‹ Histoire de l'expédition des Français à Saint-DomingueChapitre 22 sur 29 · RS EE · texte numérisé non relu

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Environ cinq jours après le départ de la Vayade, une douzaine d'officiers de gendarmerie vinrent

chercher Toussaint-Louverture, à bord du Héros.

: Après qu'il eut fait un éternel adieu à son épouse

et à sa famille, qui lui répondirent par des larmes ; il descendit avec ces officiers et le fidèle Plaisir (1), son domestique, dans une embarcation ; près de Landernau, où il était attendu par un adjudantcommandant, deux compagnies de cavalerie, et deux voitures ; il monta dans celle qui lui était destinée, et dans laquelle se placa, sur le devant, cet adjudant-commandant. Plaisir entra dans l’autre voiture. Toussaint-Louverture, escorté par cé détachement de cavalerie, partit pour Morlaix.

Le lendemain, lorsqu'il passa à Guingamp, des

officiers français qui avaient servi sous lui à Saint-

Domingue, et qui étaient alors incorporés dans le 82° de ligne en garnison dans cette ville, sachant que c'était lui que l'on conduisait, prièrent le comman-

dant du détachement de faire arrêter la voiture (2).

1) Lettres de Plaisir.

(2) Lettres du capitaine Deschamps.

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