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INDUSTRIE MANUFACTURIÈRE

En 1765, Pombal l'afterma au profit de la couronne et en interdit l'exercice aux nombreux habitants du Brésil et même des Açores qui y trouvaient leurs moyens d'existence (i). Quoique ce monopole fût difficile à affermer, il ne fut aboli qu'en 1801.

Quant à l'industrie manufacturière, elle ne trouva pas dans les colonies portugaises un milieu propice à son développement. Elle était peu répandue dans la métropole; aussi les émigrants qui quittaient celle-ci, n'avaient-ils d'ordinaire pas les connaissances requises pour établir des manufactures dans les colonies. Ceux qui essayèrent de le faire, n'y furent guère encouragés par le gouvernement. Certaines îles du Cap Vert, notamment Fogo et Santiago, avaient, vers 1740, quelques tissages de coton. Les autorités des iles demandèrent à en pouvoir vendre les produits aux navires de passage, ce qui aurait procuré un bénéfice aux habitants. Mais le gouvernement n'autorisa que l'échange de ces tissus contre d'autres, ce qui équivalait à en interdire le commerce (2). Après la paix d'Utrecht (17 13), les colons des Açores, îles qui, de même que Madère, étaient ouvertes aux étrangers, appelèrent des ouvriers français pour créer des fabriques de droguets, de camelots, de serges de Saint-Mexent et de chapeaux. Ces industries, qui trouvaient sur place les teintures dont elles avaient besoin, commencèrent vers 1725 à constituer pour les îles Açores, surtout pour Sâo-Miguel, une ressource assez importante (3). Mais la politique de Pombal rendit presque impossible le travail des manufactures, aussi bien aux Açores que dans les autres colonies. Celles-ci, en effet, ne purent plus s'adonnera aucune industrie dont les produits étaient analogues à ceux des fabriques établies par Pombal dans la mère patrie. Cette prohibition, dont la rigueur fut encore renforcée en 1785, subsista jusque vers 1808, époque où elle fut abolie ou cessa d'être observée. Elle était appliquée d'une manière très stricte :

(1) Hebbe, Nachrichten von den A :{orischen Inseln, p. 8.

(2) Barcellos, 52<ès/rf/b5, II, pp. 298 et 3oo.

(3) Savary, Dictionnaire du commerce, II, p. 1078. — Instructions relatives à l'exécution du décret du 3 novembre 1824, publiées dans l'^rc/n'uo ^os ^ço7-e5, I, p. 5o5.

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au commencement du XIX^ siècle encore, des tisserands qui avaient installé au Brésil des métiers à filer, furent condamnés à la déportation. Les seuls produits dont la fabrication fût tolérée dans les colonies, étaient les grossières étoffes de lin ou de coton dont se vêtaient les esclaves et le bas-peuple (i).

L'industrie minière s'établit assez tard dans les colonies portugaises. Comme les Espagnols, les Portugais ne jugeaient lucrative que l'exploitation de l'or, de l'argent et des pierres précieuses. Pas plus dans les colonies que dans la mère patrie, ils n'attachaient de valeur aux gisements de fer et d'autres métaux usuels. Parmi leurs colonies, plusieurs étaient riches en or : celles de la Côte d'Or en Guinée, de Sofala dans le Mozambique et surtout celles du Brésil. Ces dernières possédaient également des dépôts de diamants, mais aucune ne recelait d'argent sous une forme exploitable.

Les lois sur l'extraction et le trafic de ces matières précieuses différèrent beaucoup selon les colonies et selon les époques, mais elles furent toujours conçues en vue de réserver à la couronne tantôt la totalité, tantôt une partie considérable de la production. Dans les colonies fondées sur des côtes où les premiers explorateurs avaient constaté la présence de l'or, ce métal fut de prime abord déclaré monopole de la couronne. Ce fut le cas en Guinée et au Mozambique. La régie royale se borna d'ailleurs à y acheter de l'or aux indigènes. Sébastien essaya vainement, en 1569, de faire occuper la région des mines d'or au Monomotapa (hinterland du Mozambique) et les rois d'Espagne renouvelèrent sans plus de succès cette tentative en 16 19 et en 1623. Ils ne réussirent pas mieux dans leurs efforts pour trouver de l'argent dans l'Angola (à Cambambe) et dans le Benguela (2).

Un régime identique à celui de la Guinée et du Mozambique ne pouvait être introduit dans les colonies du Brésil à l'époque de leur fondation. Aucun indice n'y avait révélé la présence

(1) Handeljiann, Gescllichte von Brasilien, p. 674. — Varnhagen, Hisioria gérai do Brasil, II, p. 267.

(2) Strandes, Die Portiigiesen^eit von dcutsch-und englisch-Ostafrika, pp. i3^ et ss. — LoPES DE Lima, Ensaios sobre a estaiistica das possessôes portugei^as II, p. 107. — Macdonald, The Gold Coast past and présent, pp. go à 121.

de métaux précieux. Bien que leur abondance dans un pa3^s voisin, le Pérou, fût d'un favorable augure, la couronne ne pouvait entreprendre la recherche de leurs gisements à travers une contrée aussi vaste que le Brésil. Elle devait compter surtout sur l'activité des colons. Aussi les premières chartes accordées aux colonies du Brésil laissèrent aux particuliers l'exploration et l'exploitation des mines de toute nature et ne réservèrent au roi que le quint de la production. En vertu du règlement sur les mines édicté en 1603, mais promulgué seulement en 1652, les terrains miniers, réserve faite d'une part pour le découvreur, n'étaient pas vendus ; ils étaient attribués par la voie du sort en lots d'égale étendue aux personnes qui en faisaient la demande. Celles-ci n'avaient à payer qu'une gratification aux fonctionnaires chargés du lotissement. Elles n'étaient pas propriétaires de leur concession et perdaient tout droit sur elle, quand elles cessaient de l'exploiter. Le principe de la répartition des mines en lots tirés au sort fut conservé par le règlement de 17 10, mais la dimension des lots varia dès lors entre 2 et 30 brasses carrées, selon le nombre d'esclaves que l'exploitant possédait (i).

Pendant longtemps les dispositions législatives sur les mines restèrent sans application. La présence de l'or ne fut constatée au Brésil qu'au début du XVIP siècle, près de la ville de S. Paulo. Mais les gisements découverts de ce côté étaient très pauvres et on ne trouva de l'or en abondance que vers 1694, dans le territoire compris entre les sources du Parana, du rio S. Francisco et du rio Doce, au nord de la ville actuelle d'Ouro Preto. Les découvreurs de ces mines avaient entrepris leurs recherches surtout dans l'espoir d'obtenir les récompenses promises par le gouvernement (2). Celui-ci aurait donc pu avec quelque raison s'attribuer tout le bénéfice de la découverte. Néanmoins, au début, il ne modifia pas la législation sur les

(1) EscHWEGE, Pluto brasiliensis, p. 102 et ss. — Varnhagen, Historia gérai do Bra^il, II, p. io3.

(2) En 1694, le gouvernement promettait à celui qui découvrirait un gisement d'or, un titre de noblesse et un bénéfice dans un des ordres militaires. En 1701, un découvreur reçut comme récompense d'une heureuse trouvaille une patente de lieutenant-général. (Handelmann, Geschichte von Brasilien,Tpp. 541 et 546.)

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mines. La région aurifère resta ouverte à qui voulait s'y établir. Aussi fut-elle rapidement occupée par des gens accourus de toutes les capitaineries voisines en nombre tel que, dans certaines d'entre elles, les travaux agricoles en souffrirent. Mais la perception du quint dû au roi rencontra beaucoup de difficultés. Les mines étaient situées à une grande distance des territoires côtiers, seuls exploités jusqu'alors, et dans une partie du Brésil où n'existait aucune organisation administrative. Avant que les pouvoirs publics eussent pris les mesures nécessaires pour sauvegarder les droits du roi, les mineurs s'étaient habitués à se considérer comme les seuls maîtres des mines et ils accueillirent fort mal les agents du fisc, quand ceux-ci leur réclamèrent le paiement du quint. Ils trouvaient que cet impôt était exagéré^ eu égard au caractère pénible du travail dans les lavoirs d'or. Les mesures imaginées par les autorités pour assurer la perception des droits étaient d'ailleurs vexatoires. L'exportation de l'or fut interdite; il fut défendu aux mineurs d'acheter ou de vendre quoi que ce fût aux colonies voisines, sans passer par Rio de Janeiro. Des postes militaires, placés aux principaux passages, devaient assurer l'isolement de la région minière. Celle-ci fut fermée à toute personne qui n'était pas occupée directement ou indirectement au travail des mines. Les moines mêmes en étaient exclus. Les agents officiels enfin possédaient un pouvoir discrétionnaire pour réprimer les contraventions.

Les mineurs, aventuriers de caractère indépendant, ne tardèrent pas à s'insurger contre l'oppression que les fonctionnaires faisaient peser sur eux. Le capitaine-général de Rio essaya de les soumettre, mais il dut reculer devant leur attitude menaçante. A la suite de ces événements, le gouvernement trouva plus sage de transiger avec les mineurs. Moyennant le paiement annuel d'une quantité d'or déterminée, fixée d'abord à trente, puis à trente-sept arrobes (environ 440 et 543 kilogrammes), il renonça au quint et permit la libre exportation de l'or. Ce nouveau régime ne subsista pas longtemps. Le gouvernement n'avait transigé avec les mineurs que dans l'espoir de les mieux réduire ensuite à son autorité. Pour

atteindre ce but, il réorganisa l'administration et érigea le district des mines en capitainerie-générale (1720). En 1725, se jugeant assez fort pour le faire sans danger, il abolit le régime transactionnel établi en 17 14 et imposa de nouveau aux mineurs le paiement du quint. Il prit de nombreuses mesures pour obtenir la perception exacte de cette taxe : il défendit notamment l'exportation de l'or et fît construire des fonderies où les mineurs devaient apporter tout le minerai extrait par eux. Mais comme, en dépit de ses efforts, il ne pouvait empêcher la contrebande, il modifia complètement le régime fiscal des mines et remplaça le paiement du quint par une capitation fixée d'après le nombre des esclaves occupés. Malgré les protestations des habitants, le régime nouveau entra en vigueur en 1735 et subsista jusqu'en 1751. Il avait un défaut capital, c'est de manquer d'équité, car il frappait également le mineur qui récoltait beaucoup d'or et celui dont le travail était infructueux. Il exerça en outre une influence pernicieuse sur le rendement des mines. D'un côté, il est vrai, il excitait l'activité des mineurs qui avaient intérêt à employer de leur mieux la période pour laquelle ils avaient payé l'impôt ; il les libérait également de la surveillance gênante des agents du fisc. Mais, plus encore que le système du quint, la capitation favorisait l'exploitation hâtive et superficielle des terrains aurifères. Les mineurs, n'en étant pas propriétaires, ne se préoccupaient pas de les fouiller à fond; ils ne s'attaquaient qu'aux gîtes très riches et négligeaient les autres. xA.ussi beaucoup de mines, considérées comme épuisées, auraient pu produire encore, si le gouvernement portugais les avait soumises au régime adopté plus tard en Californie et en Australie, et les avait vendues par lots aux mineurs.

La population augmentant sans cesse, le système de la capitation donna à la couronne des revenus de plus en plus considérables. Néanmoins, en 1751, Pombal crut avantageux pour le fisc d'y renoncer et d'exiger à nouveau le paiement du quint. Ses prévisions ne se réalisèrent pas, car c'est précisément vers 1751 que la production de l'or atteignit son maximum. Elle diminua ensuite rapidement. Pombal essa3'a d'enrayer au

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moyen de privilèges l'émigration des mineurs. En 1752 notamment, il déclara insaisissables les esclaves et le matériel des laveurs d'or occupant plus de trente esclaves. Cette faveur, loin d'être profitable à ceux qui en étaient l'objet, leur nuisit au contraire en leur enlevant tout crédit. L'extraction de l'or ne cessa de décroître et vers la fin du XVIIP siècle, la ville d'Ouro Preto, célèbre par ses richesses cinquante ans auparavant, n'était plus qu'une pauvre bourgade.

Des gisements d'or avaient été également découverts vers 1720 près des villes actuelles de Cuyaba (Matto Grosso) et de Go3'az. Moins riches que ceux de Minas Geraes, répartis sur un espace beaucoup plus considérable et difficilement accessibles à cause de leur éloignement de la côte, ils furent exploités par des aventuriers qui échappaient d'une façon presque complète à l'action des autorités.

Les mines de diamant découvertes vers 1725 et 1730 le long de divers affluents du San Francisco, près du 18" parallèle sud, furent d'abord, comme les mines d'or, laissées à l'industrie privée. Le fisc n'essaya pas d'établir sur les diamants un droit proportionnel à la valeur, car la matière imposable, grâce à son volume réduit, pouvait aisément échapper à la surveillance la plus attentive. Dès le début il recourut à un système de capitation analogue à celui qui fut appliqué en 1735 dans la région de l'or. Il réserva en outre aux vaisseaux royaux le transport en Europe des diamants, moyennant un fret fixé à un pour cent de leur valeur.

Instruit par l'expérience, le gouvernement prit de nombreuses précautions pour éviter dans la région des diamants les troubles qui avaient accompagné la mise en exploitation des mines d'or. Il forma de tous les champs diamantifères un district qu'il soumit à un intendant général revêtu de pouvoirs extrêmement étendus. Il entoura ce district d'une solide ligne de douanes pour en fermer l'accès aux aventuriers (garimpeiros). Mais l'excès de la production détermina une baisse très considérable du prix des pierres sur le marché de Lisbonne. Craignant la dépréciation complète d'une marchandise dont la rareté fait toute la valeur, le gouvernement résolut de retirer

aux particuliers le droit d'exploiter les mines de diamant. Il ne procéda pas à une dépossession violente des mineurs, mais il amena un grand nombre de ceux-ci à abandonner d'euxmêmes les champs diamantifères, en portant graduellement jusqu'à 230 milreis (1.600 francs) la capitation fixée d'abord à 5 milreis (35 francs), et en faisant poursuivre avec une extrême rigueur les mineurs qui essayaient d'échapper au paiement de cette taxe. Au bout de peu de temps, le contingent des mineurs fut suffisamment réduit pour que le roi put, sans craindre de révolte, ériger en monopole l'exploitation des diamants. Ce monopole fut affermé en 1740 (i) à un concessionnaire qui s'obligeait à n'occuper qu'un nombre déterminé d'ouvriers. Mais, comme cette restriction était rarement observée et que, d'un autre côté, beaucoup d'individus, non seulement des garimpeiros , mais même des négociants établis, trouvaient le moyen de se livrer en contrebande au trafic des diamants, Pombal supprima l'affermage (1771) et entreprit l'exploitation en régie de la région diamantifère. Il réalisa cette transformation avec l'énergie brutale qui lui était habituelle. Par ses ordres, tous les habitants dont la présence pouvait être préjudiciable aux opérations de la régie, furent bannis du district, où personne ne put plus pénétrer sans l'autorisation de l'intendant-général, chef absolu de l'administration. En toutes matières, les habitants furent soumis au pouvoir discrétionnaire des agents officiels. Les simples soldats et les policiers avaient le droit, au moindre soupçon de fraude, de procéder à des perquisitions dans les maisons et sur les personnes, afin de prévenir le recel des diamants. L'effet de cette législation draconienne fut de dépeupler le district des diamants, où il n'y eut bientôt plus, en fait de population libre, que les agents de la régie et les propriétaires d'esclaves qui livraient à l'administration les travailleurs dont elle avait besoin. Toute cette rigueur fut déployée inutilement, car la couronne ne retira pas de l'exploitation en régie un bénéfice supérieur à ce que l'affermage lui rapportait.

(i) Handelmann, Geschichte von Brasilien, p. 584. Selon Varnhagen, Historia gérai do Bra^^il, p. 177, les mines furent affermées dès 1734.

I/o REGIME ECONOMIQUE

Dans les colonies portugaises, les autorités, tant royales que municipales, ont toujours porté très peu d'intérêt aux travaux publics. Elles se bornèrent presque partout à élever quelques ouvrages défensifs ainsi que les bâtiments indispensables au culte et aux services publics. Si parfois elles reconnurent la nécessité de construire des routes ou d'améliorer le régime de certains cours d'eau, elles se contentèrent ordinairement de dresser des projets qu'elles n'essaimèrent pas d'exécuter. Toutes les entreprises d'intérêt public, même quand elles étaient ordonnées par l'administration ro3'ale, étaient, en règle générale, à la charge exclusive des municipalités (i).

En dépit donc des charges énormes qu'elle imposait à ses colonies sous forme d'impôts, de monopoles, de restrictions d'ordre économique, la métropole n'assumait qu'une faible partie de leurs dépenses. C'étaient les municipalités qui supportaient tout le poids de l'administration hormis, en principe, depuis le règne de Jean III, le traitement des fonctionnaires royaux et l'entretien des troupes. Mais indirectement elles devaient intervenir dans ces deux catégories de dépenses. Elles étaient contraintes, par exemple, de fournir une subvention au conseil d'outre-mer et de payer une taxe annuelle pour obtenir la confirmation de leurs juges ordinaires. Souvent même, elles devaient remettre au roi une portion des revenus de leur domaine (2).

A certaines époques enfin, les lois monétaires, soit par leurs prescriptions, soit par la façon dont elles furent appliquées, causèrent aux colonies un grave préjudice. Dès le gouvernement d'Albuquerque (1509- 15 15), l'Inde fut pourvue d'une monnaie spéciale. Mais les pièces, frappées à un titre

(1) Madère, colonie riche qui avait chaque année de forts excédents de recettes, ne fut dotée de routes qu'à l'époque de l'occupation anglaise (1814-1817). (BowDicH, Excursion dans les isles de Madère et de Porto Santo, p. 64.) Dans l'Angola, on ne peut guère citer comme travail important que les endiguements du rio Dande entrepris par le meilleur des gouverneurs qu'eut la colonie, F. F. de Sousa Continho ( 1764-1771). (LoPEs DE Liha, Ensaios sobre a estatistica das fossessôes portiigue:;as, livre III, 1'^ partie, p. XXXIV). Sur les travaux publics au Brésil, voir Varnhagen, Historia gérai do Bra^il, II, p. 266.

(.:) Barcellos, Subsidios, II, p. 268.

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