reconnaître distinctement, sinon le vert pur et simple, du moins une teinte d’un vert jaunâtre. Aussi Goethe, dans sa traduction du traité aristotélicien des couleurs , a-t-il très-bien rendu yXwpoç par vert-jaune.

Dans la grécité postérieure la signification du mot yXwpoç, relativement au sens des couleurs, a continué de se développer. Désormais c’est bien le vert que ce mot désigne expressément, et non plus une nuance claire formant une sorte de transition entre le jaune et le vert, comme nous l’avons noté au siècle d’Aristote. Dans la version grecque des Septante qui était, sinon entièrement, du moins en grande partie, terminée à l’époque du petit-fils de Jésus fils de Sirach (130 av. J.-C.),. on rencontre à maintes reprises l’emploi du mot yXwpoç dans l’acception de vert, par exemple dans ces mots de la Genèse (I, 30), où il est dit que Dieu donna pour nourriture à tous les animaux toute « herbe verte », yôpiovyXwpiv l . De même dans l’Apocalypse de Jean, composée vers 70, on lit (vm, 7) que toute l'herbe, des champs fut,brûlée. :

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