LIVRE I Y
Slutzk pour inqiiiâerles tk>rps niaes , battus à la Berézina y si, dans leur retraîtÊ^ ils passaicint par ces points. Sdiwartzetiberg , aussitât arrivé à Slonim , reçut une nouvelle dépêche (4) du 4 décembre qui le jeta dans Fiacertitiide sur ce qu^il devait faire. Maret kd donnait des détails sur la victoire de la Bérézîna, et luîdifiaxt de marcher dans le sens de la position actuelle, «ans lui faire connaître quelle était èette position. Schwartzenberg s'arrêta «donc, attendant de nouveaux (wrdrés. Il n'y avait d'ailleurs que la plus impérieuse o^essité qui. put en^ger à faire marcher des trompes, le frdid étant devenu si rigourèiQC y que chaque marche faisait périr ou eMvopiait,; par la congellàtiou , up ^randnondxre de soldats. / '^
Reynier arvail; quittév^le i^*" décembrç y Bre-
àesc-Litomkiy l^près y avoir ^is^ m biigade
{K^onaise , «t'^'étastdiiîgésUr^ Slonim; ilVar-
^xéta.le 7 a Rii|ana/^ et cantonna; ses troupes
dans les environs.
Wilna, «i importante' sious le pokit' de vue militaire, à cause de sa position sur la principale communication de l'armée, et parce qu'op y avait réuni d'immenses magasins et formé des établissemens militaires {a) , Tétait encore
(a) n y avait à Wilna un arsenal , des casernes , des hdpl* II. a a
•davantage xomme cftef-liea du gOuTemement lithuanien , fet parce qae Maret et le corps diplomatûjue y résidaient : son importance s^était encore accrue depuis que Napoléon avait pénétré )US(pi'à Moskou ; elle était devenue , pour ainsi dire t la. capitale des pays qu^il venait de conquérir, et sa perte aurait convaincu toutes les puissances de TËurope que les affaires de ce conquérant étaient désespérées. £n vain les Russes faisaient -ils connd^re les revers inouis qui venaient de Faccabler , on ne jpouvait y ajouter foi ; on croyait leurs bulletins aussi inexacts. et ayssi exagérés qu^ils Tavaient été au tems da leurs revers (a). On i^ concevait point, d^ailleurs , que Napoleoaeût éprouvé de telles pertes sans qu'ua ienl des cbnunândans de corps d^armée fut tombé au pouvoir des B.us- : ses ; aussi , «piôiqu^il ne restât plus de Tannée de Moskou que des. débris dans. le plus. déplorable état , .quoique lea cadavres de; ses guerriers
'taux, Une maimteoidoft et un grand nombre de magasins » de vivres et d'effets militaires.
(a) Les bulletins russes avaient alprs été rédiges uniquement pouf agir surla nation russe, et l'on avait aparté le plus grand soin à empêcher qu'elle n'eût communication de ,qeux de Napolëonj aussi remplirent-ils le but'fu'on s'était proposé. Ils ne pouvaient tromper également ceux qui lisaient les deux versions.