LIVRE I. 4i
de la Wilia ; du corps de Schouwalof (4*), qui était à Nowoi-Troki ; de celui de Tutchkof (3*), placé entre cette dernière ville et Lida, et du corps de Doctorof (6*), qui occupait le pays entre Lida et Gi'odno. Les premier, deuxième et troisième corps de cavalerie étaient attachés à cette armée ; Barklay la commandait en chef. Lia seconde , commandée par Bagration , était composée du corps de troupes irrégulières de PJatof , placé près de Grodno , et des corps de Raiewsky, Barasdin (7' et 8'), et de la division Woronzof de grenadiers réunis , placés dans les environs de Wolkowisk ; les quatrième, cinquième et sixième 'corps de cavalerie étaient attachés à cette armée ; enfin Tormassof occupait la Wolhinie avec Tarmée de réserve. La totalité de î:es troupes pouvait s'élever à deux cent trente - neuf mille six cents hommes, parmi lesquels on comptait environ dix-neuf mille Kosaques ou Tatars. Cette énumération ne comprend point les garnisons de Riga, de Dunabourg et un corps en observation à Mozyr, formant un total de quarante et un mille hommes de différentes armes ; ces troupes ne furent utilisées que plus tard ; on n'osait les déplacer avant que de savoir sur quel point pénétrerait Napoléon.
Alexandre commsmdait en chef son armée ; les membres de son conseil qui avaient le plus d'influence se disputaient Thonneur difficile de le guider dans la conduite de cette guerre ; ils proposaient continuellement de nouveaux plans de défense , on n'en adoptait aucun. L'état de perplexité et d'irrésolution du monarque était une suite naturelle de la situation critique dans laquelle il se trouvait ; il allait lutter contre une armée long-tems victorieuse , remplie d'ailleurs du sentiment de sa supériorité : comment lui résister lorsqu'elle avait un nombre presque double de combattans^ Enfin la vaste frontière ' par laquelle on pouvait l'attaquer était entièrement ouverte.
Les moyens de défense à employer étaient de dévaster en se retirant les pays par lesquels se dirigerait Napoléon , de gêner ses communications en répandant sur ses derrières une nuée de cette cavalerie légère que les Russes peuvent se procurer en si grande quantité , et de nationaliser la guerre , à l'exemple de FEspagne. Les deux derniers de ces moyens étaient impratiquables dans les provinces qui allaient de* venir le théâtre de la guerre, parce qu'ayant été démembrées du royaume de Pologne , elles désiraient recouvrer leur indépendance , et n'at-