‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 60 sur 184 · LIVRE IL i · texte numérisé non relu

LIVRE IL i

de Hertel en troupes régulières étaient plus que doubles. La garnison de Wilna n'était compo*sée que de régimens de marche, et cette ville, couverte seulement par les débris du sixième corps, exposée à être attaquée par un détachement du corps de Wittgenstein , ne pouvait point envoyer de troupes au secours de Minsk. Victor, à la vérité, avait eu la mission de secourir Wilna, Minsk , Saint-Cyr ou la grande armée , selon la nécessité ; mais il avait été obligé de secourir Saint-Cyr, et ne pouvait plus faire aucun détachement considérable sans s'exposer à être accablé par Wittgenstein ; il aurait d'ailleurs fallu, pour qu'il arrêtât Tchitchagof , qu'il marchât contre lui avec toutes ses forces réunies.

Bronikowski , gouverneur de Minsk , avait conçu de vives alarmes lorsque les Russes s'emparèrent de Slonim (a) , et avait fait connaître au major-général le danger de sa position. Victor ayant été obligé de secourir Saint-Cyr, Napoléon ne pouvait alors disposeV que de la division Durutte (32') , qui devait arriver à Varsovie dans les derniers jours d'octobre, et de

la division Dombrow^ki , qui étaient à Mohilof et aux environs.

(o) On se souvient que ce fut le 19 octobre.

i64 EXPÉDITION DE RUSSIE.

la division Loison (340 » '^i ^*^i* ^ Kœnigsberg. Il avait toujours cru ces forces plus que suffisantes pour maintenir sa supériorité en lithuanie , parce qu'il n'avait jamais voulu , nonobstant les rapports de Schwartzenberg , évaluer l'armée de Moldavie à plus de vingt mille hommes , et les armées russes réunies sous les ordres de Tchitchagof à plus de quarante mille. Il était resté dans une erreur semblable relativement aux forces de Wittge nstein. Les revers de ses lieutenans l'ayant contraint de reconnaître au moins en partie l'exactitude des rapports qu^ils lui avaient adressés y il mit la division Durutte à la disposition de Schwartzenberg , ordonna à la division Loison de se rendre à Wilna , et enjoignit à Dombrow^ski de s'occuper, par dessus tout, de la défense de Minsk. Schwartzenberg n'avait point attendu les ordres de Napoléon pour attirer à lui la division Durutte {à). Dans les preiniers jours de novembre , six des bataillons (6) de cette division se réunirent au septième corps. Là pre-

(a) Ce fut Maret qui ordonna à Durutte de rejoindre Reynier avec sa division^ et de faire partie de son corps. Maret donna cet ordre par suite des sollicitations de Schwartzenberg et de Reynier.

(b) Cette diyision était composée de dix-huit bataillons.

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