‹ Histoire de l'ex-corps d'état-majorChapitre 4 sur 18 · Aujourd'hui gouverneur des Invalide · texte numérisé non relu

Aujourd'hui gouverneur des Invalide

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corps d'état-major serait recruté chaque année par 25 officiers élèves pris, 3 à l'École polytechnique et 22 tirés des sous-lieutenants de toutes armes et des premiers de l'École deSaint-Cyr.LesS polytechniciens entraient sans concours. Les 22 autres étaient désignés par le classement à la suite d'examens passés devant une commission. Les 30 premiers sortis de Saint-Cyr concouraient avec des sous-Ueutenanta ayant demandé à subir l'épreuve, désignés par le ministre, remplissant certaines conditions à'êigey et dont le nombre était Kmité k 90.

Cette même ordt)nnance du 23 février 1833 décida que les officiers du corps d' état-major potirraJent être attachés aux ambassades, être employés au Dépôt de la guerre, soit pour les travaux de la section historique, soit pour ceux de la carte de France, ou autres analogues ; que les sous-lieutenants élèves, en sortant de l'École d'application, recevraient le brevet de lieutenant et feraient un stage régimentaire de deux années dans un régiment d'infanterie, deux dans un régiment de cavalerie, la première année comme officiers de peloton , la seconde comme adjudants-majors. Une cinquième année de stage pouvait leur être imposée soit dans un régiment d'artillerie , soit dans un régiment du génie. Enfin, le comité permanent d'état-major fut transformé en une commission d'examen tenant ses séances du 1" octobre au 1" avril et chargée de faire subir les épreuves aux officiers élèves sortant dePécole et aux candidatsà cette école. Cetteordonnance autorisait bien aussi les permutations entre officiers de même grade, après examens passés devant la commission, mais aucun officier n'a jamais bénéficié de cette faculté. La porte de sortie laissée au con* traire aux officiers du corps pour rentrer dans les troupes a été fort exploitée par k» jmums c2^itaÂGue& aoibitieux,

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lors de la création de$^ c&tps de nouvelle formation, et nous verrons plus loin que tous ceux qui out pu obtenir cette sorte de faveur s'en sont fort bien trouvés, puisqu'ils sont parvenus au sommet de l'échelle mifitaire, ce qui nous paraît impliquer une assez bonne note pour le corps d'état-

major. La commission eut encore dans ses attributions l'examen, l'appréciation et le classement des Iravaux annuels exigés des officiers du corps, lieutenants et capitaines n'ayant pas fait deux années de fonctions comme oflBciers d'état-major.

Cette ordonnance, comme nous l'avons dit, est la plus importante, la plus rationelle de toutes celles ayant visé le corps d'état-major, et, si l'on eût voulu se donner la peine. de la suivre de point en points on en eût retiré d'excellents fruits. Elle fixait de la manière suivante les différentes fonctions attribuées aux officiers qui en faisaient partie :

1° Officiers employés au Dépôt de la guerre ^ — Ce service était divisé en quatre sections : la première comprenait les travaux géodésiques et topogfaphiques de la carte de France et de celle de l'Algérie. Les géodésiens, pendant huit mois passés sur le terrain, devaient faire leurs observations, puis, revenir à Paris pour terminer les calculs de& points trigonométriquies^ en former des cahiers et y joindre le dessin ded plans et des signaux, plus un mémoire. Les topographes, pendant huit mois passés sur le terrain, devaient compléter leuirs plans tirés du cadastre, reconnaître en. courbes horizontales, puis revenir au Dépôt de la guerre pour calculer leurs cotes* de hauteur,, mettre au net leur travail et rédiger un m^oir^ descriptif et militaire

relatif au terrain reconnu. L'officier devait reconnaître chaque année, avec le secours du cadastre, une surface de douze lieues carrées, s'il opérait à l'échelle du vingt-millième, et de dix-huit lieues, s'il opérait au quarante-millième

Les officiers de la seconde section chargée des travaux intérieurs, ayant sous leurs ordres une vingtaine de dessinateurs, la plupart fort habiles, avaient à diriger et à surveiller la confection des cartes, plans, dessins, gravures, la réduction du cadastre, etCi.. Plus de trente graveurs sur cuivre étaient chargés des feuilles au quatre-vingt-millième.

La troisième section ou section historique avait pour mission : le classement et l'analyse des pièces officielles, correspondances, etc., la rédaction des campagnes terminées. Cette section, en cas de guerre, devait toujours être prête à fournir au ministre les mémoires sur le théâtre des opérations et sur les événements militaires qui s'y étaient passés. Enfin elle devait pouvoir encore fournir des renseignements historiques aux personnes autorisées à les demander.

La quatrième section ou section de statistique avait à recueillir et à résumer tous les documents concernant le système militaire de la France et des puissances étrangères. C'est aux officiers de cette section qu'incombait la rédaction des instructions spéciales données aux militaires envoyés en mission particulière. Elle devrait toujours se tenir au courant des améliorations, des découvertes faites dans les différentes branches du service. Enfin, elle était encore chargée de l'examen et du classement des travaux

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annuels des officiers des corps de troupes de l'armée (infanterie et cavalerie).

2** Officiers attachés aux ambassades. — Ces officiers devaient étudier le système militaire des puissances près desquelles on les accréditait. Us avaient à tenir le ministre au courant de la composition, de l'organisation, du déplacement, en un mot de tout ce qui concernait les armées étrangères.

3* Officiers employés dans les divisions territoriales. — Leur service consistait à remplir toutes les missions se rattachant au commandement des troupes, à reconnaître le terrain des manœuvres, à reconnaître et à établir le cantonnement lors des passages des troupes, à visiter les hôpitaux, les prisons, les quartiers, les casernes, les manutentions et tous les établissements militaires, 5wr V ordre des généraux^ pour rendre compte de la manière dont s'y faisait le service, à porter et faire exécuter les ordres du général, à faire le service de bureau, lequel embrasse la correspondance avec le ministre, les chefs de service et les sous-ordres du commandant de la division.

4"* Officiers aides de camp. — Ce service peut se résumer en un mot; être sans cesse à la disposition du général pour exécuter ses ordres concernant tes affaires militaires.

Nous dirons plus loin de quelle façon ce sage programme, par lequel tout était à peu près prévu, a été exécuté en mainte circonstance ; reprenons notre historique.

La promotion de 1833 a donné à l'armée : un général

de brigade, M. de Gauijal, mort àS(i*asbourg en 1870 dans les premiers jours du siège ; un colonel, M. Robert, longtemps aux bureaux arabes en Algérie, mort en 1858 ; un intendant général M. Uhrich; un capitaine, Alexandre Saget*, attiré dans un guet-apens par les Arabes et assassiné en Algérie le 22 octobre 1840, dans la province de Constantine. Cet officier, alors au 17* léger, y faisait son stage régimentaire.

La brigade d'occupation de Morée ayant été dissoute en septembre 1834, les officiers d'état-major qui en faisaient partie revinrent en France.

La brigade d'Ancône resta la même. Le corps d'occupation d'Afrique réduit à 23000 hommes, eut un moins . grand nombre d'officiers du corps d'état-major. Voici ceux qui restèrent en Algérie : le capitaine Eynard, aide de camp du général Voirol, commandant Icà troupes ; le capitaine de La Tour du Pin, aide de camp du général de Trobriand; le capitaine Spitzer, aide de camp du général Bro, de la promotion de 1828, retraité colonel en 1863 ; le capitaine de Saint-Germain, aide de camp du général Trézel, de la promotion de 1825, mort capitaine en 1836.

État -major général. — Le lieutenant - colonel d'Esparbès deLussan, chef, venu commandant de l'ancien corps en 1818, retraité lieutenant-colonel en 1839; le chef d'escadron Conrad ; les capitaines Saint-Hippolyte, Duchâtel, de Laroche, Leblanc de Prébois; les lieulenants Ville-

1. Les deux frères de cet officier ont, comme lui, fait partie du corps d*état-major. L'un, général de division, homme de grand mérite, auquel une statue a été élevée dans son pays natal, est mort il y a trois ans; le dernier est géoéral de brigade.

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neuve, sorti de l'École d'application en 1830, passé capitaine de la légion étrangère en 1844 ; et Giiilhem, comte de Lagondie, promotion de 1830, retraité colonel en 1869, mort en 1879.

Brigade topographique (T Alger. — Le capitaine Gougeon, Tenu capitaine des ingénieurs géographes en 1831, retraité capitaine en 1840. kOran: le chef d'escadron Dalmas, le capitaine Thévenin.

Brigade topographique d'Or an, — Les capitaines Levret, venu capitaine des ingénieurs géographes en 1831, retraité lieutenant-colonel en 1862 ; Bernier de Maligny ; le capitaine Sicard, aide de camp du maréchal de camp vicomte d'Uzer, à Bone.

État-major à Bone. — Le lieutenant-colonel Belon , chef; les (Capitaines Delcambre ; Leblanc de Prébois (Louis), de la promotion de 1824, retraité lieutenant-colonel en 1855 ; de Franconnière, de la promotion de 1829, plus tard chef du cabinet du maréchal de Saint-Arnaud, ministre de la guerre, premier aide de camp du prince Napoléon en 1859, général de brigade en 1864.

La promotion de 1834 a donné à l'armée quatre généraux de division : MM. Le Brun, aide de camp, puis chef d'état-raajor de Mac-Mahon à Sébastopol et en Italie, plus tard aide de camp de l'empereur Napoléon III, premier aide-major de l'armée du Rhin en 1870. Commandant en chef le 12* corps à Sedan, il tira les derniers coups de fusil à Bazeille, le soir de cette journée funeste, et commanda en 1875 le 2« corps d'armée à Rouen; Jarras, second aide major général, puis chef d'état-major de Bazaine en 1870,

qui traita avec l'eûnemi de la capitulation de Metz ; Saget, longtemps chef d'état-major-général du gouverneur de Paris, mort récemment; de Courson de la Villeneuve, morten 1879. De cette promotion sont encore sortis: un intendant, M. de Juge ; trois généraux de brigade : MM. Camô, Robinet, Thomas, passé en 1834 dans l'infanterie, tué d'une balle à la bataille de l'Aima (1854); deux colonels : Hecquart et de Neveu, ce dernier longtemps aux bureaux arabes, en Algérie.

En 1834, les affaires politiques en Espagne, le passage en Navarre du prétendant don Carlos, la levée de boucliers des provinces basques, ayant nécessité un fort rassemblement de troupes sur notre frontière des Pyrénées, deux corps, l'un dit des Pyrénées-Orientales, l'autre des Pyrénées-Occidentales, furent organisés à Perpignan et à Bayonne.

Corps des Pyrénées-Orientales. — Le général de Gastellane ; aide de camp : le capitaine d'Espinoy.

État-major. — Le lieutei;^ant-colonel Mayr-Baldegg, chef d'étal-major; le chef d'escadron EscofTon, venu des aides de camp comme capitaine en 1818, retraité chef d'escadron en J 845 ; les capitaines Courier, venu lieutenant en 1822, retraité chef d'escadron en 1851 ; Ardoin.

i^ brigade. — Le maréchal de camp baron Anthoine de Saint-Joseph ; aide de camp : le capitaine Lucotte, sorti sous-lieutenant de l'École d'application, promotion de 1827, mort capitaine en 1838.

2« brigade. — Le maréchal de camp Mylius (pas d'aide de camp).

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Corps des Pyrénées-Occidentales. — Le général Harîspe ; aide de camp : le capitaine Sain de Bois-le-Comte, venu sous-lieutenant de TÉcole d'application, promotion de 4 821 , retraité chef d'escadron en 184.7.

État-fnajor. — Le colonel Lenormant de Kergré, chef; le commandant de Yilback, venu des aides de camp comme capitaine en 1818, retraité chef d'escadron en 1842; les capitaines Delalande, Chevalier.

■ 1'* brigade, — Le maréchal de camp Noguès (pas d'aide de camp).

2* brigade. — Le maréchal de camp Laidet (pas d'aide de camp).

3" brigade. — Le maréchal de camp Avisart ; aide de camp : le capitaine de Chauny, venu sous-lieulenant de l'École d'application, promotion de 1829, retraité chef d'escadron en 1862.

Au mois de janvier 1835, l'armée du Nord fut dissoute, et les officiers d'état-major qui en faisaient partie envoyés dans divers états-majors. L'armée d'Afrique reçut une augmentation d'effectif, et pour gouverneur-général le lieutenant général comte Drouet d'Erlon; aides de camp : le lieutenant-colonel Girot, venu capitaine de la légion de l'Allier en 1818, mort colonel en 1844; le commandant Gottschick, les capitaines Pellion et Tatareau.

État-major général. — Le colonel Guyot, chef, venu

capitaine des hussards du Bas-Rhin en 1818, mort colonel

en juillet 1835 ; les capitaines Pellissier ; Delaroche, venu

sous-lieutenant de l'Ecole d'application, promotion de

1827, passé dans l'intendance en 1836 ; Leblanc de Pré-

bois et Saint-Uippolyte. Commandant les troupes : le lieutenant général baron Rapatel (pas d'aide de camp).

État-major. — Le colonel Le Roy du Verger, chef; les capitaines Zaragoza, et Villeneuve (Jean-Marie), venu de l'ancien état-major comme capitaine en 1818, passéen 1826 dans rétat-major des places.

1" brigade. — Le maréchal de camp de Trobriand; aide de camp : le capitaine de La Tour du Pin (Aynard).

2* brigade. — Le maréchal de camp Bro ; aide de camp : le capitaine Spitzer.

Province d'Oran. — Le général Desmichels, remplacé par le maréchal de camp Trézel ; aides de camp : les capitaines de Lagondie et de Saint-Germain.

État-major. — Le commandant Maussion, chef; le capitaine Dernier de Maligny, chargé de la topographie de la province.

Pendant cette année 1835, des expéditions dans notre colonie donnèrent lieu à de beaux combats, dans plusieurs desquels des officiers d'état-major s'étant distingués, leurs noms furent mis à l'ordre de l'armée d'Afrique. Pour le combat de l'Habra et la prise de Mascara : le capitaine Tatareau, le lieutenant-colonel Maison, les capitaines de Rancé, de Guny, Duchâtel, Pelissier, le colonel Duverger? Pour l'aiTaire de la Macla, le capitaine de Lagondie, qui sauva la vie à son général.

En 1835, aucune mesure importante ne fut prise à l'égard du corps d'état-major, qui reçut une promotion de vingt-cinq officiers sortis de l'École d'application. Celte promotion a donné àl!arraée cinq généraux de division : M. de

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Cissey, commandant en chef un corps d'armée en 1871, ministre de la guerre ; M. Espivent deLaVilleboisnet, commandant un corps d'armée à la fin delà campagne de 1870; M. d'Auvergne, longtemps chef d'état-major de la garde impériale; M. Pajol*; M. Lepic, aide de camp de Napoléon III; un général de brigade, M. Letellier-Blanchard, inspecteur de gendarmerie; un intendant militaire, M. Bondurand.

En 1836, une décision ministérielle en date du 14 juillet régla le service des lieutenants d' état-major détachés dans les régiments. Cette décision fort sage, relative au slage régimentaire des jeunes officiers, fut malheureusement souvent éludée, ainsi que nous le dirons plus loin. Toutefois, elle eut l'avantage d'enlever ces officiers à l'action et au service des majors. La promotion de 1836, forte de vingt-cinq officiers, a donné à l'armée trois généraux de division, qui tous trois ont exercé des commandements de corps d'armée : MM. Letellier-Valazé, sorti de l'École avec le numéro 1 ; Durrieu et de Susleau de Malroy ; cinq généraux de brigade, dont un tué à l'ennemi à la bataille de Solférîno, M. Dieu; un autre, M. de Belgaric, blessé grièvement à cette même bataille, puis chef d'état-major du corps d'Exea pendant le siège de Paris ; M. Ribourt, qui

1. Le général Pajol,fils de celui du premier Empire, <iui commanda long temps la l"' division militaire sous le gouvernement de Juillet, est un a^ tiste de premier mérite comme sculpteur, et un écrivain de talent. On lui doit une magnifique.statue équestre de Napoléon I^r, érigée à Montereau. n a fait paraître plusieurs volumes d'histoire fort appréciés ; de ce nombre ; Les campagnes du général Pajol^ son père, 3 volumes avec cartes et plans, et une Histoire de Kléber. Il a commandé avec distinction une division d'inranterie en 1870.

commanda le fort de Vincennes en 1871 ; de Rouvre et Robert, ce dernier sénateur ; un intendant, M. Denecey ; un colonel, M. de Senneville, tué dans une reconnaissance le matin de la bataille de Magenta, étant chef d'état-major général du maréchal Canrobert.

Pendant cette année 1836, il y eut de nombreuses et importantes expéditions en Afrique : d'abord en janvier, celle de TIemcen, dans la province d'Oran. Les officiers d'état-major employés dans notre colonie furent : aides de camp du gouverneur général, le commandant Polangie de Rancé et les capitaines de La Tour du Pin et Mac-Mahon. Aide de camp du lieutenant général Rapatel, commandant les troupes, le capitaine Germay, venu capitaine des aides de camp en 1818, retraité chef d'escadron en 1843.

État-major général. — Le colonel Le Roy Duverger, le commandant Perrin-Solliers, les capitaines Zaragoza, Gougeon, Pellissier, Spitzer et Villeneuve. Service topographiquey les capitaines Sainl-Hippolyte et de Beaufort d'Hautpoul.

Province (VOran^ le capitaine de Lagondie, aide de camp du général d'Arlanges; le capitaine Borel, aide de camp du général Perrégeaux; le lieutenant-colonel Maussion, le capitaine de Maligny.

Province de Bône, le lieutenant-colonel Girot, les capitaines Delcambre et Leblanc de Prébois.

Le gouverneur général, à la tête de trois brigades, étant parti d'Oran le 8 janvier, fit une expédition sur TIemcen

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et ravitailla le Méchouard, citadelle bloquée depuis deux mois, où il laissa un bataillon sous les ordres du capitaine Cavaignac. Le général Rapatel fil une autre expédition en mars, dans la province d'Alger, contre les Hadjoutes. Le général d'Arlanges, dans la province d'Oran, s'étant trouvé bloqué dans son camp de la Tafna , une brigade fut envoyée de France sous les ordres du général Bugeaud, pour le débloquer. Un beau combat fut livré à la Sikkak le 6 juillet, combat à la suite duquel furent cités à l'ordre de l'armée d'Afrique les capitaines d'état-major de Montauban, de Martimprey, le lieutenant-colonel Maussion.

En novembre eut lieu la première expédition de Gonstan- ^ tine. L'armée, forte de cinq brigades, partit de Bône. Les officiers d'état-major cités à l'ordre de l'armée d'Afrique, à la suite de la belle retraite de Constantine, furent : les capitaines de La Tour du Pin, de Mac-Mahon, Saint-Hippolyte , Leblanc de Prébois, de Laveaucoupet, de Zaragoza, le colonel Duverger, le commandant Porrin-SoUiers, les lieutenants de Miraon, sorti en 1834 de l'École d'état-major, capitaine démissionnaire en 1838, et Letellier-Valazé, sorti le premier de l'École d'application en 1836, général de division en 1870. Ces deux officiers faisaient alors leur stage régimentaire dans l'infanterie.

En 1837, parurent peu de décisions concernant le corps d'état-major, et ces décisions étaient sans importance. Une promotion de quinze officiers sortit de l'École d'application en 1836 (décembre), et donna à l'armée : un général de

brigade, M. Waubert de Genlîs, aide de camp de l'empereur Napoléon III; deux intendants, MM. duFresnel et AiroUes; un colonel, M. Regnault; trois officiers supérieurs tués àTennemi, MM. Lefebvre, Magnan et Beraud.

Pendant cette année 1837, les divisions actives des Pyrénées restèrent organisées sur le pied de rassemblement avec leurs états-majors telles qu'elles étaient Tannée précédente.

A Ancône, le général Gazan remplaça le général Gubières, promu lieutenant général ; le nouveau commandant de la brigade amena pour aide de camp le capitaine Terrasson, venu sous-lieutenant de l'École d'application (promotion de 1831), sorti le premier de sa promotion, capitaine démissionnaire en 1841.

Le commandant Lalande-Laborie, chef d'état-major, venu capitaine de la légion de la Manche en 1818, retraité chef d'escadron en 1839, le capitaine de Gampredon.

Eu Algérie, le lieutenant général Denys de Damremont remplaça le maréchal Glausel en avril ; aides de camp : le commandant Maumet; le capitaine Paris de la Bollardière, , de la promotion de 1823 (sous-lieutenant), passé dans Pintendance en 1838.

État-major général {comme en 1836). — Le lieutenantgénéral Rapatel (pas d'aide de camp).

!'• brigade. — Le maréchal de camp Bro; aide de camp . le capitaine de Mac-Mahon.

2' brigade. — Le maréchal de camp de Brossard; aide

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de camp: le capitaine Renault, sous-lieutenanl (promotion de 1831 ), général de brigade en 1866.

A Oran, le maréchal de camp de L'Étang; aide de camp: le capitaine Taisson, sous-lieutenant de l'École d'application (promotion de 1832), mort chef d'escadron en 1858.'

Le lieutenant-colonel Maussion, chef d'élat-mVir, le capitaine de Martimprey, le lieutenant Bertrand.

La seconde expédition de Constantine ayant été décidée, les officiers d'état-major désignés pour faire partie du corps chargé de cette difficile opération furent :

Le général Damremont, commandant en chef; aides de camp : le commandant Polangie de Rancé, les capitaines de la Tour du Pin * et de Mac-Mahon.

Etat-major du corps expéditionnaire, — Le maréchal de campPerregeaux, chef d'état-major général; aides de camp: le capitaine Borel, le commandant Perrin-Solïiers, les ca pitaines Zaragoza, Hugon d'Augicourt, Spitzer, Regnard.

i^ brigade. — Le maréchal de camp duc de Nemours; aide de camp (pas d'officiers du corps d'état-major }.

2® brigade. — Le maréchal de camp Trézel;aide de camp : le capitaine de Laveaucoupet, sorti sous-lieutenant en 1829 de l'École d'application, général de brigade en 1859, puis de division en 1868.

8* brigade. — Le maréchal de camp Rullière ; aide de camp: le capitaine de Greny, sous-lieutenant, promotion de l'École d'application de 1828, général de brigade en 1848.

i. Le eapilaine Aynard de la Tour dn Pin, homme de beaucoup d'instruction, a écrit une remarquable et saisissante relation de cette seconde expédition de Constantine el surtout de l'assaut donné à la place»

4* brigade. — Le colonel Combes du il^ de ligne (pas d'aide de camp).

A Bône. — Le commandant d'Espinoy, le capitaine Delcambre.

Officiers d'état-major blessés : les capitaines de Mac- Mahon, atteint par une balle à l'attaque du 11 octobre au Goudiat-Aty; Hugon d'Augicourt le 12, en remplissant une mission au Mansourah.

Officiers d'état-major mis à l'ordre de l'armée à la suite de la prise de Gonstantine, le 13 octobre 1837 : le capitaine de Salles, major de tranchée; les lieutenants de Mimon au 2* de ligne, et Letellier-Valazé au 27' de ligne, tous deux aides-majors de tranchée; le chef d'escadron Despinoy, les capitaines Borel, de Mac-Mahon, de Greny, le lieutenant de Gissey au 17* léger.

La promotion de 1838, sortie en décembre 1837, forte de 21 officiers, a donné à l'armée trois généraux de division: MM. Pourcet, Raoult, sortis les deux premiers de leur promotion, et Reille (André), fils du maréchal de ce nom et petit-fils du maréchal Masséna ; deux généraux de brigade, MM. Bonneau du Martray et Manèque ; un intendant militaire M. de Rossi; un colonel; M. de Linage, un conseiller à la Gourdes Gomptes, M. Albert du Gasse *.

1 . M. du Gasse a publié un grand nombre d'ouvrages historiques importants : Les mémoires du Roi /osepft, 13 volumes. — Les mémoires du prince Eugène^ 10 volumes. — Le général Vandamme^ 2 volumes. -~ Le général duc de Padoue, 2 volumes. — Opérations de V armée de Lyon en 1814, 1 vol. — Opérations du 9« corps de la Grande armée en 1806 et 1807, 2 vol. — OpératUms de l'armée d'Orient, 1 vol. — La guerre au jour le jour, 1870, 1 vol. publié par le Spectateur Militaire. — Le Due de Raguse devant VBis^ toire, iyoL-^ Les erreurs militaires de Lamartine, 1 vol. — Mémoires pour

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Le maréchal Vallée, pendant son gouvernement de l'Algérie, garda auprès de sa personne deux capitaines de son arme (artillerie) et prit pour premier aide de camp le commandant d'état-major de Salles. Les lieutenants-généraux de Gastellane à Gonstantine, baron Rapatel à Oran, RuUière à Alger, vinrent prendre des commandements dans notre colonie. Aides de camp du général de Gastellane : les capitaines Former Saint-Lary et Gouyon; aides de camp du général Rapatel : les capitaines de Lorgeril, venu sous-lieutenant de l'École d'application en 1831 , démissionnaire en 4844; Pricot, lieutenant, promotion de 1834, retraité chef d'escadron en 1854. Aide de camp du général RuUière : le capitaine de Grény.

A Alger. — Le maréchal de camp Galbois; aide de camp : le capitaine Sezille de Biarre ; le maréchal de camp Bernelle (pas d'aide de camp).

A Constantine. — Le général Négrier (pas d'aide de camp).

État-major général. — Le maréchal de camp Auvray (pas

servir à la guerre de Russie en 1812, 1 vol. — De Freschviller à Sedan^ i vol. — Les trois maréchaux d'Omano, i vol.

Cet officier a publié encore plusieurs ouvrages d'un autre genre : Le Volontaire de Zumalacarreguy, le ConsmtdeVan VIIU l^ Suites (f une partie d*écarté, Ran^buns, le Marquis de PaMval, Quatorze de Dames, Du soir au matin (romans), les Variétés militaires, les Origines, V Histoire aneO' dotique de Vanàen théâtre en France, VHistoire anecdotique de Napoléon /«', Souvemrs d'un officier du 2» de Muaves, VExpédition de L'Oued Guir en 1870, etc., ces deux derniers dans le Spectateur Militaire.

Plusieurs brochures : Inftu&nbe des inventions modernes sur Vart de la guerre, Conséquences militaires et politiques de Vadoption de^ armes nouveUes^Bamne et Varmée du AAm» etc.

d'aide de camp), chef; le lieutenant-colonel Girot souschef; le chef d'escadron Despinoy; les capitaines Fallot, Pellissier, Hy gon d' Augicourt et Regnard ; le chef d'escadron Saint-Hippolyte à la topographie.

A Alger. — Le colonel Sallonnier de Tammay, commandant de place, venu des aides de camp comme lieutenantcolonel en 1818, maréchal de camp en 1839.

A Bougie. — Le lieutenant-colonel Chambourlon, commandant de place, venu des aides de camp en 181 8, retraité lieutenant-colonel en 1838.

État-major de la province d'Oran. — Le lieutenantcolonel Maussion, chef; le capitaine de Martimprey au service topographique.

État-major du territoire de Bône. — Le chef d'escadron Zaragoza, les capitaines Delcambre et Leblanc de Prébois.

Deux capitaines, M. Benoît, venu sous-lieutenant de la cavalerie en 1819, retraité chef d'escadron en 1851 et M. Gineste (le Lissertel, venu sous-lieutenant de l'Ecole d'application en 1828, retraité chef d'escadron en 1851, étaient aux services topographiques en Morée; le capitaine Desours de Mandajors aux mêmes travaux en Grèce ; sorti de l'École d'application sous-lieutenant en 1831, il est mort capitaine en 1839 des suites des fatigues contractées en exécutant ses difficiles travaux.

Aucune mesiire ayant une certaine importance ne fut prise en 1838 concernant le corps d'état-major. Pédant

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l'année 4839, une décision ministérielle du 8 janvier fixa la façon dont le chapeau devait être porté par les officiers du corps d'état-major. Déjà en 4836, le ministre de la guerre, maréchal Maison, sans doute dans un moment de gaieté, avait décidé que le chapeau, porté de la façon dite en ba^ taille parTélat-major, aurait des dimensions identiques et les mêmes formes pour toutes les têtes. Les officiers n'exé-

entèrent pas cette ridicule mesure, mais à l'Ecole d'application où les sous-lieutenants élèves étaient sous la surveillance immédiate et journalière de leurs chefs, force leur fut bien d'avoir le chapeau de dimension. Un brave capitaine, tous les dimanches matin, à la revue d'inspection, armé d'un double décimètre, mesurait gravement la coiffure de chaque officier; mais, lorsque chacun ayant placé son

chapeau sur sa tête, on voyait l'officier G , taille de

près de six pieds, et l'officier de L n'en n'ayant pas

cinq, surmontés le premier d'un imperceptible lampion relativement à sa taille, l'autre disparaissant sous une énorme cloche eu égard à son peu d'élévation, les fous rires éclataient dans les rangs et le capitaine lui-même ne pouvait regarder de sang-froid cette singulière mascarade. Ajoutons que les officiers élèves, lorsqu'ils sortaient de l'Ecole en uniforme, avaient, rue de Bourgogne, chez un coiffeur, des chapeaux ajustés pour chacun d'eux et qu'ils échangaient pour le grotesque réglementaire sorti du cerveau du maréchal Maison. On avait le bon esprit, à l'École

d'état-major, de fermer les yeux sur cette inobservance du curieux règlement concernant la coiffure. Eh bien, le ministre, général Bernard, imagina quelque chose de plus grotesque encore. Par sa décision du 8 janvier 4839, il ordonna que le chapeau continuerait à être porté en bataille dans l'usage ordinaire de la vie, mais que pour le défilé, le

dit chapeau serait mis en colonne (sans doute parce que les troupes défilant habituellement en colonne^ les officiers d'état-major auraient semblé faire opposition au défilé en conservant le chapeau en bataille). Toujours est-il qu'un jour, au défilé des gardes et des condamnés sur la place Vendôme, devant le colonel Tessiere, major de place, un jeune lieutenant d'état-major, adjudant-major de semaine au 33" de ligne, ayant exécuté la décision ministérielle et placé son chapeau en colonne cinquante pas avant d'arriver en face du colonel, ce fut un éclat de rire général sur la place Vendôme. Le colonel major de place, excellent homme, crut que l'officier se moquait de lui, mais il fut bien obligé de se taire lorsqu'on lui montra la décision du 8 janvier 1839.

Une décision plus sérieuse en date du 3 avril régla le service des officiers d'état-major détachés dans les régiments; une autre du 25 juillet accorda le cheval aux frais de l'État à l'officier d'état-major détaché dans un régiment de troupes à cheval.

Au mois d'octobre de cette année 1839, le duc d'Orléans, qui avait voulu combattre dans notre colonie, prit le commandement d'une division de 2500 hommes, à la tète de laquelle il manœuvra dans le sud de la province de Constantine du côté de Sétif, ainsi qu'une division aux ordres du général Galbois, pour franchir les redoutables passages des Bibans dits Portes de fer^ et assurer une communication par terre entre les deux provinces d'Alger et de Constantine, car tout indiquait la reprise prochaine des hostilités et une nouvelle guerre sainte. Le 16 octobre, le duc d'Orléans se rendit, avec le maréchal Vallée, de Constantine à

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Djinlmilahy camp situé à 40 kilomètres nord-est de Sétif, où les troupes de sa division avaient été réunies. Les deux divisions duc d'Orléans et Galbois, mises en marche le 25 octobre, vinrent camper sur les bords de FOued-Bou- Sellan, affluent de la rivière de Bougie, et le 26 se dirigèrent vers les Bibans. Le 28, la division Galbois, chargée de surveiller la province de Constantine, rentra dans la Medjanah, la division d'Orléans s'avança vers les passages des Bibans et franchit successivement les quatre portes de fer, puis elle continua sa marche vers la province d'Alger. Le 2 novembre, le corps expéditionnaire des Bibans rentra à Alger.

Officiers d'élat-major de l'armée d'Afrique mis à l'ordre à la suite de cette opération : le lieutenant-colonel de Salles, aide de camp du maréchal Vallée, le chef d'escadron Despinoy, le capitaine de Rozières ; les capitaines attachés au service topographique : Puillon de Boblay, venu capitaine des ingénieurs-géographes en 1831, mort chef d'escadron en 1843 ; de Saint-Sauveur, venu aide-major en 1822, retraité chef d'escadron en 1852; Saget, venu lieutenant de rÉcole d'application, promotion de 1834, mort général de division; le lieutenant-colonel Gérard, chef d'état-major de la division d'Orléans ; le capitaine Sezille de Biard, aide de camp du lieutenant-général Galbois, faisant fonctions de chef d'état-major.

La fin de l'année 1839 vit la levée de boucliers d'Abd- El-Kader et la proclamation par lui de la guerre, sainte. De nouvelles troupes furent envoyées dans notre colonie, dont l'armée d'occupation fut formée de plusieurs divisions.

Le maréchal Vallée, gouverneur général, commandant

en chef; aide de camp : le chef d'escadron d'artillerie Auvity.

État-major général. — Le maréchal de camp Auvray, chef d'état-major général (pas d'aide de camp).

Le lieutenant -colonel de Salles, sous-chef; les colonels Bory de Saint-Vincent*, venu colonel en 1830, retraité avec son grade en 1840; Reveux; Dubart de Limé, venu chef de bataillon des aides de camp an 1818, retraité colonel en 1841 ; Maussion ; le lieutenant-colonel Pélissier; les chefs d'escadron Bonjouan de la Yarenne, venu capitaine de la Légion de la Charente en 1818, passé à l'état-major des places en 1846 ; Tatareau, Despinoy; les capitaines Fallot, Puillon-Boblaye, Morlot de Vengy ; Pralas de Rozières, souslieutenant, venu de l'École d'application promotion de 1825, retraité colonel en 1864; de Grény; Çagarriga, sous-lieutenant de l'École d'application promotion de 1828, retraité chef d'escadron en 1864; Spitzer ; Guérin de Tourville, souslieutenant de l'École d'application, promotion de 1829, général de brigade en 1855, plus tard divisionnaire; Thévenin de Tanlay, venu lieutenant de l'École d'application, promotion de 1830, retraité colonel en 1868; Villeneuve; Regnard ; d'Allonville, venu sous-lieutenant de l'École d'application, promotion de 1831, passé capitaine aux spahis en 1842, général de division de cavalerie; de Martimprey; Renault; Gouraud, venu sous-liéutenant de l'École d'application en 1832, mort capitaine en 1845; Robert; de Lau-

1. Le colonel Bory de Saint-Vincent était un voyageur et un savant qui a publié de grands et importants ouvrages scientifiques; de ce nombre : Une Histoire générale de Varchip^l des Canaries, 1 fort vol. in-4; les Art" nales générales des sciences physiques, 8 vol. in-8 ; un Dictionnaire classique d*histoire naturelle, 16 vol. avec atlas; un Guide du voyageur en Espagne; une Histoire naturelle des reptiles; une quantilé de mémoires ; une Relation du voyage de la Commission scientilique de Morèe, dans les Gyclados et dans TAttique, 3 vol.. in-8.

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bêspÎBy sous-lieutenant de rËcole d'application, promotion de 1833, capitaine démissionnaire en 4848; Pricot; de Neveu, venu sous-lieutenant de l'Ecole d'application, promotion de 1834, général de brigade en 1864, ces deux dex'niers membres de la Commission scientifique en Algérie ; Jarras, venu lieutenant de l'École d'application en 1834, général de division ; les capitaines Philippe et Durrieu ; aides de camp du lieutenant général Gueheneuch, commandant la province d'Oran ; le chef d'escadron Aulas de Gourtigis; le lieutenant Reille, venu de l'École, promotion de 1838, général de division de cavalerie, aide de camp du général vicomte Schramm ; les capitaines Sezille de Biarre, aide de camp du lieutenant général baron Galbois, commandant la province de Gonstantine ; Bosq venu des ingénieursgéographes en 1831, capitaine passé dans l'intendance en 1842, intendant militaire, aide de camp du maréchal de camp vicomte de Dampierre, commandant une brigade à Alger; de Mac-Mahonet le vicomte de, Villiers, aides de camp du maréchal de camp comte d'Houdetot, commandant une brigade à Alger ; Ghautan de Vercly , venu lieutenant de l'École d'application, promotion de 1834, mort lieutenantcolonel en 1856, aide de camp du général baron Gingret, commandant la subdivision de Bône; de Franconnière, aide de camp du général Parchappe, commandant une brigade de la division d'Oran.

La promotion de 1840 de l'École d'application, forte de 23 lieutenants, a donné à l'armée un des officiers les plus brillants, les plus complets qui aient honoré le corps d'étatmajor, M. Gassaigne, entré et sorti le premier de l'École d'application, tué d'un obus étant lieutenant-colonel, aide de

camp du général Pélissier, le jour de la prise de Malakoff ; deux généraux de division, MM. Trochu et Lapasse t; cinq généraux de brigade : MM. Lourde ; de Place; de Chamberet, inspecteur général de gendarmerie ; Martenot de Gordoux ; marquis de Toulougeon, aide de camp de l'Empereur ; deux colonels, MM. Leroy et Lambert.

La guerre sainte recommença dans notre colonie par l'attaque du poste de Mazagran, dépendant de Mostaganem, occupé par 123 hommes de la 10* compagnie du 1" bataillon d'infanterie légère d'Afrique (capitaine Lelièvre). Pendant quatre jours, cette poignée de braves soldats résista aux assauts de dix mille Arabes qui se retirèrent le cinquième jour emportant les cadavres de six cents des leurs.

Abd-El-Kader ayant commencé les hostilités, le maréchal Vallée se décida à porter une forte colonne expéditionnaire sur Médéah, Milianah, Cherchell, laquelle colonne serait chargée de châtier la population belliqueuse des Hadjoutes. Le duc d'Orléans, revenu pour cette expédition en Algérie, avec son jeune frère le duc d'Aumale, reçut le commandement de la division d'avant-garde. Les généraux vicomte deSchramm, comte d'Houdetot, de Rumigny, de Rostolan, Gorbin, Duvivier, comte Duval de Dampierre, furent mis à la disposition du maréchal gouverneur. Le 25 avril, 9,000 hommes partirent du camp de Bouffarick pour se porter sur Blidah. Abd-El-Kader occupait la rive gauche de l'Oued-Ger et s'apprêtait à marcher vers le col de Mouzaiah pour en organiser la défense. Les Arabes atteints sur l'Oued-Ger furent culbutés par le duc d'Or-

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léans et son frère le duc d'Aumale chargeant à la tète de la cavalerie ; puis, malgré la plus vive résistance, la colonne expéditionnaire franchit le col de Mouzaïah et entra dans Milianah, après avoir planté le drapeau français sur le sommet de l'Atlas.

Cette expédition de 1840 donna lieu à de beaux combats. Un certain nombre d'officiers d'état-major dont les noms suivent furent cités à l'ordre de l'armée d'Afrique, Pour les combats au col de Mouzaïah, du 25 avril au 21 mai : le colonel Gérard, aide de camp du prince royal ; les lieutenants-colonels de Salles et Péiissier; les chefs d'escadron de Montguyon, officier d'ordonnance du prince, et Aulas de Courtigis, aide de camp du général de Schramm ; les capitaines : Morlot de Wengy, Regnard, de Laubespin de Crény, de Tanlay, de Gissey, attachés aux états-major de la colonne.

Pour la prise de Col (12 mai) : le capitaine de Crény, de l'état-major général.

Pour le combat du 15 juin au Mouzaïah : le lieutenant de Pourcet, faisant son stage régimentaire au 2' léger.

Pour les combats de Milianah, du 24 au 26 juin : le lieutenant d'état-major Besson, en stage au 23* de ligne; les lieutenants-colonels de Salles et Péiissier; les chefs d'escadron Tatareau et de Courtigis; les capitaines de Crény, d'Allonville, Louis de Villiers et Mac-Mahon, ces de uxerniers aides de camp du général comte de d'Houdetot; le capitaine Bosq, aide de camp du général comte de Dampierre; les capitaines Lebris et Spitzer; les lieutenants Reille, détaché auprès du général Schramm, et Besson.

Pour le combat de Kara Mustapha (19 septembre) : le capitaine de Mac-Mahon, le lieutenant Pourcet; pour l'expédition de Tlemcen, le capitaine Desaint de Marthille en

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