LIVRE III. !i
payait , mis de la même manière, portant également un bâton de bouleau {a). Une partie de rétat major (lo) les suivait à pied , le reste était arrêté à peu de distance. L'artillerie à cheval de la garde , réduite à douze pièces, et dont tous les canonniers étaient démontés (6), occupait la, route , et à. quelque pas , de chaque côté , étaient les bataillons de la vieille garde ployés en colonnes serrées.
Cependant Kutusof, qui n'avait d'abord enr gagé qu'un petit nopi^re de troupes derrière 1^quellet^ âes..ipas3es restaient inactives, en en-gagea suçces^yçpeiit un plus grand nombre , et passa de là dé£ensive:à l'offensive; un corps.de cavalerie tournalajdrcultp,, chargea sur Krasnoi, mais fut repoussé ; la canonnade , dirigée sur Katowa, fd^fint beaifçpup plus animée;. les i^osaques^e pipntrèrent derrière les Français-, entre la route et le Dnieper , et l'on s'aperçut
{a) Ils porjtaiçDt ce^ bâtons pour se soutenir^ la route étant très-glissa!n]Le.
{b) L'attillérîe à cheval de la garde , qui , en attelaùt successiV<^0^'tôfis;sei> cherraux d'escadrons, était parvenue à at-^ teindre, Kcasnoi, sans avoir abandonné de pièces depuis son départ de Moskou ^ venait d'en enterrer douze dans la cave d'ûiic maison brûlée , ne pouvant plus les conduire.
• il.' '• •' • ■ ■ •• 14. ' '
ïiit) EXPÉDITION DE RUSSIE.
que IVïitiemi dirigeait de fortes colonnes sur sa gauche ; ainsi U entotirait presqu^entîèrement le petit corps de Napoléon. Dans une situation si tritique, «ce «mquérant n'avait rien perdu m de sa fierté , ni de «tte impassibilité qui 1^ <É^tingttait. Au défaut de forces réelles, son nom et les souv«iirs combattaient pour lui; toutefois il jugea qu'il n'avait point un moment à perdre pour effectuer sa retraite , et rexécnta èur-le-champ; la division Friédrîcfes, qui marchait à rarrière-garde du premier corps , venant de passer le ravin , tout ce qui restait tîe tombattans hté torps avait rejoint Napoléon ; mais tfne nécessité crtnelle te forçait à aban^ donner Ney qui ^ait ^frfcore en arrière d\me jtyurnée. i '
Après deux jours d'une inaction et d^ime irrésolution introncevables , les yetix de Kutusoï semblaient enfin s'être dessillés ; ce général ve«^ nait de se décider à attaquer une position que son imagination seule avait pu lui faire paraître occupée de manière à l'arrêter. Ses colonnes se dirigeaient sur Krasnoi, et pkis à gauche par Dôbroé, poinr tourner Napoléon; mraîs ce mouvement s'exécuta avec tant de lenteur que toutes les troupes engagées eurent le tem&