LIVRE III. ' 2o
fut attaqué tivement , et , s'apercevant qu'Eugène , qui rétait également , ne pouvait venir M dégager , et que Tennemi allait le couper du quatrième corps, il se reploya Sur ce corps après avoir formé sa troupe en carré. L'ennelni le suivait avec de la cavalerie et une nom* breu^ artillerie ^ dont le feu lui faisait beaucoup dd naL D'abord il parvint à se retirer en bon ordre ^ x*éâultat qu*il aurait été impossible d'obtenir aticc une groupe composée de tant d'élémens différais , si Tinstinct de la ccoiser*vatiôn n'eût .maintenu le soldat dans les rangs; mais lorsqu'4m fiit asaesl pi:ès dû quatrième corps ; {>oulr n'aVoir pl^ à craindre d'être charfjé par la cavalerie ennemie ^ les soldats <piittèrelit Isars rasg», et sci dirigèrent e^ courr rant sur la lijinQ; fràs^aite « demète laquelle il passèrent par: les intervalles des bataillons* Le quatrième corps les accueillit avec de ^and3 cris de )oie ^ et sans s'ébi^anler (a).
Beurs désarmés et de militaires^ d'administrateurs et d'employës marchant isolément ; parmi eux se trouvaient huit gë-> néraux.
(a) j'ai raeoMëlt pMitvombalrqQV venait àe «outf pir Guilleminot avec plus de détail que son importance ne semblait le mériter s t>Arc« qu'il offre des circoustancea particulières qui tiennent à k situation dans laquelle se trouvait alors Tarmée française.
2o4 EXPÉDITION DE RUSSIE.
Cependant Miloradowitz , après avoir cav nonne le quatrième corps ^ le fit charger à plusieurs reprises par sa cavalerie; mais elle n'obtint de succès que sur la gauche , où elle ren^ versa deux bataillons. Eugène se trouvait dans une position très-cri ticpie ; il ne Uii restait qu^environ cinq mille fantassins , point de cavalerie j et il n'avait conservé que deux bouches à feu ■ il fut heureux, dans ces fatales conjonctures , que la nuit et la pusillanimité de Tennemi vinssent mettre fin à un combat qui ^ sHl se fût prolongé, se serait nécessairement terminé par rentière destruction de son corps ; aussi ne songea-t-il qu'à profiter de Tobscurité pour tenter de rejoindre Napoléon. Il se jeta donc à droite dans les terres , marcha en si^ lence dans la direction de Krasnoi , passa près de plusieurs corps ennemis qu'il laissa à sa gauche (o), et fut assez heureux pour opérer sa jonction avec la garde vers le milieu de la nuit- Son corps n^avait conservé ni artillerie ni bagages , mais comptait encore trois milte cinq cents hommes.
Napoléon , convaincu qu'il ne restait à Da-
(û) Un factionnaire russe ayant crie : (t çii* t^ii^eJ » pendant que le quatriènic corps passiil, un officier polonais , attaché à Tëtat major de ce corps, et qui parlait russe ^ lui répondit