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D'ISAAC TOUSSAINT. ÿT f
Ils s'élancèrent à la portière, et embrassèrent leur ancien général avec attendrissement. Ces officiers s'appelaient Majeante, Sigad, etc., etc., capitaines au 82° de ligne. Les autres officiers de ce corps, qui étaient présens, et parmi lesquel on doit citer le lieutenant Deschamps, suivirent leur exemple (1).
Dans toutes les grandes villes où Toussaint-Louverture s'arrêta, 1l reçut la visite des principales autorités, jusqu'au château de Joux, où il fut enfermé pour n’en plus sortir.
Le brick 44 Nayade, de retour de Belle-Ile-en- Mer, prit à son bord l'épouse de Toussaint-Louverture, ses deux fils, Isaac et Saint-Jean-Louverture, sa nièce et leurs domestiques, et les mena au port de Bayonne. M. Reignac, commissaire principal de ce port, vint les chercher à bord de /4 Nayade, et les conduisit à terre dans un magnifique canot couvert de velours cramoisi; le maire de Bayonne, ses adjoints, toute la garnison de cette place, ayant à
sa tête le général Ducos, et une foule considérable
(1) Lettres de Plaisir,
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d’habitans bordaient les rives de lAdour. Le maire offrit son bras à l'épouse de Toussaint-Louverture. Elle, ses fils et sa nièce furent conduits avec pompe entre deux haies de troupes, à l'ancien évèché de Bayonne, où des appartemens leur avaient été préparés. Le lendemain ils recurent la visite du général Ducos, du maire de la ville et du ‘commissaire de la marine. Le jeune Esther-Berthier ayant appris qu'Isaac-Louverture, son condisciple, se trouvait avec sa famille dans les murs de Bayonne , guidé par l'amitié, vola aussitôt dans les bras de son ami. L'adjudant-général Dubuisson , natif de Bayonne , ancien aide-de-camp de Toussaint-Louverture, arrivé depuis peu des prisons d'Angleterre, s'empressa d'aller assurer l'épouse, les fils et la nièce de Toussaint-Louverture, de la part qu'il prenait à leurs malheurs, et combien il aimait en eux tout ce que son général avait de plus cher. Cet officier était du nombre de ces trois cents hommes du régiment de Béarn qui, après que Toussaint-Louverture eut conquis la Marmelade, en 1794, avaient pris du service sous
lui, à cause de sa magnanimité, et de sa grande ré-
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