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le 28 mai 181 2, à des conditions qui remplissaient parfaitement les vues de Démétrius ; car la Russie acquérait par ce traité la Bessarabie 'et la partie de la Moldavie qui est placée sur la rive gauche du Pruth , rivière qui devenait ainsi la limite des deux empires , et la Turquie recouvrait la Valachie et environ les deux tiers de la Moldavie. Si les plénipotentiaires turcs avaient insisté , ils auraient indubitablement obtenu la restitution de toutes les conquêtes qu^avaient faites les Russes ; aussi Alexandre ratifia-t-il le traité (28 juin 1812), tandis que le sultan s'y refusa d'abord. Dès que l'Angleterre et la Russie eurent connaissance de ce réfiis , elles réunirent de nouveau leurs efforts pour amener le sultan à ratifier le traité.
i '.La plupart des troupes turques retournent -dans leurs foyers à la paix : celles qui composaient alors l'armée, étaient fatiguées d'une guerrelongue et désastreuse. Lebruitqu'on avait népandu de la conclusion de la paix avait fait déserter un grand nombre de soldats. Lesmêmes bruits et la rencontre de ces déserteurs tirent rétrograder les troupes d'Asie , qui se rendaient à l'armée ; les fonctionnaires publics , surtout ies chefs militaires, favorisaient sourdement
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ces intrigues. Le sultan se trouva sans armée. Dans le même tems on lui représentait que les différends élevés entre la France et la Russie , ' pouvaient s^aplanir , et que Napoléon le sacrifierait de nouveau comme il avait fait aux conférences d'Erfurth ; que ce conquérant avait des vues sur la Turquie ( i ) ; que cela semblait prouvé par son établissement en Croatie, en Dalmatie, dans les îles Ioniennes, et surtout par rimmense matériel de guerre qu'il avait réuni dans cesprovinces. Ces raisons étaientd'ujDi grand poids ; aussi est-il probable que Finten-^ tion de Mahmoud n'étaitpoint de recommencer les hostilités , mais qu'il voulait seulement obte^ nir des conditions plus favorables. Quoi qu'il cii soit, ce monarque, digne peut-être de marcher sur les traces des Mahomet , des Amurat , mab enchaîné par une aristocratie militaire qu'il voudrait, mais qu'il ne peut détruire , fut, pcnir ainsi dire , forcé de ratifier le ïtraité signé i Bukarest. Il le fit étant déjà instruit du comr mencement des hostilités entre la France et la Russie, et des pratniers suct)ès.de Napoléon* Ainsi Alexandre, malgré sa position critique v fit, par la paix de Bukarest, Facquisition delà Bessarabie, et du tiers de la Moldavie.
Andréossi reçut enfin , dans les derniers jours