‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 52 sur 174 · LIVRE I · texte numérisé non relu

LIVRE I

Koulnief , fut en présence , attaqua ausMtôt , mais fut repoussëe. Les troupes arrivant succeâsiYement , Wittgenstein renouvela se* attaques à deux reprises différentes , et avec aussi peu de succès. Le cond>at se soutint jusqu'à dix heures du soir , nourri pa^ un feu d'artillerie trèi^vif . La position de Wittgenstein était fâcheuse, celle d'Oudinot favorable et telle qu'il pouvait la désirer pour tenter le sort d'une bataille. £fi effet, de Jakubowo à Sébej , par KHastitsa , il y a beaucoup moins loin que par O wéia; ainsi, vainqueur, il pouvait envoyer une de ses divisions occuper Sébej , et couper ainsi la retraite de Wittgenstein ; vaincu , il se retirait lur Polotzk. Oudinot laissa la division Legrand dans sa position , et plaça les divisions Yerdier et Doumerc (de cavalerie), qui étaient arrivées pendant le combat , en deuxième et troisième lignes , le défilé ne permettant pas de les placer autrement. La division Merle était restée au gué de Sivroszina.

Le lendemain ( 3i juillet), de grand matin , Wittgenstein , ayant réuni ses forces , renouvela ses attaques ; il sentait la nécessité de repousser son adversaire au delà de KUastitza. Le combat fîit sanglant , opiniâtre , tour à tour fa- ^orable aux Français et aux Russes : lorsque

Ton combattait de près , la valeur des troupes françaises se manifestait par des actions d^uné grande vigueur ; mais lorsque Tartillerie seule exerçait ses ravages , les localités ne leur permettant de mettre en action que douze bouches à feu , tandis que leurs adversaires , moins res^ serrés, en faisaient agir quarante, elles avaient beaucoup à souffrir. Enfin Wittgenstein attaqua avec la totalité de ses forces , et Oudinot , ne voulant point risquer une affaire générale ^ se décida à la retraite ; il l'effectua en bon ordre^ repassa la Drissa le jour même , et prit position près du village d'Oboiarszina. Il ne fit point garder le gué , dans le but d'attaquer brusquement les Russes s'ils le passaient avec imprévoyancei Cependant Wittgenstein , dans la nuit méme^ se présente au gué , et le trouvant abandonne , se persuade qu'Oudinot est en pleine retraite; il forme un corps de douze mille hommes , qu'il met sous le commandement de Koulnief , le charge de la poursuite , lui ordonne de franchir la Drissa en toute hâte. Koulnief y mit une telle activité qu'au point du jour il fut en présence des avant-postes français. S'imaginant n'avoir à combattre qu'une arrière-garde , il fait avancer une batterie soutenue par un régiment de cavalerie; la canonnade s'engage aussitôt, et la

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