Meteorolog III, 4, 374 a 27 et 374 b
nous comprendrons pourquoi Aristote désigne maintes fois uniquement par piX«ç « noir » toutes les nuances foncées, au lieu de noter par un adjectif leur valeur chromatique. Ainsi il désigne par -lo piXav l’iris, bien qu’en réalité celui-ci ne soit jamais noir, mais seulement foncé, brun foncé, gris foncé, etc. 1 2 Par conséquent, Aristote ne remarquait pas tant dans les yeux de couleur foncée leur nuance particulière que leur teinte sombre. Si nous prenons garde que le sens des couleurs, tel qu’il existe à notre époque, même pour les teintes les plus obscures, note toujours leur valeur chromatique comme leur caractère propre, qu’en tout cas ce caractère est à nos yeux le plus important, nous serons bien forcés d’avouer que, .malgré son développement relativement élevé, le sens des couleurs était encore, au temps d’Aristote, bien inférieur à celui d’aujourd’hui, et que cette infériorité se trahissait surtout par une certaine impuissance à discerner les teintes sombres.
La description que fait Théophraste* de la