‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 163 sur 174 · LIVRE IL 4i · texte numérisé non relu

LIVRE IL 4i

iieures et demie du matin la retraite était terminée , et deux ponts de bateaux , qui servaient de communication, furent aussitôt après livrés aux flammes.

Pendant les deux sanglantes journées qui venaient de s^écouler, on ne fit pour ainsi dire point de prisonniers. Les pertes des Russes furent au moins doubles de celles des Français (a), résultat naturel du mauvais succès de leurs entreprises contre les retranchemens. Saint-Cyr avait envoyé les premières troupes qui repassèrent le pont au secours de celles qui combattaient contre Steinheil ; de AVrede reçut , avec le commandement de ces troupes réunies , Tordre d^attaquer le général russe , qui n'était plus qu'à une très-petite distance de Polotzk. L'attaque commença le 20 , à quatre heures et demie du matin ; de Wrede chassa Steinheil du bois , où il était engagé , et de la position qu'il prit ensuite derrière l'Uszacz. Le général russe se retira sur Disna , et de Wrede , ayant rempli ses instructions , se replia sur Polotzk ; les troupes qui composaient son détachement rentrèrent à leurs divisions respectives.

L'on pourrait peut-être reprocher à Saint-

(<i) Les pertes des Français s'élevèrent à environ six mille hommes tués ou blessa ^ et celles des Russes k douze mille.

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quartier général à Orsza. Ses troupes furent reparties dans les cautonnemens suivans : Daen*dels j avec sa division et un régiment de cavalerie, occupait Babinowiczi et les environs; Girard , Partouneau et la cavalerie , Orsza i Senno et le pays compris entre ces deux villes. Ces troupes avaient à peine atteint leur nouvelle destination, lorsque Victor apprit Faccroissement des forces de Wittgenstein et l'arrivée prochaine de Steinheil. Il envoya alors DaendelsàWitepsk, autant pour défendre cette ville , sur laquelle Wittgenstein pouvait se diriger , que pour inquiéter ce général ? quatre bataillons furent détachés à Beszenkowiczi , pomr observer le cours de la Dwina.

Lors même que Napoléon n'aurait pas prévu le cas de la retraite des deuxième et sixième corps , dans les instructions qu'il avait envoyées à Victor , la nécessité seule aurait obligé ce général à marcher au secours de Saint-Cyr. Aussi, dès qu'il eut appris que Polotzk avait été évacué

brigades de marche. On y avait attache un régiment de cavalerie légère polonaise et six bouches à feu. Ces troupes s'élevaient à quinze mille hommes , dont douze cents hommes de cavalerie. Le général Baraguay-d'Hilliers , avant d'avoir le commandement de cette division, était gouverneur de la province de Smolensk, et résidait à Wiazma.

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