‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 161 sur 174 · LIVRE IL · texte numérisé non relu

LIVRE IL

lever de vive force. Il fit donc repasser sur la rive gauche du fleuve ses bagages , ses équipages militaires , et même sa cavalerie , qu^il n^aurait pu utiliser et dont il ne conserva que quatre escadrons. Corbineau , avec sa brigade de cavalerie légère et sept cents hommes d^infanterie , fut envoyé en observation sur le bord de rUszacz , ruisseau qui se jette dans la Dwina , trois lieues au dessous de Polotzk; un régiment de cuirassiers remonta la Dwina par la rive gauche , et Ton poussa des reconnaissances de cavalerie dans différentes directions. Les troupes destinées à la défense de Polotzk furent disposées ainsi qu^il suit : au delà de la Polota y le corps de Wrede (a) , qui , placé à Textrême gauche , s^appuyait à la Dwina , et à sa droite la division Merle ; dans Fangle formé par la Polota et la Dwina , la division Legrand , qui appuyait sa gauche à la Polota ; la division Maison (b) à droite de la précédente , et les quatre escadrons à Textrême droite , sur le bord de la Dwina.

{a) Le général de division comte de Wrede commandait le sixième corps (bavarois) depuis la mort de Deroy , tué dans la dernière bataille.

(b) Le général de brigade Maison avait été nommé général de division, et avait remplacé Verdier, blessé au combat dr, Polotzk.

4io EXPÉDITION DE RUSSIE.

Wittgenstein avait divisé son armëe en trois parties , pour la commodité de la marche et du commandement; la droite, sous les ordres d'Yachwill , s'avançait par la route de Pëtersbourg ; le centre , sous les ordres de Sasonof , par celle de Nevrel, et la gauche, dont il s'était réservé le commandement immédiat , marchait entre la Polotaet la Dwina , et achevait Finvestissement. Wittgenstein se proposait d'attaquer de ce dernier côté , sachant qu'il n'y rencontrerait d'autres obstacles que ceux créés par l'art , et que les travaux y étaient moins perfectionnés que dans la partie bordée par la Polota.

Le 1 8, au point du jour, il commença l'attaque par une canonnade , qiii se prolongea sans interruption pendant tout lé tems du combat ; plusieurs charges d'infanterie , dirigées successivement et avec beaucoup de résolution contre Maison et Legrand, furent repoussées. Enfin vers quatre heures de l'après-toidi ^ désespérant de réussir, le général russe ordonne à Yachwill et à Sasonof d'attaquer sur le reste de la ligne. Cette attaque , exécutée avec la plus grande vigueur, fut soutenue avec un ordre et une fermeté remarquable ; la brigade suisse seule , entraînée par une ardeur bien excusable , au lieu de conserver sa position , s'élança d'abord à la ren-

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