LIVRE III. 12S
de Malojaroslawetz , les Kosaques ne salaient montrés qu'à rarrière-garde. Le i" novembre , dans la matinée , un détachement de cette troupe , appartenant au corps de Milorado witz , parut tout à coup sur la droite de la route , peu avant Tzarewo-Zaimisze , et fit un hourra sur un encombrement de voitures ; depuis , d'autres détachemens se montrèrent également , et toujours sur la droite de la route (a). On crai-
(a) Aussitôt que Napoléon eut ëtë instruit de l'apparition des Kosaques sur le flanc des troupes en marche , il fit envoyer aux généraux Davout , Poniatowski ^ Eugène et Ney des instructions relatives aux précautions à prendre contre les surprises de cette troupe. Je me contenterai de citer la lettre adressée à Davout , et la fin de celle adressée à Ney. Les autres n'en sont à peu près que des copies.
Le prince de Neufchdiel et de Wagram au prince d'Eckmulk.
« Wiatma, 1* 9 novembre à midi.
« Il est très-împortant, prince, de changer la manière avec » laquelle on marche devant l'ennemi , qui a une si grande » quantité de Kosaques. |1 faut marcher comme nous mai^ » chions en Egypte, les bagages au milieu , marchant sur au-< » tant de files que la route le permet , un. demi-bataillon en » tête , un demi-bataillon eu queue , des bataillons sur les » flancs en file , de manière qu'en faisant front il y ait du feu » partout, n n'y a pas d'inconvénient que ces bataillons soient » à quelque distance les uns des autres , mettant quelques n pièces de canon entre eux sur les flancs. On ne doit pas
gnait avec raison qa^ils ne précédassent um corps ennemi, peut-être l'armée russe tout entière , et les renseignemens qu'on était parvenu à se procurer augmentaient ces craintes. Eugène et Poniatowski auraient pu atteindre» Wiazma le 2 novembre ; mais » «'attendant à voir paraître l'ennemi le lendemain, il§ restèrent à Fedorowskoe pour soutenir Davout , qui était campé à une demi -lieue de ce village.
Quoiqu'il ne se fût écoulé que sept jours, depuis le départ de Malojaroslawetz , l'armée
» souffrir un homme i$olë ai un homme s^ns fusil. Passé le » défilé de Wiazma^ M. le duc d'Ëlchingen fera Tarrière- » garde de Tarmée. L'empereur ordonne , prince , que , passé » Wiazma , vous marchiez de manière à soutenir le duc d'El- » chingen , si cela était nécessaire ; et à cet effet vous vous en- » tendrez avec lui , et vous aurez constamment un officier de » votre état major près de lui. Vous réglerez votre marche sur » celle du duc d'Elchingen. Comme le corps de Ney et le vôtre M sont 5uffi9fti!s pour faire la retraite , Tintention de Tempe- » reur est que le prince Poniatowski et le corps du vice-roi y> fassent «me bonne journée pour gagner iSm^lensk em mar* )» chant dans l'ordre prescrit ci-dessus. Je laisse à Wiazma y> quatre officiers pour nous apporter de vos nouvelles.
» Si^né ALEXANDRE. »
Ia lettre adressée à Ney se terminait ainsi : « L'emjpereur^ » AMnsieur le duc , vous a donné verbalement ses instruc- .0) tions, et personne n'est plus à portée .que vous de connaître