‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 102 sur 184 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

trouver compromis. Victor , qui Taurait d'abord suivi , aurait ensuite fait l'arrière-garde. Les généraux Zayonscheck et Junot , qui étaient arriva les premiers à Smolensk, se seraient retirés par Krasnoi et Orsza pour détruire les magasins et les ponts qui existaient sur cette route , afin de retarder Kutusof s'il voulait la suivre.

Ce qui devait causer la destruction de Tarmée de Moskou, lui fit seulement éprouver de grandes pertes. J'ai déjà parlé des fautes que commit Kutusof; ce général, étant arrivé le 9 novembre à lelnia, pouvait déboucher le i3 à Krasnoi et y être en position le i4 avec toute son armée. Il pouvait aussi envoyer directement un détachement sur Orsza pour y détruire les ponts (a). Quoique Kutusof ne fût arrivé que le i5 à la vue de Krasnoi, il pouvait cependant encore anéantir les débris de l'armée de Moskou; mais il resta deux jours en position parallèlement à la route , pendant lesquels, sillon ^ixexcepte l'attaque du quatrième corps par des forces quadruples;, iTn'entreprit

(a) La gjamison d'Orsza ëtaît très-faible , et la flèche qui couvrait les deux ponts sur le Dnieper ne pouvait tenir contre une attaque sérieuse.

rien de vigoureux. Il se contenta de canonner et de harceler avec ses Kosaques une armëe qui n^avait , pour ainsi dire , ni cavalerie , ni artillerie ; qui était accablée de maux et de privations ; qui était embarrassée par ses bagages et par un nombre de traîneurs presqu'égal à celui des combattans; qui , par ces raisons , ne pouvait profiter d^aucun succès; une armée etifin, dont il pouvait attaquer tous le» corps successivement , et qui aurait été hors d'état de lui résister, quand même tous ces corps auraient été réunis. Le 17 , lorsqu'il se fut enfin décidé à attaquer la position de Krasnoi^ il aurait àà diriger rapidement une partie de ses fôrcfes entre Krasnoi et Liady , pour couper la retraite de Napoléon , et , ne l'ayant pas ftit, il devait au moins , ^'apercevant que Na^ poléon était rédoit à chercher son salut dans une retraite précij[)itée, quoique Ney ne l'eût pflHs encore rejokit , le pousser ce jour même jusqu'au delà de liady , et faire construira des ponts à Kbomiiio et ensuite à Rasasna (a), pour se porter^ à marches forcées , sur la route d'Orsza à Borisow. Il aurait ainsi replacé l'ar-

{a) Kutusof durait trouve en ces deux endroits les tampes des ponts que les Français y avaient construits , ce qui éisLit un grand avantage.

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