LIVRE IV
;3iraiiée daxis de tdies conjonctures , on n'ayait pu leur donner m bois (a), ni seco^^» d'aAieune espèce ; et jostia'alors , les Kosai^es , et souvent oiéDie ks soldato préposés pour les gitrder I pénétraient au milieu d^eux , et ache* vaient de les dépouilfen Saixlt- Basile (è) , se* jour iMT^iKie ^ iquel a^et offrait âlor4 motre enceinâte âlencieuae? Des ipalheureuic entéasé^ le» uns sur les aiztresy daliB des a[q^Mrte<nena glacée et infectés por les mepdïlpes gai^grë^ nésf (e) , et les ordures de ceux qui les ùùc^
(a) Ghosç extraordinaire dansu^payscooime la Lithuânie^ <)il manquait de bois à Wilna; cela résultait de ce que les arri- ▼ft^fes par 1» WiUa a>rtn<nt4Méstis{»etidUs pendant le së^ooi' ûèê Fra^^i^, parce qWih avaient touIu mettre tin àicqtt tra|» im% 6ur ce commerce.
{b) Saînt-Basile était un couvent ou Ton entassait les prifioÀirieFs; une gtirde avaft ët^ placée à la p^itte d'cittrëé p<iuf les rinpâcheto ok sortir. J^squ'i I Vvxmée d'Al«i»aftr« ilsi fi^ rent sans feu, s^ns ea^^ par il a'^ en avait |M>in^ dam l'enceinte du couvent ^ sans paille et sans secours d'aucune espèce. Ëhaque mati^dés soldât^ de cofNrée Jetaient par lesfenètxéÈ \m eadavres de>ti^£qU} éteieni moxts^endàm k tiitftr et la journée préc^me« D^e nouveau^: pri^oiiiiieni^ ttpMt^B^ chez les habitans , dans les villages du voisinage , ou amenés de la route de Kovfrno, rempl$^i|ient ^es morts. On fit quelques distril^ution^ ^e biscuit; mais la neig^, d^nt la eovr était remplie, servit s^eule à étancher la soif de. cem^ ^ av^eni assez de fprce pour descendre dans la co^r»
(c) La gangr^e «e 4^1are J»i«atôt après la o^ageUatioA d'uu membre.
Il* aS
paient ; autour d^eux , .plus de six mille cadavres, amoncelés 4ans les cours ou on les avait jetés par les fenêtres, et sur les escaliers où beaucoup de ces infortunés avaient retadu les derniers soupirs. Une épidémie terrible qui vint se jpindre à tant de maux fut la suite de ce traitement barbare ; bientôt elle s'étendit des lieux où elle avait pris naissance jusqu'au sein de l'armée russe , et y exerça ses ravages. Tel était le sort des prisonniers , lorsque Alexsuidre , ne consultant que son cœur, voulut juger par ses yeux de leur situation; il osa pénétrer dans ces demeures horribles et infectes, où l'air corrompu portait les germes les plus actifs de l'épidémie.Quel spectacle, grand Dieu, pour un souverain encore enivré des acclamations de la victoire! Monarque russe, quoi ,que tu puisses faire, cette action sera une des plus belles de ta vie ! Alexandre , profondément ému d'un sort si déplorable (a), désigna l'un de ses aidesde camp, Saint-Priest(6), un français que nos dissentions intestines avaient jeté sur ces terres lointaines ,
(a) Le grand duc Constantin marcha sur les traces de son frère; il -secourut plusieurs prisonniers de sa bourse, en fit soigner quelques-uns dans ses appartemens , et pensa devenir la victime de son humanité. Il fut atteint par la maladie epidnfmiquei mais sa forte constitution en eut bientôt triomphé.
{b) Saint-Priesti, qui fut chargé par Alexandre de prendre