‹ Histoire de l'expédition de Russie (volume 2)Chapitre 64 sur 174 · LIVRE I. i5i · texte numérisé non relu

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gTQS de ses troupes suivait celle qui côtoie la rive droite du Bug. Il y eut à Lâuboml et Wij wa , des affaires d^arrière-garde qui ne le retardèrent que peu. Il cessa de poursuivre les Russes lorsqu'ils eurent pris position derrière le Styr, parce qu'ayant appris Tarrivée prochaine de Tannée de Moldavie ^ il ne crut pas prudent de s'enfoncer davantage en Wolhinie. I^e 29 août, les deux armées suspendirent momentanémeat leurs opérations. Tormassof occupait la rive droite du Styr , son centre était à Lutzk et Rojitze , il s'étendait sur sa droite jusqu'à Kolki ^ et siur sa gauche jusqu'à Bérest^ecsJco. Schwartzenberg avait la division Siégeqtl^al à Ratno et liiuba»ewo ; les deux autries a Kisejiin ; le coips de Reynîer était en position qiœlquea tieoes en avant de ce village , sur la route de Lutzk.

Cependant la jonction des deux armées , demée si ardemment par Barkjay, et qui avaj^t éprouvé UxkX d'obstacles, venait ei^fm de s'opérer (3 août) ; elle devait lui être avs^ntageuse ou foneste , selon la conduite que tiendra^ Napoléon ; avantageuse , si ce conquérant conti-^ nuait it s'enfoncer en Rxissie , car plus il se réuaissait de troupes sur un même point, plus ii pouvait de difficultés pour faire subsister les

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siennes ; funeste , si se contentant de tenir Barklay en échec , il dirigeait Davout avec les troupes sous ses ordres sur Kiow. Dans cette dernière supposition, le corps en observation à Mozyr, étant trop faible pour opposer de la résistance , Tormassof , se trouvait dans la nécessité d'abandonner précipitamment la Wolhinie et la Podolie , provinces fertiles en grains , chevaux et bestiaux ; et Napoléon , maître de toute la partie de la Pologne que possédait la Russie , envahissait les provinces méridionales , et devenii voisin des Turcs, pouvait, s'ils avaient continué la guerre, combiner ses opérations avec les leurs ; dans le cas contraire , les engager à la recommencer. Dans le doute sur ce que ferait Napoléon , Barklay aurait dû laisser Bagration sur la rive droite du Dnieper , pour couvrir les provinces méridionales.

L'armée russe, après deux mois de privations, de fatigues, de cruels revers, jouissait enfin d'un repos nécessaire et long-temps désiré. Barklay, contraint de céder à une supériorité irréîsistible , avait , en se retirant pour éviter une bataille , suivi la seule voie de salut. Plusieurs provinces étaient envahies , mais l'armée était intacte , et le sort dé la guerre encore incertain. Cependant , ne se dissimulant point que

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