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l'âme des noirs, qui comprenaient par tout ce
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qui se passait autour d'eux, qu’on avait quelque dessein de les faire rentrer dans la servitude.
Cette alarme devint d’autant plus vive, qu’ils apprenaient pas des lettres et des navires venant desiles Françaises, que l'esclavage y était
rétabli et qu’on y faisait le commerce des es-
claves; que par conséquent le serment de ;s QU I q |
Leclerc, prononcé sur les paroles du consul, n’était qu’un piège sacré, d'autant mieux qu’on les dépouillait de leurs armes, pour leur donner plus facilement des fers. A ces funeste nouvelles plusieurs allèrent se jeter aux pieds de leurs anciens maitres, pour acheter leur liberté que ceux-ci refusèrent de vendre (1). Nous allons donc rentrer dans l’esclavage , disaient ouvertement des mères, les larmes aux yeux, en jetant un regard d’effroi sur leurs filles. Mais pour ne pas y rentrer , les noirs s’armè-
rent de patience et de courage. Toutes les
(1) Précis hist. Laajon, pag. 130 et 131; première