LIVRE IV. 29Ô
» pour TOUS porter entre Losmtza et Niéma- » nitza; vous passerez le rayin qui est entre j» ces deux endroits ; Fempereur vous ordonne » de faite brûler toutes les voitures de ceux » qui n^ont pas le droit d^en avoir. Quant aux » généraux qui y ont droit, ils doivent se bor- >> ner h une seule voiture. L^empereur a vu que » le général ****** en a quatre, vous deux ou » trois. J'ai vu, à la suite de mes équipages,. une » voiture du capitaine ****** ; aucun soldat ni » vivandier ne doit avoir de voitures* Faites » donc brttfer; il faut le dire, dans vingt- » quatre heures nous serons- peut-être obligés » de tout brûler ; donnez tous les bons che- » vaux à rartillerie.
» iSî^n^ ALEXANDRE. »
Le 25, à huit heures du matin. Napoléon monta h cheval et se dirigea sur Borisow. Pendant ce trajet , il reçut fréquemment des nouvelles de la Bérézina; il mit pied à terre à cinq reprises différentes ,;et, s'arrétant sur le bord de la route ,.il regardait passer les troupes et cette masse désorganisée qui les accompagnait. Il dut être livré à de bien cruelles réflexions à la vue du déplorable état de son
iqi EXPÉDITION DE RUSSIE.
armée dans des conjonctare» si fatales f Une heure avint la nuit , il atteignit Borisow ; cette TÎUe était en partie brûlée ; il la parconmt, aiiisi que les bôi'ds de la Béréeina dans le voisinage du pont y pois il vint s^établir dans la première maison que Ton trouvait en arri-* Vantd'Orsza. Oodinot, pendant cette journée^ avait continué à occuper Borisow , Ukoloda , et Stakowa , en attendant que les préparatifs , pour )ieter un pont i Studianka , fussent exécutés.
IMé et Ghasselt^up étaient arrivés à Bomow à cinq heures duinatih, et après y avoir laissé en tnatérîel et ^*»soAnel ce qu'il fallait pour donner plus d'activité et une pluis grande appirence de réalité aujt démonstrations que Ton faisait depuis deux jours , ils étaient partis à midi pour Studianka, et y arrivèrent à cinq heures du soir. Ils devaient y trouver les ïna* tériaux ^nécessaires à la construction d'un pdnft ; mais l'on n'y avait prqparé qu'une vingtaine de chevalets qui avaient été coristhiits avec dès bois trop faibles , si Wen qu'on iiè put s'efa servir ; àiîttsi , le 25, àeinq heftrès dû ^ôir , auc^B des 'travaux préparatoires pour l'établissement desponts n'était encdre commencé. Le deuxième