‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 124 sur 184 · LIVRE IV. 3o · texte numérisé non relu

LIVRE IV. 3o

mâtîn , atteignit la gi^aaâe route à Losnitza , y laissa Partouneaux avec sa diTLâon et la division Foumier (de cavalerie) , et poussa ce jour même jusqu'à Borisow, qu'il occupa avec ses deux autres divisions. Ce fut pour l'armée de Moskou uii spectacle nouveau que celui de soldats ayant cotiserré leurs uniformes, leurs armes et leurs rangs , et , pour le neuvième corps , un spectacle inattendu que celui du déplorable état auquel se tomvâit réduite cette arïn^é (d) ; H e* fitt frappé d'étonnemeat et de stupeur; aussi dèis le lendemain de sapooiction^ avant que les maux qui devaient en résulter ne ^eussent atteint , \m grand lionlbre de soldats ,

(a) On a tant répété que ce fut lie froid qui causa les débastrès dé rarméè, qné ]e crois nécessaire de faire oonnftitre eKficte«»«»t ^elle avait été )ttS<|u'alor9 S09 influeuce. Ce ue fut pas le froid seul qui détruisit et désorganisa Tarmée de Moskou, puisque les deuxième et neuvième corps âvàî'eht conservé un ordre parfait , <]fuoîqu'ilB eussent induré les mimes froidf^fu'^Ue'. l«eiroiè4ec, mai» supportable, ^ se fit sentir depuis le départ de Moskou jusq[u'à rapparitionde la neige , fut plutôt avantageux que nuisible. Les principales causes des d'ésfastréâ de Farmëe. furent d'abotd la famine; ensuite les marches et les bivouacs non interrompus; enfin le froid , lorsqu'il fut devenu rigoureux, ou lorsqu'il fat humide. Quant aux chévaUï , il» supportent très-bien le froid ,• quelque rigoureux qu'il soit, quand ils sont bien nourris 5 aiasô ils ne périrent que de faim et de fatigue.

3oB EXPÉDITION DE RUSSIE.

effrayés ou entraînes par l'exemple , ayaient dé)à tjuitté leurs drapeaux. Davout atteignit Losnitza le 26 au soir , et cessa de faire rairière'garde ; elle fut confiée à Partounéaux. Eugène bivouaqua à Niéinonitza; Ney , étant arrivé à Studiankà , reçut Tordre de passer la rivière dans la nuit , de prendre position derrière Oudinot , et de le soutenir s'il était attaqué le len- -demain. On réunit à son commandement la division Claparède ; elle devait le rejoindre dans là matinée du 27. Pendant la nuit du 26 au 27, deux ruptures, survenues au pont pour voitures (o) , interrompirent le passage ; ces accidens furent surtout nuisibles , parce qu'ils augmentèrent l'encombrement qui commençait déjà à se former entre la rivière et Studiankà. Les pontonniers , quoiqu'accablés de fatigue par le travail de la journée , exécutèrent ces réparations avec un grand zèle.

Cependant Wittgenstein , étant arrivé le 26 à Kostritza , se trouvait à peu près à la même distance de Studiankà que Victor , et par conséquent plus près de ce village que les troupes

(o) La première rupture arriva le 26 à huit heures du soir, la seconde le 27 à deux heures du matin. Le pont ne fut réparé la première fois qu'au bout de trois heures de travail, la ^seconde qu'au bout de quatre heures.

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