LIVRE IL 3i
tement avant la moitié du jour, aurait permis à •Napolëon de profiter de la victoire. Il pouvait obtenir également un succès décisif, après avoir lai^é échapper cette occasion, s^il eût fait doiïner sa garde , soit sur le point où com^* battait Ney> soit sur le centre, entre Séménovirskaetla grande batterie. U semble incon-^ cevable qu'un général qui n'avait pas craint de s'enfoncer en Moskowie sans vivres , sans assurer ^es derrières , n'ayant de munitions que pour une bataille , éprouvant les plus grande^ difficultés à les remplacer, n'ait pas osé ordonner un mouvement qui offrait toutes les chances de réussite qu'on peut désirer à :1a guerre. Enfin ce fut une grande faute de placer la cavalerie sur un grand nombre de lignes Irès-rapprochées, et inmiédiatement derrière les troupes qui étaient engagées; cette disposition lui fit éprouver, par le feu de l'artillerie, des pertes d'autant plus sensibles (à) qu'elle^ étaient irréparables. Malgré ces fautes, le suc^ ces eût été plus prononcé si quelques battet ries (9) n'eussent été obligées de ralentir leur feu , d'autres , de le cesser entièremctid^ar suite du manque de munitions.
(a) Elles auraient ëtë encore plus fortes si Tennemi n'eût pas tiré si souvent de la mitraille au lieu de tirer le boulet.
3i8 EXPÉDITION DE RUSSIE.
Les opérations de Parmëe russe , depu combat de Walutina jusqu^à la bataillé è Moskwa, se réduisirent à se retirer sansp que opposer de résistance. La marche de N léon, sur trois colonnes de front, et peu tantes les unes des autres, les y contraigo parce quHl suffisait qu'ils fussent repoussé^ un point pour être obligés de se retirer su deux autres. On doit croire qu^ils ne conti rent à opérer leur retraite sur Moskou , parce qu'ils ne pouvaient penser que Napoi oserait pénétrer jusqu'à cette capitale ; au ment ils auraient dû se retirer de Dorogo ou de Wiazma, sur Kaluga, en laissant si route de Moskou un corps avec lequel il seraient tenus en communications : ce cha ment dans la direction de leur retraite ai indubitablement sauTé leur capitale.
La résolution que prit Kutusof d'attei les Français dans une position défensiye c inauyaise; il perdait ainsi tous les avant qu^il pouvait se promettre d'une offensive b que et inattendue dans des circonstances lui étaient très-favorables. Il aurait dû , a avoir traversé Giat , continuer à se retirer ; la même rapidité qu'il l'avait fait les jours cédens, afin que Napoléon, n'éprouvant p(