LIVRE IV. 3ii
aussi n^était-cf plu^ qa^a'vec de$ peôiiQs infimes, et qu'iq>rè8 ayoir couru de grands dangers que ToA pouvait pénétrer juaquUus pQnt&. U devint alors impossible de rétaWîr Tordre , et le pa^ sage fiât souvent interrompu par h$ erofearras qui ae fiDrmaient aux culées , et par suite des disputes et des rixes qui s'y élevfttent entre <eux qui voulaient passer. Ce ipi'Sugène, Davo«it et Latour - Maubourg conservaient encore de combattans traversa la rivière pendant cette nuit et avec beaucoiqi de peine ; ainsi il ne r^sta sur la rive gauche 4e la Bérésina, que le» divisions PartQuneaux et Girani^ et deux ^riga4es de cavalerie légère Ça).
Nous avons vu qpie Wittgenstein s-était avancé le 26 jusqu^à Kostritza ; le 27 il se dirigea sur Borisow avec tput st^à corpa , se contentant d'envoyer devant Studianka un détachemeat de Kosaqpes pour observer les Français sur ce point. Partouneaux, dans le m^me
la Bel ëzîna , presque toule son artillerie et la plus grande partie ^e ses bagages i mais les deuxième et neuvième <M>ips ayant
ture§ 4ç V^rmée sç tr^uya fg^ ai^gmep^J^ par suite d^e sa jonction avec ces deux cprps.
(a) La division Girard était composée de Polonais, et ne comptait plus que dix-sept cents hommes.
3i2 EXPÉDITION DE RUSSIE,
tems , se retirait sur Bortsow , où il arriva à midi : cette ville était encore remplie d'un trèsgrand nombre de traîneurs qu'il n'avait pu faire partir; il se disposait néanmoins à continuer sa retraite , lorsqu'il reçut l'ordre de se main-* tenir dans Borisow , et d'y passer la nuit. H n'avait point encore achevé de prendre les dis^ positions nécessaires pour Fexécution de ce nouvel ordre , lorsque le bruit du canon , et la foule des voitures et des traîneurs qui rétrogradaient, lui apprit qu'il était coupé de Studianka. Sa position était on ne peut plus critique , puisque Napoléon n'avait point laissé de troupes entre Studianka et Borisow pour pro^ léger sa retraite; et, selon toutes les apparences , on le sacrifiait pour le salut du reste de l'armée. Sa division , qui s'élevait encore à près de cinq mille hommes , avant que le neuvième corps n'eût opéré sa jonction avec l'armée de Moskou\ était réduite à trois mille cinq cents hommes , et la brigade Delaitre , qui avait été mise sous ses ordres, ne comptait que quatre cents chevaux. Platof le suivait ; Tchitchagof pouvait occuper Borisow aussitôt que le pont ne serait plus gardé , puisque la précipitation ,| avec laquelle Partouneaux était obligé de se retirer, ne lui permettait pas de le faire dé--