‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 81 sur 184 · LIVRE III · texte numérisé non relu

LIVRE III

eue dans sa fortune, il se décida à tenir à Kras^ noi jusqu'à ce qu^on le forçât à abandonner cette Tille. La jeune garde prit position en face de rarmée'russe , la cavalerie de Latour-Maubourg sur la droite de Krasnoi ; la vieille garde , infanterie et cavalerie, et la division Claparède restèrent dans la ville et autour. LUneptie de Kutusof y qui , depuis plusieurs jours , pouvait anéantir les d<^bris de Farmée deM oskou et n^en faisait rien , fut aussi inconcevable que Faudace de Napoléon , qui conservait avec si peu de monde une position dans laqadle il pouvait être tourné à chaque instant.

Tandis que les champs de Krasnoi étaient le théâtre d^événemens si méitnorables , Eugène continuait son mouvement, et Davout quittait Smolensk (a). Mitoradowitz , instruit de la marche du quatrième corps , se disposa à Fattaquer au passage d^un ravin qiû se trouve â la hauteur de Merimo^ Le jour baissait déjà , et Eugène , accompagné de son état major et des sapeurs de son corps d^armée (b) , avait devancé son avant-garde d'environ trois quarts de lieue, lorsqu'il vit les militaires isolés , dont la route

(a) Davout n'avait plus que quatre divisions , en ayant laissé une à Ney.

{b) Eugène avait attaché ces sapeurs à son quartier général.

était couverte ^ rétrograder précipitamment. La présence d'un corps de cavalerie ru^se, qui venait d'intercepter cette route au delà du ravin de Merlino , occasionait tout ce mouvement. Miloradowitz , dans le même temps , débouchait d'un ravin qui avait d'abord caché ses troupes , et s'avançait pour couper la retraite du quatrième corps. Eugène y après avoir chargé Giiilleminot(a)de se maintenir près d'un petit boifi que travéï^sait-la route « avec les troupes qu'il pourrait réunir , rejoignit son corps au galop , l'arrêta et le déploya ausskdt pour faire face à l'ennemi ; sa ligne de bataille formait avec la route un.4ngle très-aigu^.

Pendant qu'Eugène se préparait ainsi à combattre s GuiUeini«Qt.formaii «a compagnies les militaires isajié^.qtii at^dent .conservé leurs armuÈS y et les réunissait aux sapeurs et à un déitachement de mar«iàs>.dQ> la «garde qui se Irou*^ «vaient là ; il parvwt àia$i i^ rassembler environ ^ùuaeoénts hommes (6). Sur ces entrefaites il

{»): tvilUnÛDai^ »prè^ le cpiâb»t de M^lojaroslawetz, avait

repris ses fonctions de chef d'état major , et le lieutenant ge'-

. nëral comte Pliilîpon , qui était auparavant attaché à Tétat

major général, avait remplacé le général Deizons dans le

commandement de la treizième division.

{b) Cette troupe était entourée d'un grand nombre de traî-

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