LIVRE IV. Îi
traire (a) ; enfin c*était Wittgenstein avec toute son armée qui marchait sur Borisow. Dans cet état de choses y Partouneaux se hâta de quitter cette ville et de marcher à la rencontre de Tennemi , pour tâcher de se frayer un passage (ô) ; deux de ses brigades, ployées en masse , suivaient la route de Wésélowo (c) ; la troisième marchait à droite dans les terres. L'un des régimens de cavalerie devait seconder Fattaque de la tête de colonne , Fautre faisait Farrière-garde et maintenait les Kosaques. Une foule désordonnée de traîneurs , de chevaux et de voitures, s'interposait entre les colonnes, et se pressait autour des combattans. Ces difficultés, l'arrivée d'un parlementaire, la grande supériorité de l'ennemi , rien n'arrêta la marche du soldat , qui attaqua avec une grande résolution , et à plusieurs reprises ; mais ses efforts
{a) On se souvient qae ce pont avait seulement ëtë coupe du côté des Russes, et Ton se gardait bien de le détruire du côté de Borisow , puisque le but que «e proposait Napoléon, en ordonnant à Partouneaux de passer la nuit dans cette ville, était de continuer les démonstrations sur ce point, afiu ^ue Tcbitchagof y lais^t comme précédemment une partie dt ses forces. ' ' ^ ' -^ * • '
(b) n était alors quatre heures de l'après midi.
<c) Cette route conduisait aussi à Studianka, ainsi qu'on le voit sur la carte.
3i4 EXPÉDITION DE RUSSIE.
TWrent se briser contre une trop grande sujperiorité de forces : Partouneaux f]at enveloppe et fait prisonnier à la tête d^une de ses brigades; les deux ^utres brigades et la cavalerie purent se retirer^ jusque près de Borisow , où elles passèrent le reste de la nuit , entourées de tous côté^ par recmemi. Le 28 au matin , elles mirent bas les arme^; la moitié des troupes de la division Partouneaux avaient été mise^ hors de combat; les généraux Blamont et I>elaitre étaient au nombre de^ bleues (a). Ind^n- - ddmm^fit de la division Partounef^ujic » cinq ou six mille traîneurs et beaucoup de bagages tombèrent au pouvoir de Wittgeo^tein.
{a) Uh bataillon qui était d'extrême arrîère-garde , et fort seukmeBt de cent vingt kommes , fut assez heureux pour at-^ teindre Studianka , par^^ qu'il suivit Ifi /;h^n de traverse qui est à gauche de celui de Wësélowo : il dut son salut à l'attaque de Partouneaux sur la route de Wésélowo j elle fut cause queWittgenstein n'étendit pas d'abord sa droite jusqu'à la Bér<fzina.Le chemin de traverse commence à un quart de lieue de Bori^w à border la Bérézina , et continue ainsi pendant une Ueue et demie, resserré entre la rivière et des collines. Si Partouneaux eût pris ce chemin , il eût succombé beaucoup plus tdt ; mais s'il eût su qu'il était coi^ par la {totalité de l'armée de Wit^;e^stei^ , ^t qu'il eût sacrifié unp bujigade e% un régiment de cavalerie pour faire attaquer sur la route de Wésélowo pendant qu'il se serait 4Àng^ en toute kit^ ^r Studianka par le chemin de traverse, il aurait peut-être pu échapper à Wittgenslein.