‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 105 sur 184 · LIVRE IV · texte numérisé non relu

LIVRE IV

traite continua; Napoléon établit son quartier général à Kokhanow ; son arrière-garde aban-* donna Orsza {a) à deux heures de Taprès midi , après avoir brûlé les deux ponts qui s*y trouyaient; Tarmée avait été renforcée par la garnison d'Orsza » par celle de M ohilow qui allait la rejoindre , et par un dépôt de cavalerie qui était à Gorki , sur la route d'Orsza à Mstislaw. D'Aloma (6) avait évacué Mohilow dans la matinée , et se retirait sur Bobr , où il devait se réunir à l'armée. L'ordre de la marche avait été réglé ainsi ig[u'il suit : à l'âvant-garde Junot et Zayoncsdiek; venaient ensuite la garde ^ Ney, Eugène et Davout qui continvmt à être chargé de Tarrière-^garde; Eugène devait soutenir Davout, s^il était nécessaire. Napoléon 9 rempli d'inquiétudes, relativement à la conservation de Borisow, qui n'était encore occupé que par ce qui restait de la gar^ nison de Minsk , fit écrire plusieurs f ms aux généraux Oudinot et Dombrowdd , pour leur faire sentir combien il était important qu'ik

(a) On abandimiia dans Qrssa beaucoup de blessas et dr malades ; les mêmes pertes se renouvelaient dans toutes les villes qu'abandonnait Tarrière-garde.

{b) Le lieutenant gënëral marquis d*Alonia, Portugais^ ëtait gO^avernêur de Mohilow.

arrivassent pour défendre ce poste. Il poussa la prévoyance jusqu^à indiquer ce qu'il conviendrait de faire si l'ennemi s'était emparé de la tête de pont de Borisow. La lettre dans laquelle il traite cette question était ainsi conçue :

Le prince de Neufchâiel et de TVa^am au duc de Reggio.

« Au quartier gënéral près de Kokhanow y le aa novembre , » à deux heures et demie du matin.

» Je reçois , monsieur le duc , votre lettre du » 21 ; sa majesté voit avec plaisir que vous serez » aujourd'hui à Borisow; l'empereur espère » que le général gouverneur de Minsk aura » senti la nécessité de garder la tête de pont » qui assure le passage. Le général Dombrows- « ki ayant dû arriver le 20 avec une partie » de sa division , doit avoir mis ce point im- » portant à l'abri de toute insulte.

» Si l'ennemi s'était emparé de la tête de » pont , et qu'il ait brûlé le pont , de manière » qu'on ne puisse passer, ce serait un grand » malheur, et le général Dombrowski serait » bien coupable de la mauvaise direction qu'il » a donnée à sa division. Il serait nécessaire » que vous vissiez sur les lieux s'il y a moyen

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