LIVRE I. io
sième k Janowiczi , la garde royale italienne à Suraj et sur la rive droite de la Dwina. Pendant ces marches <m surprit deux convois de vivres , l'un à Suraj et Tautre à Weli] , et Toii s'en empara.
Mûrat se dirigea par Janowiczi sur Rudnia, et cantonna la cavalerie dans les environs de ce bourg ; il s'étendait jusqu'au delà d'injb^owo.
Ney prit ses cantonùemens en arrière de ceux de la cavalerie.
Des trois divisions du premier corps i l'un^ campa près de Witepsk , les deux autres f ureqi s'établir à Paulowiczi^ à moitié chemin dâ W^itepsk à Babinowiczâ-
La garde s'établit à Witepsk et dfUais les en- ?iron&.
i^ai déjà tr&cé le tableau des difficuliés qii^e préscnitast la guerre de Russie i de^ maax infini qui accablèrent l'armée dès les premiers jour.s dft rinvaàîoii' ^des peirtes.énoi^mes qui en furent la snî^d* Jba maraude ne pUtfOunûr ni papuoi» pA £Minè4::nl eau^de-vie en as^ez.grande.quantitfj letans iQnnqua pour edbvfirtir le graii^.en £ar, rine , et pour fabriquer le pain ; les moulins qui se tltmvàient sur les iroates, tt'àyant peint été protégés parles sauve-gaf dëS , furent bi^ûlés et saccagés; les cq^yQd^ de vivrê^ etajfent eji ar-
io4 EXPÉDITION DE RUSSIE.
rière et ne rejoignirent plus. La chair des animaux , l'eau marécageuse furent souvent la seule nourriture du soldat. Les fatigues , les privations , l'insalubrité des alimens , un soleil brûlant pen* dant des jours très-longs , le bivouac , préférable encore dans la belle saison aux huttes infectes des paysans, occasionèrent beaucoup de maladies y particulièrement des dissenteries ; il fallut établir un grand nombre d'hôpitaux ; mais ils furent toujours insuffîsans et mal organisés; on pouvait à peine donner aux malades les alimens de première nécessité , bien loin de pouvoir leur procurer les soins qu'exigeait leur étaJt. La Lithuanie n'offrait presque point de ressources pour ce genre d'établissement ; les approvisionnemens n'avaient point été calculés pour un si grand nombre de malades ^ et avaient éjfjîrôùvé le même retard que tont ce qui arri+-. vait par transport. ' i^
L'armée éprouvait uncdkninutioneffrayaiitev autant par les maladies que par le grand mxnori bre des traînetirs 5"te«' troupes des ^aUiés firent ainsi les pertes les plus fortes (a)* L'armée-russe^
. (a) îl £su| œpfm^^t ejq-^Jiçeptçr les Poloiiais qui ^po;:^ térent Ifisfatigue^de cQt(e guerre mieux même que les Français : cela tenait à ce que leurs itiœurs et leùrs'liabitude& étaiient à pèxk'^ihs setiAlMtOiéélles des ftusses. ' "' '