‹ Histoire de l'expédition de RussieChapitre 94 sur 184 · LIVRE in. M · texte numérisé non relu

LIVRE in. M

point ébranlée , et se précipita sur Tennemi avçc une telle impétuosité, qu'elle re^iver^jsa première et sa seconde ligne ; ^ai$ liN^ntot tn« tourée de y^m cotés , chargé^ pal* la jC^yakrie, ayant déjà per^u la moitié 4es siens > elle fut repQussée , et repassa» )e rayii^ ^m» le plus^ grand désordre. Si Miloradowib* Tjeât poursuivie, riem ne pouvait ç^i^ver N^y; mais^ étooafcé sans dwde de la vigueur ayee iafUelte il avait été attaqué , il s^e cont^njta de faipe ^ivre ks Fra»çai* par /àeç Kosacpi/es, N«y p^ryfet a ratt^«r ce ^ lui refait 4«s 4^» divijsiom qui avanant ét4 engagéits derri^e ^elte q^i n'avait pcont €Qipj|)a|:tu ; CQULV^inq^ qjti'upe, non-veilè torta-r tive coptçe de^ forc^ t^ll^jamiA sapérieuares auK siennes causerait ,s^ti4^^,^ ^se rQti;a4ans la dkiectiQn ^e Ç^çtk^slc, fcéfoH h lester 43r pjfcS^er le Dwép^i' pour.?*È»re ^ Sià»W ««*» lui çt rM»<^ Tu«W# ; l? SMit^ qpi srtryijft liifritôt , fjiyx?ri^ (^ r^lf aMe^ U» Ç^Stor ïi|i ^ut envoyé , à deux reprises différentes , par Milorado witz pour lui faire connaître que les çprps 4'Eugène et de Davovit avai^tç^ ^néaiKt^^, que rannée rossse tout entière €»tGii^it Krasrç noî 9 et qu'ainsi uiie pl«is longue rësistamne devenait inutile, îf on-Seultanent il rdpotissîi <ies propositions , mais cet officier , lui ayapt été

envoyé une troisième fois, il le fit prisonnier {a) , prétendant qu'il ne pouvait le considérer comme parlementaire , parce que Fennemi venait de tirer quelques coups de canon. A la chute du jour , Ney avait appuyé à droite pour se rapprocher du Dnieper , et s'était arrêté au village de Danikowa ; il y fit allumer des. feux de bivouacs comme s'il eût voulu y passer la nuit ; les Russes, ne croyant pas qu'il pût leur échapper , en firent autant.

Après quelques heures de repos, Ney partit dans le plus grand silence , et gagna le Dnieper, puis il^ côtoya ce fleuve dans le sens de son cours, jusqu'à ce qu'il eût trouvé un endroit dont les rives fussent peu escarpées , et où la glace eût quelque consistance (b). Rien n'était plus incertain que la réussite de ce passage , parce que le froid n'ayant été excessif que pendant deux jours, et le tems se mettant au dégel , l'on ignorait si l'on pourrait passer sur la

(a) Le but de Ney ^tait d'empêcher que cet officier ne donnât des renseignemens sur la force et la position de son corps. Jl lui fit bander les yeux et le conduisit avec lui dans cet état.

{h) Ney 5'4§tait assure. que le Dnieper, dans cette saison , n'était guëable nulle part entre Smolensk et Orsza , et que , dans les endroits les moins profonds , il avait au moins douze pieds de prQfondeur.

Page 1