LIVRE IV
» l^sU, donné dans IWique Tue de couvrir » la retraite de ]a septième division, les mau- » yaischemitis^ et enfin la saison la plus défa- » vorable , avaient rendu ma position si dé- » sespérée , que j'ai été forcé de conclure avec » le général major de Diebitsch, au service de » sa majesté Fempereur Alexandre, la con- » vention que j'ai l'honneur de .mettre ci-joint » aux pieds de votre majesté*
» Dans l'entière conviction qu'en persis- » tant de marcher, j'aurais compromis l'exis- » tence de tout^ le coi^ps d'ajnqaiée , et entraîné » la perte de son artillerie çt de ses bagages ^ » comme pou9 en avons vu l'expérience dans •> la grande arn^ée^ j^ai cru, çpD[ime fidèle su- ^> jiet de votre majesté, ne devoir consulter » qpi^ son intérêt, asgoisi égfaxdpour celui de » son aillé ,, pour le^elj^aurais sacrifié tout ^1^ >> ^orps d^^rmée^ $anf jppuvpir lui être d'ua » véritable secours dan^ sa |>o$^tion actuelle.
>> Je mets voloittiers ma tête ai«ç pieds de » vQtr^; niàjestéi dw9 le cas où elle jugerait '> nia conduite réptéhensible. J'aurais la douce >> tranquillité de penser^ dai^ ce damier ijds- >> taot, qui^ j^ mQwrai comme fidètle sujets » comme un véritable Praisi^ft, et comme un
» homme enfin qui n^a voulu que le bien de
» 6a patrie.
» ^^ned'YORCK.
» Pour traduction exacte , le chancelier d^é- » tat,
» Signé baron de HARDENBERG (a). »
La Prusse , depuis plusieurs années , gémissait sous l'oppression de Napoléon , qui l'avait accablée de maux et d'outrages ; l'occasion venait de se présenter de lui faire recouvrer sa liberté, de la replacer au rang qu'elle avait perdu 9 peut-être même dans un rang plus élevé. Ses destinées s'étaient trouvées en quelque sorte entre les mains d'Yorck , qui commandait sa seule armée , et dont l'exemple allait avoir tant dHnfluence sur ses compatriotes. Le tems lui avait manqué pour prendre les ordres de son roi, il fut obligé d'en recevoir des circonstances ; d'ailleurs, le roi ne pouvait être instruit de l'état des choses; il n'était point libre>
il était captif dans sa capitale. La défection (i6)
(a) Cette traduction fut enyoyëe par ordre du roi de Prass« su M: le comte de Saint'^Mnnàaii, envoyé extraordinaire el ministre plënipotentiaii» près de ce aouveraîn.