‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 83 sur 184 · LIVRE III. 2o · texte numérisé non relu

LIVRE III. 2o

iFout aucun espoir de salut tant que Miloradowitz conservait sa position , se décida à attaquer Kutusof le lendemain (17 novembre)»

dans Fesperance que ce général ferait rapprocher Miloradowitz de son centre , et ne laisserait sur la route que des troupes légères. Par suite de cette résolution, les ordres suivans furent expédiés pendant la nuit : Mortier reçut celui de se préparer à attaquer avant le jour ; la vieille garde et trente bouches à feu de l'artiHerie de la garde devaient rétrograder sur la route de Smolensk }usqu^à moitié chemin de Krasnoi à Katowa ; la cavalerie de la garde et celle de Latour-Maubourg reçurent Tordre de suivre ce mouvement. Claparède fut chargé de défendre Krasnoi ; il réunissait sous son commandement sa division, la garnison de Krasnoi, les militaires isolés, et ce qui y était resté de Tartillerie de la garde. Eugène devait avant le jour commencer sa retraite sur Liady.

Les forces avec lesquelles Napoléon osait ainsi prendre l'offensive ne s'élevaient qu'à environ quatorze mille hommes d'infanterie (a) ,

<c Mous aUons en expédition secrète -, » et le factionnaire le laissa passer.

(a) Je n'ai point compris le corps d'Eugène dans cette évaluation, parce qu'il ne devait point prendre part à l'action .

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et à deux mille deux cents de cavalerie (a). La seule artillerie qui pût suivre les mouvemens des troupes était celle de la jeune garde (b) ; le reste de Tartillërie marchait lentement , ayant à chaque pièce beaucoup plus de chevaux qu^on n*tn met ordinairement , mais qui pouvaient à peine se traîner , si bien que cette artillerie ne parvenait à franchir les plus petites, montées qu'avec le secours des canonniers , qui poussaient aux roues, et elle ne pouvait faire un pas hors de la route. A trois quarts de lieue de Krasnoi, tout près et en deçà du petit hameau de Katowa , est un ravin très-profond qui opposait de grandes difficultés au passage des voitures* Lorsque Napoléon commença son attaque , Miloradowitz occupait la grande route, depuis Katowa jusqu'à Merlino ; et quoique les

^a) Dix-huit cents hommes appartenaient à la cavalerie de la garde , et quatre cents aucorps de Latour-Maubaurg. Oa voit que ce corps avait perdu quinze cents hommes def>^is sa formation.

{b) Les chevaux qui attelaient Tartillerie de la. jeune garde avaient encore conserve quelque vigueur. Ils avaient moins souffert que les autres chevaux d'artillerie, parce que Tofficier qui commandait cette artillerie avait, pendant les trois jours qu'il resta au Kremlin après le départ de l'armée, réuni un assez grand nombre de sacs d'avoine, et les avait emportés en les chargeant sur ses caissons.

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