LIVRE IV
le 1 7 , à neuf heures du soir , s'en emîpara , et y prit un bataillon et un escadron.
Lewis dut son salut à ce qu'Hunerbeîn , au lieu de le poursuivre , ainsi qu'il en avait reçu l'ordre , se retira au contraire sur Baldon.
Palucci , ayant été exposé , par suite de ses mauvaises dispositions, à perdre une partie de la garnison de Riga, devint plus circonspect; Macdonald reprit ses anciennes positions. Ce général avait reçu le i6 novembre , et par l'intermédiaire de Maret , des nouvelles de l'armée de Moskou qui l'instruisaient du retour de Napoléon à Smolensk, sans toutefois lui faire connaître l'état déplorable de l'armée , ni comr bien sa position devenait critique. Le mois de novembre s'écoula sans qu'il reçût d'autres» nouvelles ; mais , étant instruit de la prise de Minsk et de Borisow par l'armée de Moldavie , de la position de Wittgenstein à une si petite distance de la ligne de retraite de Napoléon , et de ce que publiaient les bulletins russes , relativement aux désastres de l'armée de Moskou , il éprouvait de vives inquiétudes. Le 4 décembre il reçut, par Maret, des nouvelles du combat de la Bérézina : ce ministre lui annonçait que Napoléon avait battu les généraux Wittgenstein et Tchitchagof, qui voulaient
Fempêcher de repasser la Berezina , et avait réduit Tannée de ce dernier général à sept mille hommes d^infanterie et à six mille de caralerie (a) ; ces nouvelles le rassurèrent sur le sort de Napoléon et de son armée.
Nous avons vu que Schwarteenberg avait poursuivi Sacken jusqu'en Wolhinie , et que le 2^ novembre , par suite de l'invitation de Maret , il avait rétrogradé pour se diriger sur Minsk. Le i*' décembre , il arriva à Prujany et y séjourna ; le 7 , son avant-garde atteignit Slonim. Il reçut , pendant qu'il était entre ces deux villes , une dépêche de Maret du 2 décembre ; ce ministre lui apprenait que Napoléon avait forcé le passage de la Bérézina et battu plusieurs fois les Russes; par suite de cette nouvelle , Schwartzenberg, croyant que l'armée russe battait en retraite , envoya l'ordre à Frimont(6) de se porter sur Nieswij , et de pousser des reconnaissances sur Minsk et
{a) Peu de jours après , Macdonald reçut , par voie particulière , la copie d'un ordre du jour , publie à Kœnigsberg relativement au brillant succès obtenu à la Bérëzina ; il y était dit que Napoléon y avait fait neuf mille prisonniers , et avait pris neuf drapeaux et àovàe canons.
{b) On se souvient que Frimont était resté à Slonim avec six mille cinq cents bomraes lorsque Schwartzenberg rétrogra*dait sur Wolkowisk.