LIVRE III. i
etqa^un rq[K>s^ ifa'ilii^etaitpliis en son potrvoir de lui accorder , pot seul preTexiif sa roîne entière ; quoiqu'il fût évident qu*il pouvait tout an pias espérer de se maintenir derrière le Niémen , s'il était assez heureux pour revoir ce fleuve , il rêvait encore des quartiers d'hiver ayant pour limites le Dnieper et la Dwina: c'est ce qui résuite de la lettre que je vjris citer, dans laqueUe il examine la lâtuation r^pective de son arm^ et de celle de Kutusof (a).
Le. prince de Neufchàtel et de Wagram au dite de BeUùne.
«Smolensk, le ii novembre»
» Monsieur le maréchal , Tac^dant comman- » liant ti'Albignac vous a apporté les ordres de » rempereur, en date du 7 novembre. Un offir » cier d'état maqor du général Ghaipentier vous ^> en a apporté le duplicata le 9. Votre aide de
(a) Je n'ai pu me procurer Tordre de Napoléon en vertu dtt({nel Bcrthier a écrit la lettre que je cite. Je crois devoir cappeler à ce «liet que les ordres doimés par Berdiier n'aient que la copie littérale , autant que possible, de ceux que Napoléon le chargeait de transmettre. Je n'hésite donc point à considérer la ïettre de Berthier comme étant de Napoléon luinvême.
î84 EXPÉDITION DE RUSSIE.
» camp, le colonel Château , arrive à Tinstant ^ ^ et me remet votre lettre du g. Sa majesté i> a vu avec plaisir les avantagés que votre » avant'garde a obtenus sur Fennemi dans des » affaires de poste f et sur votre rajq[)ort elle a » homme le général Foumier , général de di- ?> vision ; cette marque des bontés de Tempe- » reur le mettra à même d'en mériter de nou- » velle» dans la bataille qui va avoir lieu ince&- » samment^ Sa majesté va se porter y avec une » partie de Tarmée , sur Orsza. Mais ce mou- » vement ne peut se faire que lentement; il » devient d'autant plus urgent que vous atta- » quiez Wittgenstein. Si ce général a choisi » un camp et une position avantageuse où il » soit difficile de livrer bataille, il vous^est fa- » cile de manœuvrer de manière à lui couper » sa retraite et ses communications sur la » Dwina. Vous devez partir du principe que :» Wittgenstein ne peut se laisser couper sur » cette rivière. Avec les troupes que vous avez , » Tempereur ne doute pas du succès que vous » obtiendrez ; il doit étre'du plus grand résultat » s'il a lieu très-promptement, et que l'empe- » reur puisse occuper Witepsk et prendre ses ^ quartiers d'hiver ^entre cette ville , Orsza et » M ohilow , et le long de la Dwina , sur Po-