LIVRE III. i3î
derrière la Wîazmat ; îl arvait fait construire un pont sur cette riTière , à une portée de canon de la ville , afin de pouvoir se porter rapidémertt rfn secours des corps qui étaient encore en arrière , et pour faciliter leur retraite.
Ponîatowski venait d'atteindre Wiazma , et il faisait déjà grand jour lors(ïu'un détachement de Kosaques vint intercepter la communication entre Eugène et Poniatowski , tandis qu'un autre détachement l'interceptait également entre Davôût ^t Eugène. Dans le même tertis , l'arrière-garde était vivement cartonnée, et l'infanterie de Miloradowita paraissait sur la droite , à la hauteur du point où se trouvait Dàvout. Et^gène arrêta la tête de sa colonne pour réunif* et former ses troupes , tandis que Poniatowski , rétrogradant , prit position avec son corps en avant de WisBinïa , à gauche de la route ; ce qui restait de cavalerie se réunit à droite de cette rotrte, et à la même hauteur : la présence de ces troupes rétablît tes commuiwcations (a). Dh-
rai par la droUe et \dL gauche celles des troupes qui ont fait face à rennemi. Je fais cette observation , parce qu'il est possible, comme il arriva au combat de Wiazma, qu'une partie des troupes ait fait face à T ennemi , tandis que Tautre marche en-» eore en retraite.
(fl) On voit que le corps d'Eugène formait une première
i3^ EXPÉDITION DE RUSSIE.
Yout , pendant que Ton prenait ces dispositions ^ hâtait sa marche : la position de ce général était difficile ; canonné à son arrière-garde , harcelé par la cavalerie ennemie qui l'entourait, embarrassé par une grande quantité de bagages et de traîneurs (a) , il aurait fallu qu'il s'arrêtât pour réunir ses troupes et prendre position ; mais il ne le pouvait sans courir les plus grands dangers. Ses bataillons, ployés en colonne serrée , marchaient donc à la suite les uns des autres , et d'un pas accéléré : ce fut dans cet ordre qu'il atteignit Eugène , au moment où ce général faisait appuyer ses troupes à droite de la route pour les opposer à l'infanterie russe ; mais Davout ayant pris cette direction, Eugène fixa ses troupes dans les positions où elles se trouvaient; sa ligne de bataille était perpendiculaire à la route, et il avait formé un crochet à son flanc :gauche , pour maintenir la cavalerie dont il était entouré. Davout , prêtant le flanc à l^ennemi , parvint difficilement à prendre sa place de bataille , et il y eut du désordre parmi
ll|^ne ; celui de Poniatowski et la cavalerie en formaient une seconde.
((?) Ces bagages et ces traîneurs n'étaient pas seulement ceux du corps de Davout y mais ceux qui , n'ayant pu suivre leurs corps , étaient restés en arrière.