LIVRE IV. 3i
Victor, kittant contre des forces quintûplçs.de* 'Meimes, n'ayant d'autre artillerie .que celle de Isa réserve (a) , ne pouvant, être soutalu , oc-»cupant un développement beaucoup trop grand en raison de ses forces , n'ayant point de rc-* traite, puisque le passage des ponts était obs^ trué , se trouvait dans une ^iùiation tout*à^£ait critique. Non*seulement.il se siofutint avec«une Valeur admirable , faisant charger tantôt son infanterie , tantôt ces trois cents hommes de cavalerie que commandait Foumier , mais l'ennemi s'étant emparé d'unbois situé sur la droite de Studianka, à une portée de canon de ce village , il l'en chassa , et s'y maintint jusqù'an soir,
Pen<knt le tems que Wittgenstein fut ma** tre de ce bois, il dirigea le feu de plusiente batteries sur cette foule qui entourait les ponts , et porta au milieu d'elle la désolation et la mort. Une terreur soudaine s'emparânt alors de tous les cœurs , on se précipite vers les ponts ; les» voitures s'accrochent et se ren-r versent; beaucoup d'hommes sont étouffés. ou écrasés; d'autres, poussés dans la Bérézina, y
(a) On avait fait passer Tartillerie des divisions Girard et Daendels , et il était impossible de la faire repasser.
3i8 EXPÉDITION DE RUSSIE,
trouvent là mort ; qœlqate uns se sauvent à la nage , on attei^ent les poats sur lesquels ils s^efforcent de iliouter en :se cramponnant aux die valets^ une grande partie de ceux qui étaient restés avec leur voitures dans Tespoir 'de les sauver, les abandonnent* La confusion fut «dors à son coinide : beaucoup de dievaux, pousses dans la rivière, se noyèrent, ou res* tarent engagés dans les ^aces ; d'autres, errant sans guides, se réimirent , et se serrant les uns contre les autres , formèrent en plusieurs en^ àcoibA des nunses imtiénétrables.
Sur la viyt droite de la Bérézina, le combat était aussi anâné et non moins glorieux ; à la vérité il n'y régnait pas la même dispro* pcnrtion entr^ les forces de Néy et celles de Tcliitebagof , mais les troupes de Moldavie, cenœiposées de soldats vieillis sous les armes, tétAiMH plus agoàies que celles de Wittgenstiski. Tcotes les attaques de Tdntchagnf fîtreiEit repoussées sans qu'il fort nécessahnô île faire domvsr la garde. La batterie de résierve du deuxième corps, placée sur la route de Borisow, fit beaneoup de mal aux Russ^, et Doumerc, à la tête de sa division de cuirassiers , qui comptait encore cinq cents chevaux ,