‹ Histoire de l'ex-corps d'état-majorChapitre 5 sur 18 · V HISTOIRE · texte numérisé non relu

V HISTOIRE

Stage réginteohiira au 2'' 4o <^bas8eur$ d'Afrique, p^ômoiÂQn de 1832, général de brigade de 1860, mor( en 1830.

L'année 1841 vit de grands cbaagements en Algérie. Le lieutenant-général Bugeaud de la Piconnerie rempla^ comme gouverneur-général le maréchal Vallée. L^s ti;oupes ne furent plus embrigadées, mais plusieurs régiments, furent envoyés de France. Les officiers d'état-major do^t Ijçs noms suivent firent partie de l'armée d'Afrique : le chef d'escadron Eynard, aide de camp du général Bugeaud*

État-major général. — Le général de Tarlé, chef (pas d'aide de camp) ; le lieutenant-colonel Delmotte, soup-chef ; 11$, colonel Reveux, chef d'état-major à Constantine ; le lieutçnant-colonel Pélissier, chef d'état-major à Oran; les. chjçfs d'escadron Tatareau, de Crény, Bonjouan de la Varenne; les capitaines Fallot, Morlot de Wengy, Gouyon, Pralas de Rozières, Leblanc de Prébois, Spitzer, Guérin de Tourville, Villeneuve, Regnard, d'AUonville, de Martimprey, Renault, Gouraud, Robert, de Laubespin, de Neveu, Jarras, d'Adhelsward, le dernier venu lieutenant de l'École d'application en 1836, capitaine, démissionnaire en 1841; D^x^iepey, venu delà même promotion, passé dans l'intendance en 1843; Durrieu, de Susleau de Malroy ; Lebrun, capitaine aide de camp du général de Négrier, venu de. l'École d'application en 1834, général de division commandant en chef un corps d'armée en 1870; de Lorgeril, capitaine, aide de camp du général Duvi.vier, v^nu de l'École d'application en 1834, démissionnaire ^n 1844; de Courson, capitaine, aide de camp du général le Pays de BourjoUy ; de La Tour du Pin, capitqijifie, aide.de camp du général Changari^er; S^zilled^

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Biarre, capitaine, aide die camp da même général à Constantine; Denis de Senn^eville, capitaine^ aide de camp du même général, venu de TÉcole d'application en 1834, tué colonel le 4 juin 4859; Saget, capitaine, aide de camp du général Gués viller à Gonstanline; les capitaines Philippe et Patas d'Hilliers,^ aides de camp du général de Lamoricière, commandant la province d'Oran ; le premier, venu lieutenant des chasseurs de Vaucluse en 1819, retraité colonel enl855;ïe second, de l'Écolie d'application en 1834, mort chef d'escadron en 1854; Chautan de Vercly, capitaine aide de camp du général Guingret à Bône.

Une ordonnance royale, en date du 18 juin 1841, créa un Comité consultatif d'état-major qui fut composé de la manière suivante : le lieutenant-général baron Pelet, pair de France, président ; les lieutenants-généraux Tholosé, baron Marbot, vicomte de Rumigny ; les maréchaux de camp Moline de Saint-Yon, Aupick, Caminade, membres ; le colonelbaron de la Rue, les lieutenants colonels de Viterne, Perrin, Pellion, membres adjoints ; le lieutenant-colonel Gorrant, secrétaire. Ce comité remplaça la commission dite d'étatmajor, qui n'était composée que d'un lieutenant-général * président, de deux maréchaux de camp, de deux colonels, dont un secrétaire, et de trois lieutenants-colonels.

La promotion de 1841 de l'École d'état-major, forte de sept officiers,a donné à l'armée quatre généraux de division : MM. Osmont, Renson, de Mirandol, de Loverdo ; les deux premiers ont commandé des corps d'armée, le troisième

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est passé dans la cavalerie ; un intendant général inspecteur, M. Priant; un général de brigade, M. Clément; un colonel, M. Lacroix.

Nous avons fait connaître le nom des officiers d'étatmajor employés à l'armée d'Afrique en 1841. De nombreuses expéditions furent faites dans notre colonie. Plusieurs membres du corps furent cités à Tordre. Pour les combats autour de Milianah du 1" et 3 mai : le capitaine d'Adhelsward, aide de camp du général Baraguey-d'Hilliers ; les capitaines de Gissey, de Gouyon, de Wengy; le lieutenant-colonel Delmotte; le chef d'escadron Eynard, aide de camp du gouverneur général ; le lieutenant-colonel Despinoy ; les capitaines Borel, Letellier, la Tour du Pin et Royer .

Pour les combats d'Akbet-Keddac (juin) - k lieutenantcolonel Pélissier; le capitaine de Martimprey; le lieutenant de Gastelnau, en stage régimentaire au 13* léger; le chej d'escadron Eynard; les capitaines de Rozières, de Wengy, Courtot de Gissey, de Suslau de Malroy, Philippe, ce dernier aide de camp du général de Lamoricière.

En 1842, le général Bugeaud, qui voulait pousser vigoureusement la guerre en Algérie, ayant obtenu l'envoi de France de renforts considérables, vit le nombre des officiers d'état-major à l'armée d'Afrique porté de 28 à 35. Le maréchal de camp de Bar remplaça comme chef d'étatmajor le maréchal de camp de Tarlé. Il prit auprès de lui le lieutenant Waubert de Genlis, qui faisait alors son stage régimentaire à Alger, au 26* de ligne ; sorti le premier de

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la promotion de 1837, cet officier est mort général de brigade après avoir épousé la fille de son général et avoir été plusieurs années un des aides de camp de l'empereur Napoléon III.

Voici quels furent les officiers d'état-major nouveaux en Algérie, en 1842 : le colonel de Marion de Gaja; les lieutenants-colonels Maison, GauUier, venu capitaine de la légion du Morbihan, en 1 818, retraité colonel en 1847 ; Tugnot de Lanoye, venu capitaine de la légion de l'Hérault, en 1818, retraité lieutenant-colonel en 1847 ; les chefs d'escadron : Renaud de Yilback ; venu capitaine des aides de camp en 1818, retraité chef d'escadron en 1842; Martin des Pallières, venu capitaine des aides de camp en 1818, chef d'esca^ dron passé à l'état-major des places en 1846; Le François de la Lande; Tailhade, venu de la légion de la Charente- Inférieure en 1819, passé dans l'état-major des places; de Crény; les capitaines Leblanc de Prébois, Gourson, sorti en 1832 lieutenant de l'École d'état-major, mort en 1879 général de division; Denis de Senneville; Dieu, sorti lieutenant à l'École d'application en 1834, tué à la bataille de Solférino; le lieutenant Former, détaché du 9' hussards, où il était en stage régimentaire auprès du maréchal de camp Levasseur, venu lieutenant de l'École d'application, promotion de 1839, passé capitaine aux spahis en 1845; Espivent de la Yilleboisnet, aide de camp du général Bedeau; les capitaines Lebrun et Thomas, aides de camp du lieutenant général de Négrier à Constantine; le capitaine de Susleau de Malroy, aide de camp du maréchal de camp Randon, commandant à Bône.

De la promotion de 1842, forte de 24 officiers, sont sortis

quatre généraux de division : MM. Appert; Ferri Pisani, plusieurs années aide de camp du priace Napoléon ; Berthaut, ministre de la guerre en 1876, Lallemand; dnq généraux de brigade : MM. Foloppe ; Sumpt, qui a eu les deux mains emportés par un obus, à la bataille de Freschviller, et est aujourd'hui commandant de l'Hôtel des Invalides; Baudoin, Filippi; Durand de Villers, amcien aide de camp du maréchal Regnaud, trois ans secrétaire général de la grande chancellerie de la Légion d'honeur sous le général Vinoy; deux colonels: MM. de Bar et Martin, ce dernier passé dans la cavalerie.

Eûl84â, Tartinée d'Afrique, portée à 75 000 hommes, vit wriver plusieurs officiers d'état*major.

£^a;t-major général. — Les capi^taineis Jarras, de Hédauville, Haoult et Trochu ; auprès du général comte Baraguey-d'ïfilliers, le lieutenant Monrival, de la promotion de 1840, détaché du 1*' de chasseurs à cheval, retraité lieutenant-»a)l<mel en 1867 ; Pourcet, capitaine, aide de camp du •général Bedeau ; Lapasset, aide dé camp du généml Gentil, venu de la promotion de l'École d'application de 1840, mort général de division ; le eapitain^ Robert^ aide de camp du général SiUégué^ à Sétif.

C'est le 16 mai «de cette année 1843quele-âtic d'Aumale enleva près de Taguia la Smala d'Abd^-el^ader, audacieux et heureux coup de main opà porta un coup funeste à la puissance de l'émir. Les officiers d'état-major dont les noms suivent furent cités à l'ordre de l'armée d'Afrique, à la suite dô cette brillâMe affaire : les capitaines

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de Beaufôrt, DurrîeU et de Marguenat ; Dupin, de la promotion de 4839, longtemps commandant de la contre-guerilla au Mexique, mort colonel en 1868, officier de guerre des plus vigoureux et des plus intelligents. Dans cette affaire de la Smala, fut cité également le chef d'escadron des spahis comte d'AUonville, ancien officier d'état-major; passé à la cavalerie indigène depuis quelques mois. Le 44 novembre, à là suite d'un brillant combat de cavalerie livré sur l'Oued Merlah, le capitaine Jarras, les lieutenants Baudoin et Martin furent misa l'ordre de l'armée d'Afrique; M. Baudoin, de la promotion de 4842, mort général de brigade; M. Martin, de la même promotion.

Plusieurs décisions relatives au corps d'état-major furent prises en ISM : un règlement pour le service intérieur de l'École d'application, une décision ministérielle déterminant le droit au commandement donné aux officiers d'état-major à grade égal, une décision sur l'armement des officiers du corps, et une sur la solde des officiersélèves de l'École.

La promotion de \8M; forte de 26 officiers, a donné à . Farmée trois généraux de division : MM. Hartùhg, Faure, Forgeniol, tous trois en activité dé service ; deux généraux de brigade, MM. de la So'ujeole et de Saint-Cyr Nugues; deux côlonefe, MM. Chatillon et Cariré.

Plusieurs officiers d'état-major, non encore en Algérie, furent attachés à l'armée d'Afrique : le chef d'escadron Beauquet; les capitaines baron Miollis, venu sôus-lieutenànt, en

1819, de la légion du Cher, retraité chef d*escadron en 1853; Anselme, de la promotion de 184-1 , général de brigade en 1859; de Neveu; Appert, de la promotion de 1842, général de division *; Pissis, aide de camp du général le Pays de BourjoUy, venu sous-lieutenant des ingénieurs-géographes en 1831, général de brigade en 1863; le lieutenant Lapasset, aide de camp du général Gentil, détaché du 2"* de chasseurs d'Afrique, promotion de 1840, mort général de division; le chef d'escadron L'Heureux, détaché de l'étatmajor du ministre de la guerre duc de Dahnatie, en mission.

Nommé maréchal le 31 juillet 1843, le gouverneur, général Bugeaud de la Piconnerie, ayant obtenu pour notre colonie des forces considérables et voulant profiter des succès obtenus par le duc d'Aumale et par le général de Lamoricière, résolut de diriger une forte expédition contre les montagnards kabyles occupant le pâté près de Dellys, pour les soumettre, si faire se pouvait, à la domination rançaise. Il organisa donc un corps de neuf mille hommes, à la tète duquel il se porta de la Maison Carrée sur les montagnes des Flissas, au commencement de mai 1844. Le 12, il livra le combat de Taourgha, et le 17, celui plus important d'Ouarenz Eddin. Les officiers d'état-major cités à la suite de ces deux brillantes affaires, furent : pour celle du 12 mai, les capitaines Gaboriau, en stage régimentaire au 4® régiment de chasseurs d'Afrique, tué à

1 . Cet officier, ainsi que trois autres de ses camarades, MM. Feret, Trochu et Lapassset, étaient détachés de leurs régiments de cavalerie sans avoir terminé leur stage régimentaire ; ainsi se trouvaient éludés, pour des considérations personnelles, les sages règlements qui voulaient que les jeunes officiers du corps, avant d*être employés au service de leurs armes, pussent compléter leur instruction dans Tinfanterie et dans la cavalerie.

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Tennemile 12 juin 4849; de Gissey, de Tétat-major général; les chefs d'escadron de Zaragoza,de la colonne Korte et de Gouyon. Pour Faffaire du 17 mai, le colonel Pélissier, le chef d'escadron de Gouyon, les capitaines de Gissey, Raoult, Lapasset, le commandant L'Heureux.

Gependant Abd-el-Kader, traqué depuis la prise de la Smala par le général de Lamoricière, dans la province d'Oran, s' étant réfugié sur le territoire marocain, ne tarda pas à nous amener la guerre avec le souverain de ce pays. Le maréchal Bugeaud, après avoir, sur les ordres du gouvernement, épuisé tous les moyens de conciliation, se porta sur le territoire marocain, dans les premiers jours d'août, et livra bataille, le 14, aux nombreux contingents du Maroc qu'il battit sur les bords de l'isly.

A la suite de cette brillante affaire, qui valut au maréchal le titre de duc, les officiers d'état-major dont les noms suivent furent cités à l'ordre de l'armée : les colonels Eynard, aide de camp du maréchal; Foy, détaché d'auprès du ministre; le lieutenant-colonel de Grény, chef d'étatmajor de la division d'Oran ; les chefs d'escadron de Gouyon, chef de la section topographique; de Martimprey, de la même section; Caillé, détaché de l'état-major du ministre; les capitaines de Gourson, de Gissey, de l'état-major général; Espivent, aide-de-camp du général Bedeau; le lieutenant Baudoin, en stage au 56' de ligne.

De 1845 à 1850, il ne fut pris, à l'égard du corps d'étatmajor, que deux mesures ayant de l'importance : un arrêté du ministre de la guerre en date du 17 avril 1848 , autorisant les officiers du corps faisant partie des divisions ac-

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tives à choisir des chevaux dans la f^émonte de l'armée, et un décret du 3 mai portant nouvelle fixation du cadre du corps d'état-major.

Lés cinq promotions quî se ^ont succédé pendant ces cinq années ont donné à Tarraée : celle de 1845, 22 officiers, dont sont sortis : un général de division, M. Schmitz, chef d'état-major général dé l'armée de Paris pendant le siège, aujourd'hui commandant Un corps d'armée; six généraux de brigade : MM. Lamy, Jeoffroy Vi'Abbans, d'Ornant, Mîrcher, d'Andigné (sénateur), Boyèr ; trois colonels, MM. Vial, longtemps professeur d*art et d'histoire militaire à l'École d'application et auteur d'un bon ouvrage classique; de Bigot et Gruizâtti.

La promotion de 1846, de 25 officiers, a donné un général de division^ M. Lewal, officier fort instruit, auteur militaire de mérite, qui a été pendant quelque temps à la tête de l'École supérieure de la guerre, à Paris; trois généraux de brigade, MM. le marquis d'Abzac, Foy et Villette; un intendant général inspecteur, M. Vigo Roussillon, auteur de publications importantes ; trois intendants militaires : MM. Duval, Gaillard, de la Chevardière de la Grandville; quatre colonels, MM. Montels, Grangez du Rouet, de Plazanet, Seigland.

La promotion de 4847, de 24 officiers, a donné un général de division, M. Vuillemot; quatre généraux de brigade, MM. Broyé, d'Andlau (sénateur). Gaillard, Davenet; trois colonels, MM. Saget, Ghenevière, Tiersônnièr.

La promotiofi de 1848^ de 21 offieîeri, a éonhé un géoé-

rai de brigade, Desplas; deux colonels, MM. Klehi de Kleinenberg et Munier.

La promotion de 1849, forte de 24 officiers, a donné deux généraux de brigade, MM. Tissîer et de Bouille; un intendant, M. Rossignol; quatre colonels, MM. Pujade, Piqueraal, Régnier (Joseph), Régnier (Auguste).

De 1845 à 1849, un grand nombre d'officiers d'étatmajor obtinrent d'être envoyés dans notre colonie d'Afrique, alors seul théâtre de guerre des armées françaises où Ton pût acquérir de la gloire et de l'avancement. C'était à qui se ferait attacher à un officier général ou à un étatmajor en Algérie. Nous allons faire connaître les noms des officiers qui obtinrent cette sorte dh faveur. En 1846, à l'état-major général : le commandant Louis deVilliers; les capitaines Saget (Eugène) ; baron Regnault, promotion de 1837, retraité colonel en 1870; Mancel, promotion del840, mort lieutenant-colonel en 1862; Gaboriau; liacroix, promotion de 1841, retraité colonel en 1867; Tricault, aide de camp du général Loyré d'Arbouville, à Alger, promotion de 1843, mort capitaine en 1857; le lieutenant Galle, détaché du 1" de cuirassiers auprès du général Gentil, promotion de 1844, chef d'escadron passé à T état-major des places en 1862.

Les combats livrés en 1845 dans notre tadorne valurent la citation à l'ordre de l'iarttiée d'Afrique des officiers d'étatmajor dont les iK^ms stiivèht ; affairé chee les Traras^ du 18 &a 15 octobre : le capitaine Anselme, de l'état-major gteëral ; te eapitsdtté Baudoin^ m staige aà 9 de ohas0eiH*s d'Afrique.

En 1847, les officiers nouvellement attachés à notre armée d'Afrique, furent : les capitaines Poulie, Renault, Bonneau du Martray; Marel, promotion de 1839, retraité colonel en 4872; Gondallier deTugny, promotion de 1839, retraité colonel en 1873; Gassaigne, promotion de''184'0, tué lieutenant-colonel en 1855, Lallemand, promotion de 4842, général de division; aide de camp du général Thiéry, le capitaine Glémeur, promotion de 1841, général de brigade ; Aide de camp du général Yussuf, le capitaine Faure, détaché du 6* de chasseurs, promotion de 1844, général de division.

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Le décret du 3 mai 1848, provoqué par le ministre de la guerre, général de Lamoricière, réduisit le corps d'étatmajor de cinq colonels, de cinq lieutenants-colonels, de dix chefs d'escadron, de vingt capitaines, et cela, au moment même où les éventualités d'une guerre avec l'Europe semblaient indiquer la nécessité d'une augmentation des cadres. Pour ramener ces cadres au nouvel effectif, treize colonels, sept lieutenants-colonels, douze chefs d'escadron furent mis à la retraite. La révolution de féviîer 1848 n'eut pas la même conséquence que celle de juillet 1830; aucun officier ne donna sa démission dans le corps d'état-major, qui resta composé comme le voulait le décret du 3 mai, jusqu'au mois de décembre 1854. Alors parut un autre décret abrogeant celui de 4848 et rétablissant les cadres du corps tels qu'ils étaient avant cette .époque, c'est-à-dire 30 colonels, 30 lieutenants-colonels, 400 chefs d'escadron, 300 capitaines et 400 lieutenants.

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La révolution de février 1848, la formation d'une armée des Alpes, l'envoi d'un corps expéditionnaire dans la Méditerranée et les événements de juin amenèrent dé grandes modifications dans les corps et dans leurs états^ majors. En Afrique, le maréchal Bugeaud, rappelé à Paris, et dont on eût la maladresse de ne pas suivre les conseils en février 1848, fut remplacé dans le gouvernement de l'Algérie par le général Ghangarnier, qui composa son étatmajor général de la manière suivante :

Gouverneur général. — Le général Changarnier; aides de camp : les capitaines Letellier-Valazé,Pourcet, deCarcy, ce dernier de la promotion de 1836, retraité chef d'escadron en 1862.

État-major général. ~ Le colonel de Grény ; les chefs d'escadron de Rozières, Morlot de Wengy, Spiizer, Guérin de Tourville, de Gissey, Pissis; Nesmes Desmarets, de la promotion de 1829, général de brigade en 1857. Les capitaines Renault; de Valdan, de la promotion de 1832, général de brigade en 1869; Robert; Pricot de Sainte- Marie, delà promotion de 1834, retraité chef d'escadron en 1854; de Neveu, Saget;Villedieu de Torcy, de la promotion de 1836, retraité chef d'escadron en 1862; Dieu, de Susleau de Malroy, Regnault,- Waubert de Genlis, Raoult, Gondallier de Tugny, Marel, Lambert, Lapasset, Mancel; Renson, de la promotion de 1841, général de division, aujourd'hui commandant le 16*' xîorps d'armée à Montpellier; Appert, Gaboriaud; Desmonts, promotion de 1841, retraité chef d'escadron en 1871 ; Lallemand; Doulcet, de la promotion de 1842, mort capitaine en 1849 en Algérie; Borel, de la pro-

MO HISTOIRB

motion de IS^?, général de division, ministre de la guerre en 1877-78, aujourd'hui commandant d'un cqrps d'armée; Schmitz, plus tard chef d'étal-major du corps en Chine, général de division, major-général de l'armée de Paris pendant le siège, aujourd'hui commandant en chef le l^^ corps à Limoges ; aides de camp des généraux : les capitaines Galle, du général Gentil ; Martenot, du général Marey-Monge; Gassaigne, du général Pelissier; Gresley, du général Herbillon, de la promotion de 1843, général de division, ministre de la guerre en 1879, aujourd'hui commandant le 5* corps à Orléans ; de Place, du général Leroy de Saint-Arnaud, de la promotion de 1849, général de brigade en 1870; Faure, du général Yussuf.

Au mois de mai 1848, les événements politiques firent prendre au gouvernement français la résolution de constituer dans le midi une armée dite des Alpes qui fut. organisée dans le principe de la manière suivante et subit des modifications que nous ferons connaître au fur et à mesure qu'elles se produisirent. Un grand nombre d'officiers du corps d'état-major furent employés à cette armée.

Le commandement en chef fut exercé dans le principe à titre provisoire par le général de division de cavalerie Oudinot, duc de Reggio; aides de camp : le chef d'escadron d'Aiguy, de la promotion de 1824, mort lieutenant* colonel en 1854 ; le capitaine de Gaujal, de la promotion de 1833, mort général de brigade en 1870, au siège de Strasbourg.

État-major général. — r Le général de brigade Morin, chef ; aide de camp :1e capitaine Jouves, promotion de 1834^

DE L*EX-CORPÇ d'état-major. i%\{

retraité Ueutenânt-colaael en 1867; le colqq^^^^ Saijit- Hippolyte, sous chef; les chefs d'esça4ron BsMret'4e flouvray et baroa Anselme ; les capitaines : de BoisvUette, de la promotion de 1824, retraité capitaw^ en 1850 ; ^: Qq^t nely, de la promotion de 1824, retraité colonel en 1^65 j Gury, promotion de 1830, retraité liieutena,nt".cQljQ^el en 1863, Reille (Andréa

1" Division — Le général Bedeau; ajides de camp : le chef d'escadron Espivent de la Yilleboisnet et le capitaine Lacroix.

Le colonel Vaudrimey d'Avout, chef d'état-ma^or , le commandant Bernier de Maligny; le capitaine Morin, promotion de 1830, mort chef d'escadron en 1851.

1" brigade. — Le général Guesviller; aide de camp : le capitaine Foucauld.

2^ brigade. — Le général, Salleix,; aide de camp : le capitaine Glappier, promotion de 1843, général de brigade retraité.

^"^ Division. — Le général Baraguey-d'Hilliers ; aides de camp : le capitaine Dieu, le lieutenant Foy.

Le colonel Perrin-SoUiers, chef d'état-major; le commandant Hugon d'Augicourt, les capitaines Bertrand et Vergés-Navarre, promotion de 1838, mort capitaine en

1'* brigade. — Le général Tallandier; aide de camp : le capitaine Fèvre, promotion de 1838, retraité lieutenantcolonel en 1869.

2^ brigade. — Le général Duhot; aide de camp : le capitaine Crépy, promotion de 1839, retraité chçf d'escadron en 1875.

S^ Division. — Le général Magnan; aides de camp :Ies

capitaines de Rouvre, promotion de 1836, passé colonel

dans la gendarmerie en 1866, général de brigade en re-

' traite; Sautereau, promotion de 1843, retraité colonel en

Le colonel Sol, chef d'état-major; le commandant Delzons; les capitaines Nugues, promotion de 1844, général de brigade en 1875; Courrier, promotion de 1844, capitaine réformé en 1859.

1" brigade. — Le général Guillabert (pas d'aide de camp).

2* brigade. — Le général Renault; aide de camp, le capitaine Ferri Pisani, promotion de 1842, général de division.

4* Division. — Le général Loyré d' Arboùville ; aide de camp, le capitaine Regnard.

Le lieutenant-colonel Martimprey, chef d'état-major, remplacé en avril par le chef d'escadron Louis de Yilliers; le chef d'escadron Gonil, delà promotion de 1820, retraité chef d'escadron en 1851; les capitaines Lefebvre, Dupin; Hutin, promotion de 1844, retraité chef d'escadron en

1'" brigade. — Le général Joly (pas d'aide de camp).

2" brigade. — Le général Duchaussoy; aide dé camp, le capitaine Scellier de Lample, promotion de 1843, retraité chef d'escadron en 1875.

3* brigade. — Le général Lapeyre (pas d'aide de camp).

Division de cavalerie. — Le général Oudinot, duc de Reggio ; aides de camp : le commandant d'Âiguy, le capitaine Gaujal.

Le commandant de Laveaucoupet, chef d'état-major; le commandant Pajol, les capitaines de Gravillon; Levisse de Montigny, promotion de 1840, mort colonel en 1872; de Bar de la Garde/ promotion de 1842, mort colonel en

En août 1848, le général Oudinot prit le commandement en chef titulairement et choisit pour aide de camp le capitaine André Reille, MM. d'Aiguy et de Gaiijal l'ayant quitté. En novembre, trois officiers nouveaux furent admis à r état-major général : le chef d'escadron Compagny, les capitaines Anselme et Grépy.

En 1849, l'armée des Alpes passa sous le commandement du maréchal Bugeaud, duc d'Isly; aide de camp : le chef d'escadron Trochu. Le capitaine Gastelnau entra à l'état-major dQ la l'"" division d'infanterie qui fut commandée pendant la tenue de l'Assemblée législative, dont le général Bugeaud était membre, par le général Gueswiller.

La 2* division (Baraguey-d'Hilliers), pour le même motif,, eut pour chef le général Joly ; aide de camp : le capitaine Donnea, promotion de 1844, mort chef d'escadron en 1869; son état-major se compose du lieutenant-colonel Lafouge, chef, venu des gardes-du-corps en 1825 comme capitaine, retraité lieutenant-colonel en 1853, remplaçant le colonel Perrin; du capitaine Beraud.

A la 3' division, le général Alexandre remplaça le général Renault au commandement de la 2* brigade, et prit

pour aide de camp le capitaine Fourchault, promotion de

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