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A Textréme droite , Poniatowski sMtait emparé d'Utitsa , et avait pénétré dans un bois marécageux qui cerne en partie ce village ; mais Tutchkof l'avait ensuite repoussé. L'on continuait à se battre dans ce bois , qui ne permettait d'engager que des tirailleurs.
Les dispositions d'attaque de Napoléon prises pendant la nuit étaient ignorées de son adversaire j mais ce général put s'en former une idée aussitôt que le jour fut entier , parce que tout le terrain qu'occupait l'armée française entre la Kalotcha et le bois se distinguait parfaitement de la position des Russes , et surtout du point élevé où se trouvait Kutusof. Ce général vit donc que Napoléon avait de grandes masses d'infanterie et de cavalerie près du bois ; qu'ainsi les troupes chargées de la défense des redans étaient hors d'état de résister , s'il ne leur envoyait promptement des renforts. Il vit qu'on n'avait opposé que de la cavalerie à la partie de sa position comprise entre le viUage de Séménowska et la redoute , et qu'Eugène , après s'être emparé de Borodino , se disposait à passer sur la rive droite de la Kalotcha. Enfin il apercevait en réserve derrière le centre de l'armée française un corps composé d'infanterie ,
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de cavalerie et d'artillerie qu'il devait supposer être la garde de Napoléon. Le rapport de ses généraux confirmant ce qu'il avait observé de ses propres yeux, il ordonne à Bagawout (a) de se rendre en toute hâte à la gauche et d'y prendre les ordres de Bagration. Lorsque ce mouvement , que dictait la nécessité , commença , il était plus de sept heures ; mais d^à «* Kutusof avait fait porter une brigade de la garde au secours de Bagration , et la division Konowuitzin , du corps de Tutchkof , avait appuyé à droite dans le bois , pour s'opposer aux progrès de Davout. La tête de colonne de Bagawout n'atteignit Séménovirska que vers huit heures ; Bagration l'engage aussitôt, et successivement toutes les troupes de ce corps à mesure qu'elles arrivaient. Avec ce secours , il parvint d'abord à arrêter les Français , et bientôt après reprit l'offensive. Aussitôt que Ney se fut aperçu que Bagration était secouru par des troupes fraîches , il envoya vers Napoléon un de ses aides de camp pour l'en instruire et lui demander des secours,
(a) Bagawout devenait inutile dans la position qu'il occupait, puisque la droite de l'armée russe n'était pas me* nacée.