LIVRE IV
rencontrer bientôt ; elle passait par laniski , Szawii^ Kelm, Nimoksly^. Tauro|^n et Piklupeneti. Bâcheluf avel^. sa brigade et un régiment de cavalerie plnisfiienne ^ marchait à Tavant-garde de cette (iolonne ; le 22 , il rencontra des Kosaques pour la première fois » et sa cayalerie délogesi des hussards qui occupaient Kelm. Le 27 , ayant le jour , il trouva le village de Piklupenen, où il arrivait « occupé par une brigade d%fanterie ^ du eorpade Wittgenstein ; Laskof , qui la cotnmandait , se retira aus* sitôt, mais il fut poursuivi et chargé par la cavalerie prussienne^ qui lui fait deux bataillons. Cette rencontré faisant craindre à Macdonald de trouver à Tilsit des forces plus considérables , il employa une {^rtie de la Journée du 27 à concentrer la division Grandjean. Il était déjà nuit lorsqu^il pénétra dans Til^t; des Kosaques qui occupaient cette ville ^ Vabâxidonnèrent à son approche;
Le lendemain ^ Macdonald s^étendit sur sa droite jnsqu^àRagwt; se3 communications avec Murslt ^ imterrompuesrdepuis quelques jours, fii^ rent rétaHMeSj mais eUes se trouvèrent interceptées avec Yorck. Cette circonstance semblait peu importante , parce qœ le général prussien était attendu à Tilsit dans la journée même ; il n'ar-
riva pas , ce qui pouvait résulter de la nécessité de se conc^trer , ou de retards occasionés par la marche des convois. Le 29, Macdonald ne reçut point de nouvelles d'Yorck , et aucun des nombreux émissaires qu'il lui envoya ne revint; le 3g , il resta dans la même ignorance sur le sort du corps prussien. La position de ce général était on ne peut plus embarrassante ; s'il se retirait , et que Yorckeût été coupé par des forces supérieures, on- pouvait l'accuser de ne l'avoir pas secouru ; s'il l'attendait encore , chaque, instant pouvait amener sa perte , puisque le rideau de cavalerie qui entourait une partie de sa position pouvait cacher des disposition» pour l'attaquer avec des forces bien supérieures aux siennes. Il était livré à ces cruelles inquiétudes , lorsqu'ayant remarqué des mouvemens parmi les troupes russes , il crut qu' il ne pouvait différer plus long-tems sa retraite , et se décida à l'effectuer le lendemain, quoi qu'il arrivât; il concentra donc pendant la nuit toutes ses troupes dans THlsit. Cette opération était à peine terminée, lorsque Massenbach, le 3i décembre, quelques heures avant le jour, repassa brusquement le Niémen avec sa brigade de cavalerie et un régiment d'infanterie prussienne, qui marchait avec la division Grand-
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Jean; aussitôt après ^.Macdonald reçut la lettre suivante :
Le lièuienant général d'Yorek au maréchal MàcdoruM.
« Taurogen^ le 3o décsmlire 181 3.
» Monseigneur V
» Après djes^ marches très-penibles , il ne » m'a pas été possible de les continuer sans » être eataméiur mes flancs et mes derrières; » c'est ce qui^a retardé la jonction avec votre » excellence , et devant opter entre Ualtema- » tive de perdre la plus grande^ partie de mes » troupes et tout le matériel qui ^ seul, assurait » ma subsistance, ou de sauver le tout, j'ai A cru de mon devoir de faire une convention, » par laquelle le rassemblement des troupes » prussiennes doit avoir lieu dans une partie » de la Prusse orientale, qui se trouve, par la i> retraite de Pàrmée française, au pouvoir de » Farmée russe.
» Les troupes prussiennes formeront un » corps neutre , et ne se permettront pas d'hosy^ tilités envers /aucun parti; les événemens à ^ venir, suite des négociatioas qui doivent
Sgz EXPÉDITION DE RUSSIE.
» aToir lifsu entre les puissances belligérantes , » décideront sur lenr sort futur.
i> Je m*ëmpresâe d'informer votre excel- » lence d'une déoiarche à laquelle j'ai été » forcé par les circonstances majeures.
» Quelque jugement que le monde portera » de ma conduite, j'en suis peu inquiet; le de- » voir envers mes troupes et la réflexion la » plus mûre me la dictent; les motifs les plus y> puTS| quelles qitè èoient les a^^rences, me » gmdentfikivottsfaiftant^moQseignearf cette » déQlaratien,'}^ ^Jieqmtle' éés'<d^ 7^ envers nova;^ , )et vous ptsie à^^%}^&> F^ssu-^ -^ rance du plus pit)l6nd respect^ a^eo lequel »^ j?ai lîhoiiiMyiv^ii'^i^v ^ - i^oMe e^cc^en^è ; w le lTOS-?hamble'sè7i^îtters . . > . î ^ ' » Le lieutenant général, Sig7îiéà^Ô&CK: »
, Yo]rç^ jKn CQQiw^re ^a, F4sG^ti<>n att: rpi^e
il'. t <« Tauicogen , le 3o décembre i8i^
-:') Mon. départ, :pa8^rèeur<'à celnê de M»? le yy marédiâli. IWdte devmaKherdei Miiau à