‹ Histoire de l'ex-corps d'état-majorChapitre 3 sur 18 · M. de Prébois a beaucoup écrit sur notre colonie · texte numérisé non relu

M. de Prébois a beaucoup écrit sur notre colonie

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de camp du duc d'Escars (3*» division) ; le commandant de Trélan, aide de camp du général en chef; le général Desprez, chef d'état-major général.

La révolution de 1830 faillit entraîner la dissolution du corps d'état-major. On a vu, par les titres nobiliaires des officiers de ce corps dont nous avons eu Foccasion de citer les noms, qu'il était en grande partie composé, à son origine, d'hommes tenant aux plus grandes familles de France. La chute de la branche aînée des Bourbons fit naturellement donner leur démission à un grand nombre d'entre eux ; 43 de tous grades se retirèrent dans leurs foyers dès la fin de 1830, ne voulant pas servir le nouveau gouvernement ; une vingtaine ^es imitèrent à leur retour en France après la dissolution de l'armée expéditionnaire, une douzaine furent mis au traitement de réforme.

Toutefois, ce ne fut pas la diminution du nombre des officiers d'état-raajor par démission et réforme qui fut sur le point d'amener la suppression du corps dont personne, dans l'armée, ne contestait plus la valeur, l'utilité, la bonne organisation et l'instruction; il faillit être aboli par le ministre, général comte Gérard, au moment où une grande guerre menaçait la France* Le corps était organisé pour pourvoir d'officiers d'état-major une armée de 300 000 hommes, il eût fallu l'augmenter afin de lui permettre de fournir une armée de 600 000. Or, au lieu de porter les cadres à un effectif plus considérable, on ne trouva rien de mieux que de les diminuer. Une ordonnance royale, rendue le 12 novembre 1830, quatre jours avant la chute du ministère Gérard, réduisit le cadre des officiers du corps

d'état-major à 300 officiers titulaires de ce corps dont 20 colonels, 20 lieutenants-colonels, 60 chefs de bataillon et 200 capitaines. Ainsi on agit alors avec autant de perspicacité qu'aujourd'hui. On profita d'un moment où un sombre avenir indiquait la nécessité de renforcer les cadres de notre armée pour diminuer ceux de notre premier corps. De nos jours on fsdt mieux, on le supprime. Telle est souvent notre logique en France. Heureusement, en 1830, le maréchal Soult, duc de Dalmatie, succéda au général comte Gérard. Il avait pu reconnaître, comme le maréchal Gouvion Saint-Cyr, la faiblesse de nos états^majors sous l'Empire, il avait senti l'utilité du corps créé en 1818; -aussi fit-il revenir le roi sur l'ordonnance du 12 novembre. Cette ordonnance ne reçut pas son exécution. Soult, non seulement maintint le premier effectif du corps d'état-major, mais bientôt, par une ordonnaiice en date du 22 février 1 831 , il y réunit celui des ingénieurs-géographes et fixa le cadre du nouveau corps ainsi amalgamé à 501 officiex^s, dont : 33 colonels, 33 lieutenants-colonelis, 109 chefs de baiaillon, et 326 capitaines.

Depuis longtemps déjà les esprits sérieux dans Tarmée demandaient cet amalgame des deux corps qui faisaient, en quelque sorte,, double emploi. Cette mesure produisit deux bons effets. Elle força les ingénieurs-géographes à devenir plus aptes aux choses militaires et rendit les officiers d'état-major plus aptes au service si important, si capital à l'armée, des reconnaissances. Les vieux officiers ingénieurs devinrent des guides sûrs pour leurs nouveaux camarades, les jeunes ingénieurs, par contre, ne tardèrent pasà acquérir, par leur contact avec ceux de l'ancien corps d' état-major,

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les connaissances militaires qui leur manquaient. En outre, des 501 officiers qui constituèrent le corps d'état-major du 22 février 4831, ce corps comprit les lieutenants aidesmajors, les sous-lieutenants détachés dans les régiments et les sous-lieutenants élèves de TÉcole d'application.

La 11* promotion, celle de 4830, a donné à l'armée un maréchal de France, Mac-Mahon, duc de Magenta, dont il est inutile de retracer ici la vie militaire héroïque; un général de brigade, Bernier de Maligny; trois colonels, MM. de Tanlay, grièvement blessé en Afrique, Regnard et le comte de Lagondie, les deux derniers morts colonels.

Dans les décisions relatives au corps d'état-major, pendant l'année 4832, nous ne relaterons que celle du 20 mars prescrivant à tous les militaires de toutes armes de porter la moustache, et celle du 4 juin disant que le port de la moustache n'était pas obligatoire pour le corps d'étatmajor. Ainsi, en 4826, défense aux officiers d'état-major de porter la moustache, en 4832, ordre de la porter, quelques mois plus tard, la moustache facultative au choix de l'officier pour le corps d'état-major;^ que de décisions pour une niaiserie !

En 4834 et en 4832, un certain nombre d'officiers du corps restèrent en campagne, les uns à la brigade d'occupation de Morée, les autres en Algérie.

Brigade de Morée. — Le général Schneider; aide de

camp : le lieutenant Foucault ; qui fut remplacé par le général Gueheneuc ; aide-de camp : le capitaine de Tilly.

Le lieutenant colonel Marnier*, chef d'état-major, le commandant Barthélémy de Sura, le capitaine Pellion.

Quant à ceux qui restèrent en Algérie, ce sont : État-major général. — Le colonel Le Roy-Duverger, les chefs de bataillon Maussion, Maumet, Dalmas, ce dernier venu de l'ancien état-major, capitaine en 1818, mort chef d'escadron en 1834; les capitaines Massoni, venu sous-lieuenant de l'École d'application (promotion de 1823), retraité lieutenant colonel en 1862, de Fadate de Saint-Georges, sous-lieutenant sorti le second de la promotion de 1824, capitaine démissionnaire en 1836; de Margadel, sous-lieutènant de la promotion de 1827, général de brigadeen 1858 ; le capitaine Thevenin, aide de camp du général de Faudoas à Oran, venu sous-lieutenant de la légion de Maine-et- Loire en 1819, mort capitaine en 1834.

Un capitaine du corps,M. Delarue se trouvait à la Martinique, à l'état-major du gouverneur.

Au mois d'août 1831 , une armée française fut formée sous

1 . Le colonel Marnier, homme de beaucoup d'esprit, officier très instruit et fort intelligent, a publié un grand nombre d'ouvrages, les uns sérieux, les autres moins graves et tous intéressants. Au flombre des premiers, une brochure intitulée : De quelques améliorations dans V armée ; Coup d'œil sur le théâtre de la guerre en Orient, 1829, traduit de Tallemand; AméHora" tiens proposées dans V armement et V éducation des troupes, 1837. Au nombre des seconds : « Épisode de la guerre de Prusse; le Mouchoir de la reine de Prusse; Souvenirs de guerre en temps de paix. M. le colonel Marnier, étant simple capitaine, aide de camp du général Rapp, à Dantzig, lors de la défense de cette place après la campagne de Russie, eut l'audace, avec huit marins, de s'emparer à l'abordage d'un brick anglais de fort tonnage. Le pavillon de ce bâtiment a été donné par lui à THÔtel des Invalides où il se trouve encore aigourd'hui.

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le nom d'Armée du Nord et sous le commandement en chef du maréchal Gérard pour entrer en Belgique. Le corps d'étatmajor fournit les éléipents nécessaires à. son organisation.

Commandant en chef. — Le maréchal Gérard ; aides de camp: les chefs de bataillon Lafontaine, venu des aides de camp comme capitaine en 1818, chef de bataillon passé dans l'infanterie en 1833; Doulcetde Pontécoulant, venu lieutenant de l'artillerie en 1819, retraité colonel en 1849.

État-major général. — Le maréchal de camp de Saint- Cyr-Nugues, chef; aide de camp : le commandant Morin, venu de l'infanterie comme capitaine en 1818, retraité colonel en 1848. Le colonel Auvray; les commandants Harbelot, MinangoyS Delmotte de Bellegarde de la Plaine, Gay de Vernon, venu des aides de camp comme lieutenant en 1819, étant en cette qualité auprès du maréchal Gouviou Saint-Gyr, capitaine démissionnaire en 1832*. -'

i^ Division. — Le lieutenant général vicomte Sébastiani ; ' aide de camp, le capitaine de Sailly, venu capitaine des aides de camp en 1818, retraité chef d'escadron en 1846.

Le lieutenant-colonel Le Monnier de la Fosse, chef d'état-major; le commandant de Sailly, venu lieutenant dé la légion de l'Aveyron en 1819, mort chef d'escadron ?n 1843; les capitaines Dubreton et de Salles, ce dernier venu comme sous-lieutenanl de l'École d'application (promotion

1. M. Minangoy a publié en 1831, dans le Spectateur militairey une relation intéressante de la -seconde expédition de Médéah .

2. M. Gay de Vernon, fils du colonel du génie, qui fut longtemps commandant en second de l'École polytechnique sous TEmpire, était un officier d'un grand mérite, de beaucoup d'esprit et d'instruction. Il a publié plusieurs ouvrages militaires fort estimés, entre autres une Histoire du maréchal Gouvian Saint^Cyr, VHistoire de la campagne des généraux Custines et Bouchard^ un grand nombre d*opuscules et des articles remarquables dans plusieurs revues, notamment dans le Spectateur militaire»

de 18%), maréchal de camp en 1847| général de division commandant un corps d'armée devant Sébastoppl en 1855.

2* Division. — Le lieutenant général baron Achard; aide de camp : le lieutenant de Mac-Mahon.

Le lieutenant-colonel Loz de Beaucour, chef d'état-major; le chef de bataillon Maumet; le capitaine Poulie, venu souslieutenant de l'École d'application (promotion de 1828), retraité colonel en 1866.

l'* brigade. — Le maréchal de camp comte de Castellane ; aide de camp : le capitaine Despinoy.

2* brigade. — Le général baron Voirol ; aide âe camp : le lieutenant de Joinvîlle, venu sous-Iîeutenant de l'École d'application (promotion de 1829), lieutenant-colonel passé en 1864 dans F état-major des places.

3** Division. — Le lieutenant-général vicomte Jamin; aide de camp : le commandant Prévost, venu des aides de camp comme capitaine en 1848, retraité chef d'escadron en 1836.

Le colonel Fontaine, marquis de Cramayel, chef d'état- . major, venu chef de bataillcNsa en 1818 des aides de camp; maréchal de camp en 1899, a commandé l'École d'application d'état-^najor, général de division en 1848, sénateur sous le second empire;, les capitaines : de Cambis- Alais, venu sous-liewtenant de l'École d'application (promotion de 1823), passé dans l'intendance en 1833, devenu intendant général inspecteur; Denoël, venu sous-lieutenant de l'École d'appli«at!on avec le n^ 1 de sa promotion en 1826, mort capitaine en 1837.

1" brigade. — Le général baron Zœpflfel; aidte de camp : le capitaine Àulas de Courtigis.

Brigade d'infaïUeriedei réserve* — Le maréelfal ê& cstmp baron Reynaud; aide de camp : le capitaine Laporte, venu

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lieuienafit de rinC^nterie en 1819^ mort chef de bataillon.

Division de cuirassiers. — Le lieutenant général baron Gérard ; aides de camp : les capitaines Baret de Rouvray , venu sous-lieutenant de rÉcole d'ap{rfication (promotion de 1823), général de brigade en 1837 ; Bedeau.

Le colonel Jacobi, chef d'état-major; le chef de bataillon de Cramayel, venu capitaine de la légion des Basses*Pyrénées en 1818, chef de bataillon retraité en 1847; le capitaine de Loverdo.

1" brigade. — Le maréchal de camp Merlin; aide de camp : le capitaine Delzons, venu de l'École d'application (promo* tion de 1823), mort chef d'escadron en 1849.

S"" brigade. — Le maréchal de camp vicomte Farine (pas d'aide de camp).

Division de dragons. — r Le lieutenant général vicomte Dejean; aide de camp : le capitaine Sers.

Le lieutenant- colonel d'Aure, chef d'état-major, venu chef de bataillon des aides de camp en 1818, retraité colonel en 1842 ; les capitaines : de Montreveux^ venu capitaine de l'ancien était-major en 1818, réformé capitaine en 1834; Sézille de Biarre, sorti sous-lieutenant de l'École d'application (promotion de 1823), retraité chef d'eseadron en 1831.

1"" brigade. — Le maréchal de camp Dornier (pas d'aide de camp).

2" brigade. — Le général vicomte de Latour-Maubourg ; aide de camp : le capitaine Chabord.

Brigades de cavalerie légère. — Le maréchal de camp, prince coyal, duc d'Orléans; aides de camp : les capitaines Gérard;^ venu capitaine en 1818 des aides de camp, morli

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colonel en 1840; Montgascon, venu des aides de camp comme lieutenant en 1821, retraité colonel en 1848.

Le maréchal de camp vicomte de Rigny ; aide de camp : le capitaine de Liron d'Airolles, venu lieutenant des chasseurs deTOise en 1819, mort colonel en 1855.

Le maréchal de camp baron Nicolas; aide de camp : le capitaine de Monet, venu sous-lieutenant de Tinfanterie en 1819, capitaine démissionnaire en 1833.

Officiers d'état-major cités à l'ordre de l'armée à la suite de la prise d'Anvers : le capitaine Aulas de Gourtigis, aide de camp du général Zœpffel; le général Saint-Gyr Nugues, blessé; le major de tranchée Morin.

Officier d'état -major cité à l'ordre de l'armée d'Afrique : pour l'expédition contre les Hadjoutes, le capitaine Pellissier, aide de camp du général Voirol commandant les troupes.

Au commencement de l'année 1832, le gouvernement français ayant envoyé à Ancône une brigade d'occupation, plusieurs officiers d'état-major furent attachés à cette brîgadeauprès du maréchal de camp Despans Cubières, commandant la brigade, et, comme aide de camp, le capitaine de Riquet de Caraman.

État-major. — Le chef de bataillon Couet du Vivier de Lory ; le capitaine deCampredon, venu capitaine de la garde royale en 1818, retraité chef d'escadron en 1;845. A la disposition du général Cubières, le commandant Cardon de La Place, venu de l'École d'application comme lieutenant en 1829, passé chef d'escadron dans la cavalerie en 1833.

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La 12*» promotion, celle de 1831, a donné à l'armée un de ses plus brillants généraux de division de cavalerie, M. d'AUonville, et un de ses meilleurs divisionnaires d'étatmajor, M. de Martimprey *; deux généraux de brigade, MM. Renault et Anselme.

La 13' promotion (1832), qui ne compte que treize officiers, a donné un général debrigade, M. Desaintde Marthille, et un consul général en Egypte, M. Sabâtier, capitaine hors cadre, puis retraité chef d'escadron.

La fasion des ingénieurs géographes et du corps d'étatmajor avait fait porter l'effectif du nouveau corps à 501 officiers. Au commencement de 1833, le duc de Dalmatie, ministre de la guerre, crut pouvoir réduire le cadre à 460, sans secousse, par l'admission à la retraite d'un certain nombre de vieux officiers ayant atteint la limite d'âge. En conséquence, une ordonnance royale, en date du 23 février, organisa le corps de la manière suivante : 30 colonels, 30 lieutenants-colonels, 100 chefs, non plus de bataillon^ mais d'escadron (ce qui était plus rationnel, les officiers d'état-major faisant le service à cheval), 300 capitaines, plus 100 lieutenants et 50 sous-lieutenants élèves de l'École d'application, pépinière destinée à alimenter à l'avenir le corps sans que d'autres éléments puissent être puisés au dehors. Cette ordonnance, une des plus importantes et des plus rationnelles promulguées sur le corps, portait : que le

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