CHAPITRE VIL
Les Pyramides.
Les ténèbres sont profondes v et une armée partie des rives de la France repose dans les campagnes de TÉgypte , non loin des Pyramides. Tout dort sW le champ de bataille de la veille ; seul le général en chef repousse le " sommeil peut-*étre et médite les combats du lendemain. Profitons de ce moment de répit pour visiter ces monumens en face desquels nous avons combattu toute la journée. Combien de générations ils ont vu naître , s'agiter un instant^ et mourir! Mais jamais ils n'avaient été témoins d'une bravoure égale à celle de ce jour mémorable.
A deux lieues de Giseh , vers le sudr-est ,
après avoir marché trois quarts-ff heure dans le désert , on trouve les grandes Pyramides.
Les plus inlpottàtijtles sont îafu nombre de quatre , placées sur une ligne diagonale , distantes les unes des autres d'environ cinq cents pas , les faces tournées vers les quatre points cardinaux.
Ces lUbasBe» diffièredt de japrandeid^. Los d^bx PylraïQides sieplentri^iîales liont lés plUs élevées et péuveat îav0Îr cent ^itaqûaiate mètres dé hritifceurf perpendiieulâire; , Iieiaeajd^e ises monumens dans lequel km ait pik sUn^ûdutre jusqu'à présent est conbu sous 1b nom de Pyramide de Chéops^ parce qneî s'il faut en Croire Hérodote, il fut construit pour la âépuXture de ee roi;
L'oi&verture par laquelle on pénètre dans Tiniéf ie'ur se trouve à une élévation dé soixante pieds «t regarde le septentrion. Après avoir suivi plusieurs galeries presque impraticables, et ay(^ir erré , un flambeau à la main , de cor-
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ridov ea carHdor. sous des v&Aies éïnAies et obscures ^ on ari*i ve a liae chknibre de ^iiaa»^. dear médiocitè , qu^od appelle vheunbre de 4a reii%e : de nou vitaux dëtouis encore pliii coinl'pliqués conduisent à une chambre supérieure nommée chambre du roi. Ces deux appartemens sont d^une extrême simplicité : point d^ornemens ^ point de décorations , c^est du granit tout pur.
Les matériaux qui ont servi à ces constructions gigantesques furent tirés , dans des siècles inconnus , du Mokatan , montagnes situées sur la rive droite du Nil , et dont une des ramifications domine le Caire. On voit encore dans leurs flancs les grottes et les excavations causées par Textr action des pierres. Les sommes et les travaux qu^ont dû coûter les Pyramides sont incalculables. Et quelle est Futilité de ces monumens ? A peine donnent -ils un peu d^ombre aux Arabes du désert.
Ces montagnes de main d^hommes furent
donc élevées pour couvrir un cadavre. Le roi dont chacune d^elles renferme les cendres ignorées , rêva aussi Fimmortalité. Bonaparte !
et les Pyramides ne t^opt point dégoûté de la gloire !