LIVRE IV- ' io
françaises, qui étaient encore en arrière de Borîsow ; ainsi ces troupes pouvaient se trouver coupées si Wittgenstein se dirigeait rapidement sur Studianka. Partoaneaux devait s^arrêter à Borîsow , et y tenir jusqu^à nouvel ordre. Victor , s' étant mis en marche le 27 à quatre heures du matin , atteignit de bonne heure Studianka^ et prit position autour de ce village; Eugène et Davouty arrivèrent dans le courant de la journée. Napoléon avait passé lui^ nuit dans mie chaumière de Studianka ; il s'occupait personnellement, afin d'accélérer le passage de l'armée , à rétablir l'ordre continuellemfent troublé près des ponts; quand il s'éloi-î gnait , Berthier, Murât, ou Lauriston le remplaçaient, mesure très-utile lorsque le passage était livré aux militaires isolés, car alors aur cune autorité n'était assez puissante pour maintenir Tordre; il fallait e«q)loyer la force. A une heure de l'après midi, Napoléon monta à cheval, passa la Béréziha ,. et fut établir son quartier général dans le petit hameau de Zar niwki, situé au milieu des bois , à une lieue des ponts, et près de la route de Borisow ; sa garde, qui le suivait, vint y prendre position ; la division Daendels, du corps de Victor, passa ensuite. Tçhitchagof rest^ toute cette journée
3io EXPÉDITION DE RUSSIE.
dans rinactioB ; une pairie 4e son corps obser^ vait Boriflow^ Fautre était ai présence de Ney. On se souvient que Nsqpoléon, aussitôt qu'il eût af^ris la perte du pont de Bortsow , avait, de sa personne , et suivi de sa garde ^ accéléré sa marche, tandis que les généraux Eugène et Davout avaient au contraire ralenti la leur ; il en résulta que la plus grande partie des militaires isolés et des traineurs suivirent d^abord ces deux généraux ; mais depuis que Partouneaux faisait Parrière-garde , ils se trouvaient entre ce général et Borisow. Jusqu'au 27 , Ton était parvenu à conserver quelqu'ordre près des ponts ; le passage n'avait été interrompu que par les deux ruptures dont j'ai parlé ; à quatre heures de l'après midi, une troisième rupture eut lieu toujours au même pont , et le passage ne fut rétabli qu'à six heures du soir. Les militaires isolés et les traîneurs conotmen-* cèrent alors à arriver en foule , amenant avec eux une grande quantité de voitures et de chevaux; leur marche tumultueuse et confuse occasiona un tel encombrement, que le terrain , entre la rivière et Studianka , se trouva cpuyert d'hommes , de chevaux et de voitures (a) ;
(a) L'armée de Moskou avait perdu, avant que d'atlemdrt