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sfcs apprôvîsiônnemens , dirigea le corps d'Os^ terman sur Koritnia, et, avec le reste de son armée , se porta sur Krasnoi par Liatkowa , Proninaet Wolfcowo. Miloradowilz , qui Pavait devancé à Liackowa, formait' êOh avantgarde.
Je me vois contraint de suspendre le récit des opérations de Napoléon et de Kiitusof , pour m'occuper des corps d'armée détàghés. Plus heureux , l'historien dès dix lôille n'est jamais- obligé de détounier ainsi l'attention de ses lecteurs. Je vais d'abord', et pour ifé ^lus revenir sur ce qui est passé , foire quelques réflexions sur les opérations nlilitaiï^s dépuis- lè^ combat de Malôjaroslérwetz.
' Nâpoléoh, réduit à se retirer sûr SmolehSic par la route qu'il avait suivie en nlai'chant sur Moskoù , devait éprouver dès [k^tes d^aùtKnt plus grandes qu'il accumulerait plus de troupes sur cette routé. Il devait doué if y eïi' laisser que lé rtlôins pfttj3àible ; airfsi, il aiirfeiît fallu qu'il dirigeât Poniatowriâ , de Jegoriewskoi , sur lélnîa; Mortier et Ney , de Wéréîa, sur lelnia ; Eugène et deux corps de cavalerie , de Mojaïsk , sur Biéloi(a) , à'où ils auraient con-
{a) Une grande route conduit de Gjat à Witepsk en passant
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tinué leur retraite sur Witepsk si Napoléon avait été obligé d^abandonner Smolensk. Tous ces corps , suivis seulement de leur artillerie de ligne et de peu de bagages , auraient forcé de marche ; il ne serait resté sur la grande route que la vieille garde , le corps de Davout , deux corps de cavalerie , tous les grands parcs, toutes les batteries de réserve ,. et une partie des bagages des corps qui auraient suivi des chemins de traverse. Davout aurait fs^it l'arrière-garde avec son corps et deux corps de cavalerie ; il se serait retiré à marches forcés , détruisant toute Tartillerie et tous les bagages qui n'auraient pu suivre. L'on ne saurait objecter que cette marche , par des chemins de traverse , n'était point praticable , puisque Eugène et Poniatowski, à une époque où leurs corpsétaient beaucoup plus nombreux, avaient marché ainsi (a) ; puisque l'armée entière avait suivi un chemin de traverse , pour passer de la vieille route de Kaluga sur la nouvelle , et puisqu'enfin toute
par Biëloi. Eugène aui*ait pris cette route qifiand il aurait été à la hauteur de Gjat.
(a) Eugène sollicita l'auto^iBatipn de reprendre la route qu'il avait suivie en marchant sur Moskou, et ne put l'obtenir. Napoléon lui ordonna de continu^ à régler sa marche sur celle de Davout , pour le soutenir , s'il était nécessaire.
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Parmée de Kutusof était engagée dans des chemins de traverse. Par suite de ces dispositions , Davout aurait atteint Wiazma le 3i octobre , et Smolensk le 5 ou le 6 novembre. Les corps qui marchaient sur lelnia y seraient arrivés vers le 2 novembre , et ceux qui marchaient sur Biéloi à peu près à la même époque ; ainsi l'armée n'aurait point été devancée par Kutusof , n'aurait pu qu^être harcelée par des Kosaques , et aurait atteint le Dnieper et la JDwina avant l'apparition des grands froids. Non-seulement Napoléon , contre ses véritables intérêts, accumula toute son armée sur la route de Moskou h Smolensk , mais il ne prit aucun des moyens qui pouvaient adoucir son sort ; ainsi il aurait dû réunir à chaque étape de nombreux troupeaux (a) , et n'en fit rien ; il aurait dû aussi faire faire plusieurs ponts sur les ruisseaux et ravins pour faciliter les communications , tandis que l'on n'avait pas même réparé ceux qui s'y trouvaient. Telles sont les disposi-
(a) Les commandans de ces étapes ne s'approvisionnaient que pour un mois d'avance. Ils avaient intérêt à ménager les habitans; mais, pour le cas d'une retraite, ils auraient étendu leurs battues au loin. Un-aeul de ces commandans crut devoir prendre 4ette mesure, quoiqu'il n'en eût pas reçu Tordre, et elle eut un plein fuccès.
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tions qui auraient donné à Napoléon le plus de chances pour se tirer de la position critique où il se trouvait. Mais je dois ajouter qu'il fallait que son adversaire perdît du tems pour qu'elles eussent un résultat heureux ; car si Kutusof se fût dirigé à marches forcées de Gonczarowo , d'abord sur Jukhnow , où il aurait appris que le mouvement de retraite de l'armée française était prononcé , et de là sur Slawkowo , il y aurait devancé Napoléon , qui ne pouvait manquer de succomber , puisqu'à l'époque où ce conquérant aurait atteint Slawkowo, les pertes de son armée ne lui auraient déjà plus permis de livrer bataille à Kutusof avec quelque espoir de succès (a). D'ailleurs le général russe pouvait se retirer lentement sur Smolensk (i) , et peu de jours auraient suffi pour réduire Napoléon aux dernières extrémités. L'on a vu que Kutusof avait perdu quatre jours à tourner autour, de , Malojaroslawetz ; il est impossible d'aperce-
(a) En supposant même que Napoléon eût pu espérer de gagner une bataille y il ne pouvait se promettre de résultats décisifs, f^ute de cavalerie. Ainsi sa position n'en aurait pas ^té moins désespérée. ,
(6) CeUe ville ne pouvant être défendue que par la division Baraguay-d'JIilliers , qui était composée de recrues , on s'en serait emparé promptement ou on l'aurait cernée avec tiu détachement.